EXAMEN DU TKAYAIL INTÉRIEUR DES CORPS
Si nous déterminons les quantités de chaleur absorbées par des cbaiear volumes égaux de diverses substances pour élever leiir température ^ ^oiame». d*un nombre déterminé de degrés, c'est-à-dire ce que deviennent les capacités calorifiques, en les rapportant non au poids, mais au volume, nous trouvons la série suivante ' :
8IIUTAKGES. SVBSTARCES.
Calories Calories
pour 1*. pour 1*.
Polassium 0,143 Lithium 0,559
Sodium 0,283 Molybdène 0,567
Iode 0,267 Tungstène 0,587
Tellure 0,286 Rhodium 0,615
Bismuth 0,505 Or 0,624
Antimoine 0,540 Osmium . 0,662
Sélénium 0,343 Zinc 0,669
Plomb 0,357 Palladium 0,670
Soufre 0,359 Iridium 0,678
Élain '. . 0.415 Platine 0,685
Magnésium 0,435 Bore 0,605
Silicium 0,428 Cuivre 0,842
Arsenic 0,440 Fer 0,882
Cadmium 0.487 Cobalt * 0,906
Diamant 0.519 Manfj^èse 0.921
Aluminium 0,556 Nickel 0,961
D'après ce tableau, on voit : 1*^ que les capacités à volume égal conciuiûons. sont représentées par des nombres beaucoup moins différents les uns des autres que ceux calculés par rapport aux poids ; 2* que les capacités les plus faibles appartiennent aux métaux les moins consistants, comme le potassium, le sodium, etc. ; que celles de moyenne grandeur se rencontrent pour ceux d'une moyenne dureté et dont le point de fusion est peu élevé, tels que le plomb et Tétain, etc. ; enfin les nombres les plus élevés correspondent au fer, au nickel et au manganèse. Il est donc évident que la capacité calorifique des corps augmente avec leur ténacité et leur cohésion.
Déplus la chaleur spécifique d'une même substance doit varier influence. ic avec ses divers états d'agrégation. Le charbon offre un exemple ■«'"^oaion. remarquable de cette particularité, sa capacité augmentant avec le degré de cohésion.
Capacité à Cipncitê :i
poids égiil. voliiiue ûgnl.
Charbon de bois 0,242 0,110
Graphite 0,202 0,i44
Diamant 0,147 0,506
* Gantoni, Su alcune proprietà dei corpi dipendenii dal calore, Pavia, 1862, et iiuooo cimentoi ^^% p. 15.
Ghalear
spécifique des
liquides.
Objection.
Solution.
Calories de dilatation.
La même loi se vérifie aussi pour les liquides dont les calories de température (chaleur spécifique ) varient de 1 à 30, lorsqu'on les détermine à poids égaux, tandis que, pris à volume égal, ils varient de 1 à 5,5 S mais ils restent toujours inférieurs à ceux des métaux les plus cohérents (l'eau étant exceptée), et les nombres les plus petits appartiennent aux liquides très-volatils, et dont les molécules sont le moins fortement unies.
Ainsi disparait une objection faite à la théorie mécanique de la chaleur. On demandait pourquoi les capacités calorifiques ou calories de température des liquides surpassaient celles des métaux alors que, dans les premiers, la cohésion agit avec moins d'intensité que dans les seconds. La difficulté venait de ce que le point de vue sous lequel on envisageait la question était faux ; car il faul tenir compte de l'espace dans lequel les molécules doivent osciller, c'est-à-dire des volumes et non des poids. De plus, les liquides étant généralement des corps composés, la cause de leur grande capacité calorifique peut se trouver dans leur composition parlicuculière. Nous reviendrons sur ce sujet en temps utile.
Maintenant pour mettre encore mieux en évidence combien il est nécessaire dansjes corps solides de séparer la quantité de chaleur employée à augmenter la température (force vive moléculaire) de celle qui produit le travail de dilatation, cherchons les quantités de chaleur nécessaires pour produire une même dilatation dans un volume égal de diverses substances, nombres nommés par Cantoni calories de dilatation, on trouve la série suivante*:
SOUDES.
Acier 2,659
Platine 2,585
Fer 2,185
Cuivre 1,058
Or 1.448
Lailon 1.597
Argent 1,042
Mercure
Acide azotique. .
Acide sulfurtque.
Antimoine 1,030
Aluminium 0,855
Zinc 0,784
Bismuth 0,744
Élain 0,615
Cadmium 0,519
Plomb. ....... 0.399