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LOI DES ÉQUIVALENTS CHIHIQUKS

Jusqu'ici nous avons étudié les modifications produites dans les Proposition corps par le calorique, en considérant seulement les variations survenues dans leurs propriétés physiques et leurs divers états ; autrement dit, nous nous sommes bornés à rechercher quelle était l'influence de la chaleur sur les manifestations de l'attraction dite homogène. Nous devons examiner actuellement les ericls de l'attraction agissant entre corps chimiquement différents, et nommée attraction hétérogène. Ici nous aurons à rechercher successivement quelles sont : 1^ les quantités de chaleur nécessaires pour élever la température des substances chimiquement différentes ; 2** les quantités de chaleur qui se développent dans les combinaisons chimiques. Commençons par l'étude des premières.

On a reconnu que cénéralement deux masses inégales d'une tôihim r.tm.. même substance a des températures différentes étant mélangées, homo/ la température résultante est la moyenne des deux températures prises par rapport aux poids dés masses mélangées. Phénomène tout à fait comparable à celui observé lors d'un échange de mouvement entre corps non élastiques ; d*où une nouvelle preuve à l'appui de la théorie dynamique de la chaleur. Nous avons dit : les choses se passent ainsi (jénéralement, car en réalité la capacité calorifique décroissant un peu lorsque la température augmente, la loi ne peut être absolument rigoureuse.

' Alors même que l'esprit serait conduit un jour à abandonner l'idée de forrcx (il versos, à regarder tous les modes de force comme des manifostalions diffiMiMitcd'une seule et môme force, ou à les résoudre définitivement en mouyr>ments, il nous ferait permis, néanmoins, d'employer certains termes conventionnels pour ex|)rimor los <lilTérenls modes d'action de celte force uniriup «jui cnvnliîra'l t-^ut. d'orc, Corrclat. (Ic^ forces physiques , p. 5V9. Paris, 1856.)

i:0 DU CALOUIQUE.

L»'> corps Mais si les corps mélangés sont de nature différente, et, par

IL t rofctncb. gyj^^^ ^g capacité calorifique différente, il faut tenir compte de

ces dernières, et l'énergie calorifique d'un corps a pour facteurs

la masse, la température , la capacité calorifique et l'équivalent

mécanique de la chaleur*.

Cherchons maintenant quelle relation existe entre la capacité calorilique et les autres propriétés spécifiques des corps. Relation En Comparant la table des chaleurs spécifiques à celle des dén-

ia ciinieur sités OU poids Spécifiques, on a'aperçoit aucune relation entre ces '^''icpouîs*^ deux éléments; par contre, on a découvert, nous l'avons dit plus aïoiniquc. haut, uu rapport intime entre les chaleurs spécifiques et les propriétés physiques attribuées à l'attraction moléculaire ; mais on est loin d'avoir établi la loi de ce rapport. Laissons donc de côté les propriétés physiques, et voyons les relations qui peuvent exister entre les manifestations thermiques et les caractéristiques chimiques. Nous pouvons alors établir facilement des rapprochements très-remarquables. En comparant le calorique spécifique d'un corps C au poids de son équivalent chimique P ou poids atomique, on trouve que le premier est maximum lorsque le second est minimum, en telle manière que le produit C xP demeure constant. Cette importante découverte est due à Dulong et Petit, elle fait entrer toute la chimie dans le domaine de la mécanique, et nous devons nous y arrêter un instant.

1*" La loi dont nous parlons, établie par les savants qui la découvrirent pour un petit nombre de métaux, a été trouvée trèsapproximativement vraie pour tous les autres corps simples et pour un grand nombre de substances composées ; on peut donc Limîtaiiondc Tadmcttre couime générale en faisant les restrictions suivantes: D^ongei 1" '^ produit CxP n'est pas rigoureusement le même pour tous Peut. Yq?, corps dits élémentaires, mais il varie légèrement suivant la classe et la famille auxquelles ils appartiennent ; 2"" pour les corps composés, le produit observé est sensiblement la somme des produits afférents à leurs composants ; 5** Tétat physique influe sur la valeur de ce produit. . '

Pour En opérant sur les métaux, on trouve le produite X Pi=5,ir)';

]o^ iilôtaux.

* hankine, Arch. physique, 1859, vol. V, p. 68.

* Nous adoptons les nonibiTs donnés par Cantoni; Ils supposent l'équivalent ou le

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