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CONVERSION DE LA CHALEUR EN MOUVEMENT

chaleur, elle entre dans le cylindre et y perd une partie de ce calorique pour produire du travail mécanique, puis elle va au condensateur dans lequel, perdant le reste de sa chaleur, elle revient de vapeur eau liquide, enfin cette eau reprise par une pompe est ramenée à la chaudière. Le cycle des transformations n'altère pas la nature du fluide, ni ses propriétés chimiques, et étant donnée simplement la différence des tensions que possède la vapeur dans les diverses parties de son trajet, on peut évaluer la variation de température due à l'effet mécanique produit dans rintérieur de la machine.

Les animaux sont de véritables machines à feu, par conséquent, Machines sous certains rapports, ils doivent être soumis aux mêmes lois. Les expériences faites par Hirn sur lui-même et sur les autres montrent que, dans tous les cas où il se produit un travail dynamique, la respiration s'active davantage, et il se consomme une plus grande quantité d'oxygène ; par suite la chaleur est dégagée en plus grande abondance. Cependant en mesurant la quantité de chaleur efTectivement contenue dans le corps humain, on la trouve notablement moindre que celle produite par la combustion devenue plus intense. Hirn, dans une expérience, a constaté une différence en moins de 436 calories, 530 dans une autre, et, calculant d'après les résultats de la première le travail effectif de la seconde, il trouva un accord satisfaisant entre le calcul et l'observation ^ Réciproquement, si un homme descend une échelle, la quantité de chaleur renfermée dans son corps augmente, car au travail organique s'ajoute celui de la pesanteur.

La machine à air chaud d'Ericsson démontre encore, par son Machines à mode de fonctionnement, la perte de chaleur accompagnant la production du travail mécanique. Cette relation est aujourd'hui la base de toute la théorie des moteurs animés par le feu.

Les corps gazeux, en vertu de leur énorme dilatabilité, se prêtent mieux que tous les autres au genre d'étude qui nous occupe en ce moment ; un fait très-simple, mais assez concluant pour montrer que lorsque un travail s'accomplit, de la chaleur disparaît, est le refroidissement observé quand un gaz se dilate en se répandant dans l'atmosphère. Dans ce cas la masse gazeuse en

* Hirn, op. cil., p. 83, Théorie mécanique de la chaleur, L î, p. 29 et 30.

air chaud.

se détendant doit soulever la pression atmosphérique et faire place ainsi au nouveau volume; elle accomplit donc un travail, lequel a lieu aux dépens de sa température. Ce fait est précisément le point de départ qui servit à Mayer pour établir la théorie mécanique de la chaleur.

variaiioa des On pcut aussi vérificr cette loi sur les solides, mais d'une façon solides. iQQÎpg apparente, à cause de la faible variation de leur volume. Si par exemple à l'extrémité d'un fil métallique fixé à une pince thermo-électrique, on suspend un poids, on observera un abaissement de température consécutif à la dilatation produite ; que Ton attende alors que le corps ait pris la température ambiante, pour enlever le poids, et aussitôt on constatera une élévation de température résultant de la condensation survenue. Si les deux opérations se font Tune après l'autre, la température semblera à peine changée, parce que la chaleur observée dans le premier travail est compensée par celle produite dans le second.

Rectification Camot admettait comme principe fondamental que « toutes les

du principe , , *■ *

deCarnot. fois qu'il y a transport d'une certaine quantité de chaleur d'un corps chaud à un corps froid, il se produit une quantité de travail équivalente, pourvu qu'il ne survienne aucun changement définitif dans l'état du corps servant d'intermédiaire; et la quantité de chaleur en action reste constante. » Mais autant la première partie de cette proposition est vraie, autant la seconde est fausse, car réellement il disparaît une quantité de chaleur proportionnelle au travail accompli, principe dont l'intelligence sera plus complète alors que nous aurons examiné à fond la parfaite correspondance des deux ordres de phénomènes.

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