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CHAPITRE X

DU PASSAGE DE L*ÉTAT SOLIDE A l'ÉTAT LIQUIDE ET vice VerSa.

Analyse du Iravaii.

Densité.

Orientation.

Dans ce passage les molécules doivent subir des travaux considérables actifs ou passifs. Une certaine quantité d'énergie actuelle passe à l'état d'énergie virtuelle dans cette opération, et par conséquent la virtuelle doit reparaître au rétablissement de l'état primitif. Rappelons ce que nous avons déjà dit ailleurs, que la séparation des molécules du corps les unes des autres peut se comparer à la séparation d'un poids de sa planète. Cette dernière opération exige un travail et une puissance actuelle, qui par ce fait passe à l'élat potentiel ; celte puissance doit reparaître tout entière lorsque le poids descend : c'est-à-dire dans notre cas, lorsque le corps reprend rélat primitif.

Entre une substance à l'état solide et la même substance à l'état liquide, d'après la théorie ici exposée, existent les différences suivantes : (a) un plus grand rapprochement des parties, (b) un mouvement synchrone des diverses molécules constituant un système oscillant comme un atome unique, (c) une orientation dans les axes de rotation , (d) une adhérence spéciale aux atomes réunis dans un même élément cristallin de la substance.

a. On peut poser comme règle générale que les solides ont une densité supérieure à celle des liquides. Il faut excepter seulement les substances très-peu nombreuses qui se dilatent à l'instant de leur solidification, exemple : l'eau, le bismuth, et dans ce cas, selon toute probabilité, les petits espaces intermoléculaires se resserrent pour former des pores plus larges entre les lames cristallines ; pores qui, dans certains cas, sont visibles à Tœil nu.

b. L'orientation moléculaire est rendue évidente par les formes cristallines que revêtent tous les solides obtenus à un état de pureté

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