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EFFETS CALORIFIQUES DC COURANT

travail qui tous supposent un mouvement initial et une force générati'ice.

Outre ces travaux, nous constatons dans le courant électrique une propriété éminemment propre aux fluides en mouvement : c'est-à-dire la direction déterminée de leur cours.

Les phénomènes magnétiques et chimiques montrent dans le Uûvcrsibiiiiô mouvement du courant une direction^ définie et réversible avec le " *^®""*»*conducteur matériel affecté par l'électricité; par suite^ Tactiou dépend de l'angle formé par les conducteurs , condition qui n'appartient pas aux mouvements vibratoires, mais seulement aux flux courants. Cftte réversibilité (qu'on nous permette l'expression) distingue le courant du mouvement thermique; on peut donc le définir un mode de mouvement ayant une direction définie et réversible * .

Mais on «Jemandera de quelle nature est ce mouvement. Est-ce Quqpiions le mouNementde translation d'un fluide, comme le nom du cou- ^^^

' va nalurc.

rant semblerait l'indiquer? est-ce un simple mouvement oscillatoire analogue, mais non identique au mouvement thermique? est-ce un mouvement de la matière ordinaire ou au contraire de la matière impondérable? est-ce enfin un simple transport de la matière pesante réduite à ses éléments dynamiques? La réponse à ces questions n'est point facile à donner. Chacune des hypothèses précédentes a joui dans son temps d'une grande faveur, chacune d'elles a été soutenue par des auteurs distingués; aussi, pour nous décider en faveur de l'une d'elles, il nous faut consulter les faits, et en particulier ceux relatifs à réchauffement des fils traversés par le courant, car ils sont de nature à éclairer notre choix.

L'expérience a démontré que, toute influence perturbatrice Loi» étant écartée, le dégagement de la chaleur dans un fil traversé par }|[*p/',^y'î,c un courant est soumis à certaines lois dont voici les principales : r*"' *«

courant.

1** La température finale d'un fil ayant une épaisseur constante est égale dans toutes les sections du circuit, le courant conservant la même intensité ; 2° Dans un fil de section variable la tempéra-

^ Cette définition du courant ne s'éloigne pas beaucoup de celle de Faraday. Elle est sans doute incomplète; mais elle est si générale, qu'elle embrasse le phénomène dans son ^cnre le pliis prochain : reste à fixer la diflerence dernière selon les préceptes des logiciens.

turc varie en raison inverse du carré de la section ; 5* La chaleur excitée dans un fil par des courants d'intensité différente est en raison du carré des intensités ; 4* Malgré les variations de température et de section l'intensité du courant en chaque point du circuit reste constante.

D«riMiiioii Pour éclaircir ces lois, avant tout il est nécessaire de préci- (icJimcnMié. ^^ j^ signification du mot intensité. Nous disons que deux courants ont la même intensité, lorsqu'ils font dévier d'un même nombre de degrés^ l'aiguille aimantée d'un même gaivanomèlre; quelle que soit du reste l'origine du courant. Or, d'après une loi fondamentale des courants électriques, une aiguille aimantée ou un conducteur électro-dynamique mobile étant placé dans un circuit interpolaire, indique dans toutes les sections la même intensité ou quantité d'action, quand bien même, avant ou après, lui il existe certains points en lesquels se produit un travail électro-magnétique ou chimique, ou un travail caloriGque intense tel que la lumière électrique. A l'aide de la boussole nous voyons que dans toutes les sections la force statique du courant est la même, et d'autre part le conducteur électro-dynamique mobile nous montre que dans toutes Jes sections il s'accomplit un travail constant, et qu'il se développe une égale quantité de force vive. De même l'action chimique conserve une égale intensité dans toutes les sections du courant; aussi est-il indifférent d'intercaler un voltamètre en tel ou tel point d'un fil réophore, le résultat obtenu ne change pas. Si, au lieu d'un fil unique, nous employons deux fils égaux entre eux et au premier pour la longueur et ayant chacun une section moitié de celle du fil primitif (de cette façon la résistance du circuit ne change pas), avec chacun de ces deux fils on obtiendra une déviation moitié de Laiwu.s^oïc celle observée lorsqu'on expérimentait sur un seul fil. Dans ce deria"wa7uté ^^^^ ^^^' '^ ''"* restant le même dans tout le circuit, et sa vitei^sc créicciriciié. ne pouvant être changée en rien, seule la masse animée de mouvement, c'est-à-dire la quantité qui passe dans un temps donné

• Nous parlons de degrés ramenés à la mtîme Ynleur proportionnelle suivant les procédés indiqués dans les traités élémentaires. De plus, nous nous abstiendrons demployer ici les valeurs introduites dans la science dans ces derniers temps sous le nom de potentiel, car ces résultats analytiques ne nous paraissent pas avoir beaucoup éclairé la nature des choses. (Voy. le travail de M. Helmlioltz.)

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