‹ L'Unité des forces physiquesChapitre 71 sur 162 · COMPARAISON DES DEUX THEORIES DE LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

COMPARAISON DES DEUX THEORIES DE LA LUMIÈRE

(le vitesse.

logues en divers autres points de notre sujet. Notre conduite n'est pas dictée par le désir de faire une critique aujourd'hui inutile des idées anciennes, mais nous voulons montrer qu'en optique, de même que cela arriva fréquemment dans l'étude de la philosophie naturelle, on imagina d'abord des forces spéciales pour expliquer les phénomènes, puis lorsque les faits furent mieux connus, on reconnut qu'ils se déduisaient très-simplement des lois mécaniques du mouvement.

1** Pour rendre compte de la propagation de la lumière, on sup- i"ciifOcuUô posa Tespace rempli par une inGnité de corpuscules lancés avec derideniité une vitesse de 300,000 kilomètres, et, chose plus étonnante, on accepta que les particules lumineuses étaient projetées avec la même vitesse par les corps portés au plus haut degré de l'incandescence, les astres, par exemple, et par ceux doués comme les vers luisants, du plus faible pouvoir éclairant. Une telle hypothèse nous parait inadmissible, car la violence de l'impulsion doit être proportionnelle à l'intensité du mouvement dont les corps sont animés, et on ne peut la supposer égale dans tous. Celte difficulté disparaît dans la théorie des ondulations. En effet, la propagation de la lumière étant semblable à celle du son dans Tair, la vitesse dépend uniquement de l'élasticité du milieu, et n'a aucun rapport avec l'intensité de la vibration, celle-ci étant déterminée par l'amplitude plus ou moins grande des oscillations de la molécule vibrante et par suite des particules du milieu ambiant. Donc, dans la seconde hypothèse, la lunrière, qu'elle provienne d'une source intense ou faible, doit se propager avec une égale vitesse, de même que cela se présente pour les sons forts ou faibles, aigus ou graves.

2" Voulant expliquer la réflexion. Newton admit des forces répulsives particulières qui, émanant des molécules placées à la surface des corps, repoussaient les particules lumineuses avant qu'elles fussent arrivées réellement au contact des corps. De cette façon, la réflexion était possible malgré les aspérités de la surface; car il n'échappa pas à Newton que entre les particules lumineuses et ces aspérités, il existe une plus grande disproportion que celle dont on pourrait se faire idée en supposant-les plus hautes montagnes frappées par des billes de billard.

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