EFFETS CALORIFIQUES DU COURA^T
partagées : les uns font du courant un flux de matière impondérable, et alors ils expliquent la lumière et la chaleur voltaïques par le frottement, par le choc du courant éthcré contre les molécules matérielles; d'autres admettent au contraire un transport soit de la matière même des rhéophores, soit au moins de la matière dont les vibrations engendrent la lumière. Les deux opinions ne sont pas si opposées qu'on pourrait le croire, car comme dans les tubes de Geissler la couleur de la lumière et son apparence spectrale varient avec la nature du gaz raréfié renfermé dans Fenveloppe de verre, il est évident que non-seulement les électrodes, mais aus^^i la matière qui existe entre les pointes- terminales, exerce une action sur le phénomène. De plus on est porté à admettre cette action spéciale en voyant d*une part les tubes se recouvrir à Tintérieur de dépôts plus ou moins épais, et de l'autre les substances qu'on y renferme s'altérer peu à peu. Cependant ces résultats, malgré leur importance, n'excluent pas nécessairement l'intervention de l'éther.
De toutes façons les lois citées plus haut sont inconciliables avec Le courant l'hypothèse d'un simple mouvement vibratoire, analogue soit à '^i^uv^en" celui qui, imprimé à la matière pesante, déterminé en elle les p/ie/- ^''»™^<*""«nomènes de chaleur, soit au mouvement lumineux qui traverse un milieu diaphane absorbant. Au contraire, en admettant le mouvement du flux, on ne nie pas l'existence d'un mouvement vibratoire qui l'accompagne. L'expérience prouve que le transport des fluides n'est jamais séparé des mouvements vibratoires. C'est ainsi que les jets drs fontaines sous foi te pression sont toujours oscillants; et, mieux encore, si Ton fait passer un courant fluide dans un tube flexible, en caoutchouc, en comprimant le tube avec la main, on entend des vibrations continuelles, qui prouvent que le mouvement longitudinal du fluide est accompagné d'un mouvement de vibration. On est donc forcé de reconnaître que, môme en admettant que le courant se propage quelque!*ois par ondulations, celles-ci sont toujours constituées par un véritable flux et par un transport réel.
Déjà, dans le livre II, nous avons esquissé une hypothèse utile a Reiaiiou rappeler en ce moment. L onde etheree, calorinque, avons-nous vimiion!».
Dases de la
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29 i DE L'ÉLECTRICITÉ.
dit, lorsqu'elle dépasse les limites d'élasticité du milieu doit se rompre et se transformer en un véritable courant. De cette façon on comprend pourquoi la chaleur et le courant sont toujours en intime connexion, mais en même temps on saisit parfaitement les caractères distinctifs de ces deux genres de mouvements.
Nous pouvons dès maintenant commencer à formuler quel* ques conclusions théoriques sur les bases établies. Nous savons que, à la matière pondérable se trouve associée Timpondérable : le courant dont nous parlons ne saurait être que le flux de cet éthcr formant les atmosplières moléculaires qui se trouvent ébranlées au delà de la limite de leur élasticité normale et produisent ainsi un flux véritable. Dans les métaux et les corps conducteurs ce flux se fait avec grande facilité, mais dans tes solides isolants il se fait avec une énorme difficulté : de là la propagation lente de rinduction dont nous avons parlé (Gh. I). Dans certaines combinaisons de liquides, surtout quand il y a une liberté acsez grande des molécules, il se produit même une séparation des éléments chimiques par suite du dérangement que produit dans les atmosphères ce courant adventice lorsqu'il provient du dehors. Tout cela nous préparc une base pour établir la véritable théorie de cette force. Acceptons pour le présent, ces indications comme une hypothèse provisoire.
La théorie, qui fait du mouvement électrique un mouvement vibratoire, ayant été défendue par des physiciens fort distingués, il est bon de montrer toute son insuffisance. Elle ne peut d'aucune façon expliquer comment le mouvement augmente à mesure que la section se rétrécit ; ce fait ne se présentant dans aucun des mouvements vibratoires connus, qu'ils soient longitudinaux comme ceux du son, ou transversaux comme ceux de Teau et de la lumière. Lorsque ces divers mouvements rencontrent un obstacle qui rétrécit le milieu où ils se produisent, ils se réfléchissent dans la masse du milieu, mais ils ne se pressent pas dans le pertuis ouvert devant eux, ce sont les fluides animés d'un mouvement de transport qui augmentent ainsi de vitesse en traversant des passages étroits. Les ondes longitudinales, les ondes de la mer par exemple, peuvent présenter une augmentation d'intensité lorsque, brisées à moitié, la pression qu'elles exercent est plus grande dans