‹ L'Unité des forces physiquesChapitre 42 sur 162 · EXAMEN DU TRAVAIL INTÉRIEUR DES COUPS · texte numérisé non relu

EXAMEN DU TRAVAIL INTÉRIEUR DES COUPS

sans cesse que dans les liquides la cohésion est très-faible. La recherche du rapport des forces moléculaires à celles qui nous sont les plus familières, à la pesanteur par exemple, aura l'avantage de nous préparer au problème plus difficile de la corrélation des actions moléculaires et de l'attraction universelle.

D'illustres géomètres, et parmi eux Laplace, ont essayé d'ex- opiniois de pliquer les phénomènes moléculaires au moyen de l'attraction universelle. Il est facile de voir que de cette façon on arrive à des difGcultés insolubles.

Le professeur Belli ayant étudié ce sujet à fond, dans un grand travail, nous extrayons de ce mémoire toutes les conclusions utiles à notre sujet*. Ce savant a calculé quelle serait la force k avec laquelle s'attireraient en vertu de la seule gravitation, 2 kilogrammes de matière supposés concentrés chacun en un point mathématique et séparés par une distance de i mètre. La valeur de k est la quantité de mouvement qui serait acquise par l'un des corps pendant une seconde sous l'influence d'une force constante égale en inten-

k site à l'attraction de l'autre, le nombre - mesure cette force dans

un lieu où g est l'intensité de la pesanteur. Faisant jf=9'°,81859,

on trouve fc = 0,000000 000367 990 -~en représentant par 8' la

densité terrestre.

L'auteur a calculé ensuite l'attraction entre deux cubes de matière quelconque placés au contact; il a trouvé que la densité de la terre étant supposé 5, l'intensité de cette attraction, pour deux cubes de fer de 1 centimètre de côté, est

X = OSOOOOOO 00000 421807,

c'est-à-dire un peu plus de 4 billionièmcs de kilogramme. Or, la ténacité du fer est T=4470 kilogrammes, donc la valeur de x en fonction à T sera

c'est-à-dire une fraction insignifiante de la vraie valeur. De même,

' Belli, Mémoire sitr T attraction moléculaire, Miliin, 1S"5.

entre deux cubes de 1 mètre de côté mis en contact, Tattraction serait à peine de 0,42 de gramme! par conséquent, une valeur infiniment inférieure à la vraie.

ohjeciion. Mais, dira-t-ou, dans les calculs précédents, on suppose avec les géomètres la matière continue ; si elle était agglomérée en sphères très-petites, d'une très-grande densité et d'un volume fort restreint par rapport à leur distance réciproque, peut-être obtiendrait-on une valeur assez grande pour la force attractive. Belli

Réponse, répond à cette observation en remarquant que Tattraction relative c de deux cubes au contact et celle s de deux sphères contenant une quantité de matière égale à celle des cubes, sont sensi-

blement dans la proportion suivante, ^ = h. Ainsi la différence ne

sera jamais très-grande, et de plus la plus grande valeur appartiendra toujours aux cubes.

Supposons acluellement un corps formé d'un très-grand nombre de points placés à une certaine distance les uns des autres, mais d'une densité considérable; nous pourrons substituer à chacun d'eux une sphère ayant une densité finie, car il est reconnu qu'une sphère attire de même que si toute sa masse était réunie en son centre; par conséquent à un milieu composé de points matériels, on pourra substituer un certain nombre de sphères se touchant mutuellement. Cela posé, nous pouvons couper le corps par un grand nombre de plans tels, qu'ils le divisent en une suite de petits cubes, ayant h leur centre un point matériel, puis nous substituerons une sphère à chacun d'eux. La densité de ces sphères devra être (en tenant compte des vides cl des parties pleines) la moyenne de celle qui appartiendrait au corps supposé formé par une matière continue; mais cos sphères laissant entre elles des vides, nous les supposerons comblés, par l'addition d'une certaine quantité de matière, de telle sorte que chaque sphère sera remplacée par un petit cube. De cette manière, Tattraction ne sera certainement pas diminuée, elle sera même accrue, puisque nous aurons ajouté de la matière et nous savons de plus que l'attraction exercée à masse égale par un cube surpasse celle produite par une sphère. Or, on a vu plus haut que ces cubes en vertu de la seule gravitation ne peuvent produire une force attractive compa-

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