DE L'ECHA>'GE DU CALORIQUE EÎ5TRE LES CORPS
quelques valeurs s'écarlent de cette moyenne, mais les discordances sont d'une faible importance si on les compare aux variations présentées par les facteurs du produit ; en effet, tandis que les chaleurs spécifiques oscillent entre 1 et 50,5, les produits P X C varient seulement de 2,97 (aluminium) à 3,32 (sodium).
Aux métalloïdes, tels que bore, phosphore, silicium, iode, cor- po"»" 'e*
, . 1 • 1 I I 1 » 1 1 métalloî.lps.
respondent des produits dont la valeur est assez rapprochée de la moyenne, car elle est renfermée dans les limites 2,86 et 3,43; mais on sait combien sont gj^andes les différences de structure présentées par ces corps, et, par suite, il n'est pas aisé de déterminer les éléments du produit Px C ; et même, en réfléchissant aux difficultés pratiques des expériences, et à la multiplicité des éléments nécessaires pour obtenir les nombres cherchés, on doit s'étonner de trouver une telle concordance entre les résultats, au lieu d^étre surpris des petites différences constatées.
Les corps simples liquides donnent un produit 3,69, valeur assez voisine de celle qui convient aux solides.
Avec les gaz parfaits,, c'est-à-dire l'oxygène, l'azote, l'hydro- p«"^' '<*'» gène, on trouve 3,87, pourvu quel'on prenne la moitié de l'équivalent de l'oxygène*. Il est nécessaire de diviser par 2 l'équivalent de certaines substances pour les faire rentrer dans la loi générale, et il n'est pas difficile de comprendre la raison de cette division, car l'équivalent représente le nombre, variable d'un corps à l'autre, des atomes qui entrent dans la constitution du composé considéré par les chimistes comme le plus simple de tous ; or ce composé peut parfaitement ne pas être aussi simple que Ton veut bien le supposer; ajoutons encore que cette division par 2 se rapporte à l'oxygène, corps simple dont nous connaissons un état allotropique, l'ozone qui, selon toute probabilité, d'après Clausius, est formée par le gaz lui-même dans un état de dissociation spécial. On peut donc soupçonner que semblable chose doive arriver pour d'autres corps, et nous citerons bientôt des preuves à l'appui de cette opinion.
poids atomique de l'hydrogène = 1. Ceux fournis par d'autres cbiniisti:s sont pris par rapport à l'équivalent de l'ozygcne = 100 et se réduisent aux premiers si on les divise par i!2,5. La valeur moyenne du produit est alors sensiblement 40.
* Ici nous adoptons les valeurs donnéos; par Hirn, pour les raisons <|ue nous dirons ci-après.
\n DU CALORIQUE.
Corps Le chlore, le brome, donnent la valeur 4,510 et 4,510 ; un
halogènes. . , » f 1 1
auBBi un grand écart de la moyenne générale n est pas surprenant lorsqu'il s'agit de corps dont la simplicité de constitution est trèsproblématique.
Loi pour les 2^ ItB loi énoucée s'applique également, avons-nouH dit, aux composés, corps composés, et il est admis que le calorique spécifique d'un corps composé est sensiblement égal à la somme des chaleurs spécifiques des atomes simples dont il est formé, en tenant compte, bien entendu, du nombre relatif d'atomes. Le produit P X C varie un peu d'un composé à l'autre^ mais il reste constant pour un même type de combinaison. Voici des exemples dans lesquels R représente le radical :
Substances. Composition. Valeur de P X C.
Sulfures RS 2x2,98
Chlorures HCl* 3x5,12
Id R«C1« 4x5,i7
Oxydes RO 2x2,76
Id A«0* 5X2,72
Acides R0« 5x2,31
Id R05 4x2,20
Carbonates C0*,R0. . . • 5x2,14
Sulfates S0^R0. . . . 0x2,22
Nitrates AzO»,R«0. . . 9x2,67
Dans la dernière colonne, le premier facteur exprime le nombre des atomes du composé, et l'autre, le multiplicateur qui devrait être la valeur du produit P X C attribuée plus haut à chacun des éléments formant la combinaison. On voit que ce second facteurest généralement inférieur à la moyenne indiquée, mais la différence est faible. Toutefois on ne peut admettre le principe général posé par Garnier, à savoir que les chaleurs spécifiques de tous les corps simples ou composés sont inversement proportionnels aux poids atomiques moyens, car plus la combinaison est complexe et moindre est la valeur du second facteur ; de plus, on a observé que l'instabilité du composé varie parallèlement à la décroissance de ce fadeur*.
La loi de Dulong et Petit ne se vérifie donc pas rigoureusement. Néanmoins on a lion d'être frappé do ta valeur très seusiblcuiciil constat te du produit P X C, et on arrive à se demander : Le pro-
« Hirn, p. 306. Kopp. G. R. 1SC3.