LIQUIDES
Brome. ...... 0,0334
Chloroiorme 0,0320
Éthcr étliylique. . . . 0,0258 Etc.
i Voyez dans Ganloni, p. 18, une liste nombreuse de ces liquides ' Voyei Cantoni, op. cU., p. 23.
Chaleur
spéciliquc
comparée
avec
la (:ohé»iou .
EXAMEN DU TRAVAIL INTÉRibUH DES CORPS. 81
D'où il résulte : 1*^ que les calories de dilatation acquièrent leurs coudu:>ioaâ. plus grandes valeurs lorsqu^il s'agit de métaux et d'autres corps dont la cohérence est maximum.
2^ Que, dans les liquides, elles sont notablement moindres que dans les solides.
5*" Que, pour les liquides assez fixes, mercure, acide sulfurique, elles sont exprimées par des nombres supérieurs à ceux correspondant aux liquides plus volatils.
Si maintenant nous établissons la relation entre l'élasticité, la densité, la ténacité, etc. , et les chaleurs spécifiques, nous trouverons que ces dernières sont proportionnelles aux produits du rapport inverse de la densité par le rapport direct de la cohésion relative, et par suite que les capacités caloriques sont directement proportionnelles à la cohésion des corps ^
Parmi les propriétés moléculaires des corps, une des plus remarquables est l'élasticité ; elle nous montre les molécules susceptibles d'un certain déplacement, de telle sorte que l'on peut évaluer l'élasticité d'après l'allongement par un poids déterminé, pourvu que la position des molécules ne soit pas changée d'une façon permanente , c'est-à-dire que l'accroissement de longueur ne devienne pas définitif. Or rallongement observé dans ces conditions suppose un travail effectué ; par conséquent, il y a lieu de rechercher si une certaine relation existe entre cette dilatation forcée artificielle et celle que la chaleur produit naturellement. On a constaté que le rapport entre la chaleur spécifique et le coefticient d'élasticité est à peu près constant pour tous les métaux non cristallisés et a pour expression l,5ti*. Donc, si une quantité donnée de chaleur agit sur un volume égal de ces métaux, elle produira dans les distances moléculaires un accroissement égal à celui que l'on obtiendrait par la traction exercée à l'aide d'un certain poids sur les verges métalliques.
Avec rélasticité.
* Soicnl c, c* les chaleurs spéciGques prises à poids égaux des corps dont les den-
sites sont d et rf' et la cohésion K et K'. On a trouve que v= j XjTr Donc,
cdK c'd* ~" K
cd K
— — = ~ . Or t'D el c'W sont les capacitcs calorifiques de l'unité de volume.
["Soie du traducteur.) ' Voyez Canloni, p. 24, cl son Manuel de physique, p. 531, dans la noie.
SBCCHl. — FOr.CE< PIIY«I(ÎUF5. f* ÉDITION. 0
expliquées
La valeur du rapport qui vient d*être cité permet de calculer l'équivalent mécanique de la chaleur ; on trouve, par ce procédé, 424 kilogrammètres. Un tel résultat nous fournit une remarquable confirmation de la théorie, et il suffit pour faire disparaître toutes les incertitudes relatives aux diverses manières de mesurer les coefficients d'élasticité. D'une manière générale, on peut dire que les chaleurs spécifiques, prises à volume égal, sont proportionnelles aux produits des rapports directs des coefficients d'élasticité et de dilatation.
Exceptions Dans les métaux soit à structure cristalline, soit écrouis par leur passage à la filière, les coefficients dont nous parlons subissent des variations, mais alors il y une autre cause d'absorption de travail; c'est l'orientation des molécules. Cette circonstance doit exercer une notable influence, la preuve en est que dans les minéraux les chaleurs spécifiques sont différentes suivant, la forme cristalline. Ainsi on voit dans un grand nombre de minéraux qui cristallisent, soit en cube, soit en prisme droit à base rhombe, soit en prisme rhomboïdal, les chaleurs spécifiques être directement proportionnelles à leur dureté relative ; et au contraire, pour ceux Dans 1rs doiit la formc typique est le rhomboèdre, elles varient en raison inverse delà dureté. En outre, sur ces derniers, on reconnaît que les chaleurs spécifiques sont d'autant plus élevées, qu'il existe une plus grande différence d'élasticité suivant les axes de cristallisation. En général, les capacités calorifiques des substances cristallisées sont plus grandes que celle des métaux à structure uniforme. 11 n'est pas inutile de rapprocher cette propriété de cette autre, que les réactifs chimiques agissent différemment sur les corps, selon qu'ils se présentent cristallisés ou amorphes, et l'on comprend que, dans ces deux cas, la dureté ne soit pas la même*.
Les faits observés jusqu'ici sur les cristaux sont fort peu nombreux, mais s'ils ne permettent pas d'établir des lois générales et absolues, ils suffisent cependant pour nous guider dans l'étude de nonibreux phénomènes. Par exemple, ils sont très-utiles pour expliquer les singularités présentées par l'eau. Ces questions peuvent être traitées sous un point de vue plus juste et plus fécond en
* Voy«'z Ciinlorii, p. 20.
crisiaux.