‹ L'Unité des forces physiquesChapitre 38 sur 162 · A LA GRAVITÉ · texte numérisé non relu

A LA GRAVITÉ

Dans les chapitres précédents nous avons exposé la manière de concevoir les différents états du corps, et nous avons analysé en général les travaux que doit faire la chaleur dans leur intérieur. Il est nécessaire maintenant d'entrer dans le détail de ces phénomènes. Pour plus de clarté nous les réduirons aux catégories suivantes :

1** Élévation de température et travail des dilatations ;

2*^ Phénomènes dits anciennement de calorique latent , c'est-à-

' La substance des nébuleuses est très-certainement gaieuse, car le spectre de ces corps lumineux présente un fort petit nombre de raies et s'il est une matière qui puisse être dite h i'élat élémentaire c*eat assurément celle-là.

Exposition du sujet.

dire de calorique absorbé ou dégagé dai^p les changements d'état.

5" Variation de capacité des substances provenant de ces changements.

Lorsqu'on soumet à l'action de la chaleur un corps solide « outre Taugmcntation de la force vive moléculaire qui constitue la température, il faut encore produire un travail de dilatation. Celte dilatation, pour se faire, exige que les résistances intérieures soient vaincues; par conséquent, outre la chaleur nécessaire pour élever la température du corps, il en faut une certaine quantité pour suffire à ce travail intérieur. La dose de chaleur consommée pendant la dilatation est nommée calorique spécifique. Ce nombre est donc la somme de deux quantités de chaleur : l'une qui échauffe, l'autre qui travaille. La chaleur continuant à agir, à partir d'un certain degré, la température de la substance chauffée cesse de s'accroître, et le volume d'augmenter ; toute la chaleur fournie au solide est employée à le fondre, c'est-à-dire à le transformer en liquide. Continuant encore à fournir de la chaleur, lorsque la masse est fondue, le liquide continue à se dilater jusqu'à un certain degré auquel l'élévation de température cesse, et toute la chaleur fournie est employée à le transformer en vapeur. Nous analyserons les deux opérations dernières dans les chapitres suivants, ici nous exposerons ce qui se rapporte au travail des dilatations.

Chaleurs Lcs chalcurs Spécifiques nécessaires pour élever les corps à une »rï!paréM*tu Certaine température, sont communément rapportées aux poids de poMs. ces même corps, et par là on obtient des chiffres qui sont bien connus de tous les physiciens. Mais si on compare les chiffres ainsi obtenus on ne trouve aucune relation de cet élément avec les autres propriétés connues des corps. Et cependant il est évident que les liens moléculaires sont bien différents d^us leurs diffé"" rentes classes, de sorte que le travail intérieur devrait être en relation avec ces mêmes autres propriétés dépendantes des actions moléculaires, comme la cohésion, la dureté, la ténacité, etc. Il était présumable que si au lieu de rapporter ces quantités aux poids, on les avait rapportées aux volumes, on aurait peut-être reconnu quelque relation avec les autres propriétés, comme la dureté, ténacité, etc. C'est ce qui est réellement arrivé.

Page 1