PATAGONIE, T£RR£-DU-«&U £T ILES MALOUINES. IS
régulière d'infanterie; ils déploient et plot ttomlirm. On «■ troore mnw
leurs ailes du plus beau rouge, (outen tout en grande quantité à la surface conservant leur ordre symétrique, et des snlines. Ils sont alors imprégnés forment encore, en volant, une lonjgue de sel et par conséquent en état de phalange vu peu arquée. Quand tnent «wsmalion parftite. On m pent m» la saison des amours, chaque couple, pliquer la présence de ces masses d*in- )*evenu à l'endroit où il s'était (Ixé sectes dans les lacs salants de la Patafinnée précédente, repare son nid gonie; les habitants eux-mêmes et les arec son bec, ou le rseonstruit ^il jOQvrisrs duq^és dt teploitalion dt a été emporté par leseaui. La besogna «se préeieiix véeervoirs n^ont pu définie, ils déposent leurs oeufs dans la couvrir la cause de ce fait, ^u'oan'aiail p;trtie supérieure du cône, et tous deux pas encore observé ailleurs, couvent l'un après l'autre, en se roet^ hes côtes sont fréquentées par des tant à cheval dessus, janàie de ci, baleines, des dauphins, des cachalots, jambe de là, seule position que leur et d'autres cétacés auxquels des navires permette l'extrénu) longueur de leurs de toutes les nations donnent la chasse, pattes. KUes sont aussi peuplées d'amphibies,
Parmi les oiseaux grimpeurs, on à la IKe desipnlB nous ptnenNHis den distingue surtout le f/^'sc^awjp* et espèces du genre des plioques: Pone Vara patagoUy ce beau perroquet connue sous le nom de phoque à qu'on retrouve aussi au détroit de trompe, et l'autre appelée vulgaire- Magellan, inent lion inorln. La pma de essan»-
L*espèce des gallinacés ooaspte en {AAies a longtemps attiré vers les ri-
Patagonie le plaintif /inawo?/,v, espèce mges de la Patagonie l'activité des
de perdrix dont la chair oftreunmets Européens. « Les navires, dit M. d'Or»
délicat; la (vurterelle, le pigeon, qui, bigny, arrivaient aux mois d'aodt et
en hiver, arrivent |wr myriades, et de septembre. Ils mouillaient soit dans
enfin X (nidromtc ^ nutre perdrix dont le Rio-Ncgro, soit à la baie de San
le plumage, pointillé de blanc sur un Bias et aii port de l'Union. Chaque
fond eris, ressemble beaucoup à celui navire avait une petite barque pour le
de lapntode. Cet oisean, eenan dane transport de la graisse et pour snim
le pays sous le nom de mariinete, vit la cdte. Son équipage établissait ses
en famille, et reste immobile sur la fourneaux sur le terrain qui lui était
terre nue, d'où il s'élève, en sifflant, assigné , attendant que les troupes de
lorsqu'on marcbe an milieq de sa pe- phoques sortissent des eaox , ayaotsoin
titevonpe. de ne pas les attaquer avant qu'ils
Les oiseaux aquatiques sont repré» fussent tous à terre. Souvent même sentés dans ces contrées par deux es- l'époque où l'on pouvait commencer pèces de cygnes^ onze espèces de ca- était arrêtée par les autorités du Carnards ; Voie antarctique, qui voyage men (*). Au jour fixé, chaque équipage, jusqu'à la Terre-du-Feu; U cormoran^ armé de lonpii^ lances de fer et de dont les mœurs ont été si souvent dé- leviers, suivait le bord des eaux pour crites, et le grèbe, le plus habile arriver en face de la troupe, et lui counageur de tons Jes oiseavx de [m par la intraile. LeswÉlee, isepromiet» genre. cherchaient à gagner Teau; les pé*
Les reptiles sont peu nombreux : cheurs leur barraient le passage, et,
on a trouvé la tortue du cap de pour les vaincre plus iaciiement, leur
Bonne-Espérance et nnatre espèces de doonaieni in enn tor la troaiMi
téiards; mais on tfa apsiQn vi*nn L'animal atafi «wmit «r M alla* aeul crapaud.
Les poissons d'eau douce ne sont (•) "Village dont non* parlerons dans l'hi!».
qu'au nombre de deux on trois es- torique des éublbisemems «pagnoU en p«-
pèoei. tagaiiie,etqvi en MfPii d»l*l ~
^ Lai InaeetasMi^ lolémnDii ebi dn »i« ihye.
16 L*UNiyERS.
rons, tout en se dirigeant, la gueule phoque ne prtt donner nii moins le
ouverte, sur son agresseur, et cher- double de l'huile qu'on en retire, car
chait à le mordre ou à Técraser du presque toutes les autres parties du
poidi 4e son oorpf ; mais ce dernier, corps , les intestins, le foie , pourraient
exercé à cette manœu\Te , profitait de en fournir comme le ventre , qui a toii-
rinstant pour lui plonger sa lance dans jours un à deux pieds de graisse. Mais
ia poitrine, assez adroit et assez toutes ces parties sont abandonnées ; et
prompt pour la retirer avant sa chute. Ton enlève seulement, comme plus fà^
souvent ce premier coup, bien dirigé, cile à emporter, celle du dos, en en per-
laissait le phoque étourdi , perdant ses dant ainsi plus qu'on n'en recueille,
forces avec son sang ; de telle sorte que On a cherché à utiliser les grandes de*
qndqaes coups dans les flancs sutB- fenses des mflles , opération dont les
M^t pour 1 achever. D*autres fois, résultats n'ont pas été aussi produc-
ces premières blessures ne servaient tifs qu'on l'aurait pensé, à cause de la
qu'à le mettre en colère; et, avec dureté des dents. L'huile peut donc
plus de force, il s'élerait de nouveau , seule offrir une branche de commerce
ouvrant sa terrible cueule, et jetant toujours lucrative: on la vend ordi*
UO cri rauque. La lutte alors était nairement, en Kurope, comme huile de
plus difficile. Le pécheur inexpéri- baleine. »> Otte branche de produits a
mente, qui ne retirait pas sa lance été exploitée par les Anglais, et sur*
Asses tôt, la voyait incontinent brisée tout par les Français, avee une telle
par la pesanteur de l'animnl , ou mise activité qu'elle a fmi par devenir însi-
en mille pièces par ses formidables enifiante, les phoques ayant aban-
dents. Pendant que les marins les plus donné, par suite de la guerre acharnée
adroits s'occupaient de tuer les maies, qu'on leur faisait , les parages de Bu^
d'autres, avec des lances de bois, tuaient nos-Ayres et de la partie septentrio-
les jeunes qui entouraient les femelles; nale de la Patngonie. On ne peut esti-
et celles-ci, qui, pour toute défense, mer à moins de deux mille tonneaux
ouvraient la gueule , jetaient des cris , la quantité d'huile qu'on emportait
et ae rapprochaient encore davantage annuellenffent ; et si Pon calcule que
les unes des autres, étaient tuées 5 vingt phoques à trompe, mAIes et fe-
coups de lance dans les flancs, au-fles- melles, ne produisent pas plus d'un
sous de l'aileron. Nul de ces animaux tonneau , on trouvera qu'il devait être
ne meurt avant d'avoir perdu tout son tué tons les ans quarante mille de ces
sang, à moins d'avoir le crâne rompu amphibies.
par les leviers. Les pêcheurs ne lais- L homme. Tribus incUgènes M. à" OT' aaient jamais vivant aucun des indivi- bigny partage l'extrémité de l'Amédus qui composaient une troupe ; tons rique méridionale entre quatre tribus : étaient tués, eussent-ils été plus de les Araucanos ou Aucas qui s'éteudeux cents. Ceux-là seuls échappaient dent de la Plata au Rio-Negro, dans qui , au sein du carnage, pouvaient ga- les Pampas, sur le versant oriental gner la mer sans wat aperçus. » La des Andes, et sur tout le versant occituerie achevée, les pécheurs jetaient dental, depuis Giqoimbo jusqu'à Tarde la paille enflammée sur le mon- chipel de Chonos; 2" les Puelches qui ceau de morts , afin d'y reconnaître occupent l'espace compris entre les ceux qui n'auraient pas été sufGsam- Araucanos et les Patagous; 3° les Pa- OMnt atteints; puis ils procédaient tagons ou Téhuelclies, qui s'étendent à la fonte rie la gniisse nti moyen du Rio-Neccro au détroit de Magellan; des fourneaux qu'ils avaient préparés 4° les Fuégiens, répandus sur toutesd'avance. « Un grand phoque rend les Iles de la Terre^iu-Feu et sur les ordinairement un tiers de tonneau deux rives occidentales du détroit, d'huile , tandis qu'il faut toujours Nous ne dirons rien ni des Arauca-
auatre ou cinq femelles pour en pro- nos, ni des Puelches, attendu qu'il en
uire autant. Kul doute que chaque a été question dans la notice sur le