DES TRAVAUX QUE LE CALORIQUE ACCOMPLIT DAMS LES CORPS
En résumé, Texamen combiné des phénomènes du calorique conclusion. rayonnant et de l'équivalent mécanique de la chaleur nous montre manifestement le calorique comme un simple mouvement vibratoire des molécules. La mesure de l'intensité de ces vibrations se déduit de la dilatation produite, en d'autres termes, du travail accompli par elles ; par suite, on considère la température comme variant en raison de la force vive du système. Cette vibration moléculaire quelquefois n'est pas vraiment oscillatoire, mais devient un violent mouvement de projection ; tel est le cas des gaz. Dans toutes les théories, les molécules gazeuses sont regardées comme animées d'une force répulsive ou d'une expansibilité en vertu de laquelle elles choquent fortement les corps qui leur font obstacle. Par suite, on doit admettre que dans ces chocs elles perdent une partie de leur force en la communiquant aux corps qui, libres de céder à leur pression se mettent en mouvement ; d'où abaissement de température et diminution de la force expansive d'un gaz lorsqu'il produit un travail quelconque. C'est cette vitesse absolue des gaz qui constitue leur force expansive, par opposition avec les solides et les liquides dans lesquels les molécules n'ont qu'un mouvement oscillatoire. Tout changement soit de vitesse absolue dans les gaz, soit d'intensité dans le mouvement vibratoire dans les autres corps demande une force vive en plus ou en moins selon la quantité de travail positif ou négatif dont le corps est le siège.
Nous devons maintenant examiner ces travaux, car le physicien ne se contente pas de ce qui suffît au praticien, c'est-à-dire d'envisager le calorique comme une force abstraite en se basant sur le principe d'équivalence, il lui faut examiner en outre la qualité du travail accompli dans les corps.
La chaleur qui pénètre dans un corps quelconque est employée à produire trois effets ou travaux bien distincts :
1* Elle réchauffe ;
2*^ Elle surmonte les résistances intérieures ;
5° Elle produit un travail extérieur s'il y a lieu.
1® La quantité de chaleur employée au premier travail se détermine d'après la quantité nécessaire pour élever la masse unité du corps à 1^ de température. Soit K cette quantité, que l'on nomme
Analyse
des traTaux
exécutés.
Écbaun>ment.
capacité absolue ; si le corps passe de t^ k t^^ supposant t^ ^ t^, nous aurons la quantité de chaleur absorbée q représentée par
Cette yaléur, étant une quantité absolue, doit rester constante pour un même corps, quel que soit son état, car elle dépend seulement de rinertie des molécules et de l'accroissement de force vive qu'elles acquièrent, laquelle est rigoureusement proportionnelle à la température, en faisant abstraction de toutes les autres réactions.
«•Diiaiaiions. 2° La secondc partie de la chaleur employée est occupée à surmonter les résistances intérieures, et elle accomplit des travaux de plusieurs genres : (a) elle triomphe de la cohésion en dilatant les corps et (b) en les amenant quelquefois à Fétat liquide, et même (c) a l'état gazeux. Ainsi les dilatations et les changements d'état sont des travaux accomplis par cette autre portion de la chaleur interne. Indiquons par R les résistances intérieures et par dV les augmentations de volume. La somme de tous ces travaux
I RdY. Or chaque résistance intérieure est assimilable à une
pression que la chaleur doit surmonter. Si nous faisons A = l'équi*
valent calorifique du kilogrammètre, c'est-à-dire j^ ; tous ces
travaux seront efrectués par une quantité de chaleur
sera
^' = A fnrfv =