‹ L'Unité des forces physiquesChapitre 93 sur 162 · PROPRIÉTÉS DU MOUVEMENT ONDULATOIRE DE I/ÉTIIER · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS DU MOUVEMENT ONDULATOIRE DE I/ÉTIIER

principaux. Si un rayon solaire nalurcl, c'osl-à-dire ajanl parcouru un milieu homogène sans rencontrer d'obstacles, pénètre dans une chambre obscure et traverse un cristal de spath, il se divisera en deux rayons qui, à la simple vue, paraîtront parfaitement égaux ; mais en les dirigeant sur un miroir non étamé, faisant ayec leur direction un angle de Sô"", on reconnaîtra que le plus souvent ils sont inégalement réfléchis ; si alors on imprime au miroir un mouvement de rotation autour du rayon, en ayant soin de né pas faire YHrier Tangle d*incidence, on constate que, pour une certaine position du miroir, un seul des rayons éprouve la réflexion ; l'autre est éteint. Puis, lorsqu'on continue le mouvement du miroir, il arrive bientôt dans une position telle, que le rayon qui, tout à l'henro, s'éteignait, est maintenant le seul à subir la réflexion, Tauire devenant irréflexible. Ces deux positions diffèrent de 90*^. On peut répéter une expérience analogue, mais en dirigeant le rayon dédoublé par le spath à travers un milieu réfringent; on observe alors dès variations d'intensité complémentaire de celles observées dans le cas de la réflexion. Ainsi, les deux rayons isolés par le spath étant réfléchis ou réfractés, présentent dans leur intensité une série de maximum et de minimum qui se répètent pour chaque cadran, décrit par la surface réfléchissante où le corps réfringent et les maximum et les minimum correspondent toujours à des positions distantes de 180°.

Si on fait passer un des deux rayons bifurques par le spath à travers un nouveau rhomboèdre de carbonate de chaux, généralement il se partagera en deux autres d'inégale intensité, et en faisant tourner le deuxième cristal, à chaque quart de circonférence, on verra les deux nouveaux rayons présenter alternativement un maximum d'éclat, puis une extinction complète. Dans l'intervalle d'un maximum à un minimum, les deux rayons présentent une égale intensité lorsque le second cristal a tourné d'un demiquart de révolution. Dans le cas où les deux rayons sortis du premier cristal traverseraient en même temps un second spath, on observerait pour chacun d*eux les phases décrites plus haut, mais le nombre des rayons émergents serait doublé ; de sorte que dans certaines positions on en aurait quatre et deux seulement dans d'autres i

SSe Dt LA LUHIËHB.

Ces propriétés ne sont pas spéciales à la lumière Iransiuise par un cristal,, mais on les constate aussi sur les rayons rétléchis par un miroir de verre non élamé, sous un angle de 36", et, en général, sur une lame transparente quelconque, inclinée de façon à ce que le rayon réfléchi soit perpendiculaire au rayon rérraclé ; on obtient aussi une polarisation plus ou moins complète en faisant passer un rayon, sous une inclinaison déterminée , à traf vers une pile de lames de verres',

Tous ces faits peuvent > être rapproches les uns des autres, et montrent que les rayons ainsi modifiés diffèrent des rayons naturels, eu ce qu'ils ne présentent plus de tous côtés les mêmes propriélés ; c'est pourquoi on les a dits polarisés. Dans le système des ondes, on a expliqué la diffcrence entre les deux genres de faisceaux , en disant que j,. ,g les vibrations des molé-

cules d'éther se font perpendiculairement à la direction des rayons , et que dans les rayons polarisés tous les mouvements moléculaires sont orientés

> On coDrtatc facilement tousc» fiils i iBide de l'appareil de Norremberg {tif. W.. — p, giBcc ftamfe lioriiontalc ; n, glace non élmiiiic mobile autour d'un aie Wiinntal. L'anglu fermé par ccile ligne atcc la lerljcjic est meiuré sur le cadnn c; e, digpliragme pincé dans un anneau gradué tur la eircontércncc ; xi, glace de verre noir, coDvenablcmunt inclinée et liiée au AÀn^ae o, qui peut tourner dans un limbe gradué l.

La Ggure monlre comment on obtient un rajon palariaé par réneiion sur la glace n. La gtace faiwnl avec la ïerlicile un angle de 56*, on dirige sur celle lame de verre un rifon lumineuihisanlSO» avec sa surface ; ce rayon eat tentoyé en p.-cace poiol.

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