PROPRIÉTÉS DU MOUVEMENT ONDULATOIRE DE L'ÉTHER
dans une certaine direction et suivent une série de lignes parallèles, tandis que dans les rayons naturels ils sont dirigés dans tous les sens comme les rayons d'une roue*. On peut encore faire comprendre cette différence en empruntant une comparaison à l'acoustique. Nous voyons, en effet, les verges vibrantes décrire tantôt une ligne droite, tantôt une ellipse ou un cercle, ou toute autre courbe ; de même les atomes de Téther, dans les rayons polarisés, oscillent suivant des droites parallèles, et dans les rayons naturels suivant des courbes de toute espèce et des lignes droites croisées dans tous les sens. Il a même été possible de reconnaître, par des procédés délicats, les cas dans lesquels les oscillations étaient elliptiques ou circulaires. Nous reviendrons plus tard sur ce point.
Les phénomènes de la polarisation montrent d'une façon évidente Elles que les vibrations lumineuses doivent être transversales. En effet, ^ersalcs! si elles étaient longitudinales, la direction d'un miroir, par rapport à l'axe d'un faisceau incident, n'exercerait aucune influence sur la réflexion des rayons, l'angle d'incidence demeurant constant; mais si les vibrations sont transversales, il en sera autrement, car dans une certaine position la surface réfléchissante sera parallèle aux oscillations lumineuses, et alors celles-ci ne frapperont plus avec la composante normale le milieu intérieur, et rebondissant à sa surface avec la plus grande facilité, ne pénétreront pas dans le milieu transparent, tandis que le contraire arrivera si la surface du miroir est perpendiculaire à celle des oscillations; car, rencontrant le milieu normalement, elles pénétreront à l'intérieur.
Fresnel, appliquant aux molécules lumineuses les principes établis en mécanique concernant la composition des mouvements, avec Tapplicalion du principe des forces vives, a pu rendre compte de toutes les particularités observées dans la transmission et dans la réflexion de la lumière polarisée. Plus tard, Cauchy, reprenant la question, est arrivé, comme nous l'avons déjà dit, à des
il se réfléchit de bas en haut, traverse la glncc n, et rencontre le miroir m incliné de SÔ"" sur la verticale. Si on fait mouvoir horizontalement le disque o, on trouve facilement les deux positions où la glace m ne réfléchit pas le rayon nz.
La seconde partie de la figure 15 représente comment on modifie l'appareil pour examiner le passage d'un rayon de cristal à travers deux spaths : le premier est place dans un tube en e et le second en g. (Note du traducteur.)
^ Le rayon polarisé berait à peu près représenté par cette Ggure = ou par celle' ci 111), tandis que le rayon naturel devrait être figuré ainsi '^.
formules plus générales comprenant celles de.Fresnel, cl qui, de plus, ont permis d'expliquer les faits observés par d'autres physiciens.
Composition Lcs propriétés des vibrations transversales exigent que si deux roouvemenis rayons polarisés se rencontrent à angle droit, il ne peut y avoir '^'*"* ' destruction des mouvements ondulatoires, mais alors les molécules prennent un mouvement orbitaire. Ainsi, lorsque deux rayons polarisés ayant des directions rectangulaires se tiuperposent, on n'observe aucun phénomène d'interférence, bien que dans leur marche ils présentent une différence d'une demi-longueur d'onde, et cependant ils sont ainsi dans les conditions voulues pour interférer; de là toute la polarisation chromatique, laquelle nous fournit un moyen pour distinguer les rayons naturels de ceux qui présentent des mouvements suivant des orbites elliptiques ou circulaires : mais pour la démonstration de ces phénomènes nous renvoyons aux traités d'optique. Goîdusions. Nous nous arrêtons donc aux conclusions suivantes : 1* les ondes lumineuses sont transmises par Téther sans variatfon dans la densité de ce milieu ; 2^ les ondes de la lumière naturelle, au moins à certaine distance du corps lumineux, sont transversales dans les rayons non polarisés ou naturels. Nous ne saurions fournir, il est vrai, aucune preuve directe à Tappui delà dernière proposition, mais nous l'admettons par induction. En effet, si la nature d'un milieu et si les forces* qui en sollicitent les atomes sont telles qu'un rayon propagé parce milieu, après avoir été réfléchi ou réfracté, présente nécessairement un mouvement d'un certain genre, après la réflexion ou la réfraction, cette espèce de vibration doit être toujours la même avant ces modifications étrangères.
Cauchy, cherchant à établir la nature des forces qui devaient être en action dans le milieu éthéré pour produire des ondes transversales, a reconnu que deux liypothèses sont admissibles : 1° donner aux molécules une puissance attractive variant en raison inverse du carré des distances; ou 2® supposer les molécules animées d'une force répulsive réciproquement proportionnelle (au moins dans le cas de molécules peu éloignées du contact) à la quatrième puissance des distances, et même à des puissances plus
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