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CHAPITRE VU

DE QUELQUES PROPRIÉTÉS DU MOUVEMENT ONDULATOIRE DE L*ÉTiIER DilNS LES MILIEUX HOMOGÈNES. POLARISATION DE LA LUMIERE.

Autant il est facile d'établir d'une manière générale que la lu- mmcuités di mière est un mouvement ondulatoire particulier de Péther, autant ^ on éprouve de sérieuses difficultés lorsqu*on cherche à déterminer la nature de ce mouvement et des modifications qu'il peut éprouver. Ces difficultés tiennent à deux causes principales. La première est la connaissance très-im parfaite que nous possédons des mou-

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vcments ondulatoires, nicme de ceux propres aux fluides pondérables ; fort heureusement nous avons chaque jour sous les yeux des mouvements de ce genre, et nous pouvons en observer les particularités, car les résultats fournis par le calcul ne sauraient nous en donner une idée. La seconde cause est notre complète ignorance de la constitution physique de Téiher et dos forces qui le régissent; aussi nous est-il impossible do déduire des propriétés du fluide la nature du mouvement dont il est susceptible. Au contraire, nous sommes obligés de discuter avec soin toutes les modifications des mouvements qui nous permettent d'acquérir par voie d'induction quelques notions sur la nature de Téther. Nous ne pouvons pas, et, du reste, nous n'essayons pas d'aborder ces difficultés; elles ne se rapportent qu'indirectement à notre sujet, mais nous voulons examiner certains faits se rattachant immédiatement à la constitution de la matière, et qui nous seront utiles dans la suite.

Doubieespèce Qu considèrc habituellement en mécanique deux genres de mouvements oscillatoires des milieux continus : les premiers déterminent des varialions de densité dans la masse et procèdent Longi- par vibrations longitudinales parallèles à la direction des rayons; nous citerons comme exemple les vibrations sonores dans l'air et dans Teau ; les seconds se produisent sans variation de densité du Tran*- milieu, et les vibrations sont alors transversales et perpendiculaires

verbales. , . . ^

à la direction des rayons, exemple les ondes qui se développent à la surface d'une eau tranquille sous l'influence de la pesanteur. Donc un même fluide peut propager les deux systèmes de mouvement suivant les forces mises en jeu.

En recherchant auquel de ces deux genres de pulsations se rattachent les ondes lumineuses, on a trouvé qu'elles devaient être considérées comme des vibrations transversales, et on a été conduit à ce résultat par l'étude du phénomène appelé par Newton polarisation de la lumière, parce que, pour l'expliquer, il supposait aux rayons lumineux des pôles et des côtés.

Poiarisaiion Les premiers phénomènes de polarisation furent ohservés par dans les Huyghcns sur les rayons réfractés émergeant d'un spath dislande;

i.iréfriî^enu. p'"'^ *'^*'^» Malus rccounut quo la réflexion et la réfraction simples peuvent aussi polariser la lumière. Nous allons résumer ii i les faits

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