FRANÇAIS
deux.
doigl.
eau
enfunt...
entendre jnule. . ,
epai
étoile
femme (mulier)...
femme ( uxor )
fea
fllle (Jeune )
nile (petite)
lils
flèche (
fleur
frère
front
froid
fumée
genou.
glace
;u!inaque
ambe.
our •
anRue
une
lune ( nouvelle ) . .
lune ( pleine )
main
maison
maladie
manf^er
mari
matin
menton
mer
mère
mère (grand' ). ...
mort (parliciiMî)..
mort ( sut)stantif).
mouche
neige
neuf ( nombre ). • . .
nez
noir
non
nord
nuage
nuit
occident
œil
œuf
oiseàu
oreille ■
orient •
os
oui
panier
peau '
père
père (grand-) ,
petit
pied
pierre
pierre (à feu)...
pluie.. V
ALIKHODLIP.
telkiou
ftIceuUa.
lchf:u.ich....«
aiUvallch
tellich
choicks
quoounnch • •
atlarnbich ou ackhanach.
achwaliuk
tettal
anna
yarreukepa.
parai '
annagua '
yikula
arré
lelrhé
kichach
tfllicks ou telkbach
tPTiideul..
ntkhurska
harmaeur
keut
enoqual.
lenkin
conakho
yeooat
oouquel
Îaiccaba leut
yadhal »
luflirh
arrik
euch(|ual
eufca
chahl)eucl
chahp
caouctdiilch.....
wiliacarwona.
tomattola.
acho
TEKLMCA.
combelé.
chamea.
yaramua.
niurra.
alikeka.
appernich on appouna.
kepa ou chepucli
Kkiucou.
puchahké.
yarumatea.
marriou.
tiacou.
an caca.
marcos.
ochcarché.
euccoou.
uckco on ochat-
teullapoua.
yiatia.
àrmaoua.
bléta.
lean.
anoco.
toufiulllé.
houiuucb.
marpo.
ouk lirai, oma ou orocy.
attema ou ettuma.
dougou ■ maoùia.
wonné.
haveca.
Iaht)é.
gbuulouonna.
nohl
fbal.
quitteuk
vaou
leullou.
youlleupre ou yoouleha
êniqualual
teikh
lilhlé
taouqua
teldil
yuiat>a.
oclikia
oo
kaekhu ou kbalo
euccolaik
clieeul
caouich ou coouich
chuks.
keulliculcul
kolltia^ ou cathow
catliaou.
cappocahch ou abquaniahch.
apaina.
oppunaca.
yurtoi>a. cucbeuk.
barbé, uffahou.
cukkouch.
uppatieuch.
délia.
herch.
begbé.
eufkhea.
yalicuf.
alituch.
da.s.
kaèkliem ou kench.
appulla.
avroo.
ghoulourran.
cola, oouel.
Jubbacha ou wert.
PÀXAGONIK, X£RR£-DU-F£U ET ILES MAJLOUWES.
ffEAnÇAlSk
plume
poiuoD
porc
dMlR* •••••••(
sable
•ao^ ,
tix
sctar
fdeU
sourcil
sud
teire
tonnerre.
trois
on
▼aisseau. .
iretiez-id..
vent. .. ..
venin. .■• vteUtard..
AUXHOUUP.
ayich
a^geubio ou appeofflo.
flan
ctieubba*
ehoUd.» •*•••.•
leum
tethlui
enccoal.
barbé
Ichampth ......
ofchocàa.
ablach....
rziyron
keupeb
toouqoÉlMV*.'
**?iM?l'llîil'HMI** ^rreuqoMk.
kerowlch»***.*
TEUmCA.
ofloukoa.
appeum»'
teîSitta.
puntel.
cheubba.
hooacasta.
ooumooa.
wayfcippa.
leom.
utkbeila.
aimé.
tann.
oché.
lukabé.
leuppôé.
kekika.
meulta.
oooalé*
alla.
En Usant cet extrait de vocabulaire,
on a sans doute été surpris de la différence frappante qui existe entre les idiomes de deux tribus si voisines Tune de Tautre. 11 est vrai quMl y a en Amériaue des langues mères «ntièreïïient différentes par leurs racines, et qui se ressemblent par le mécaoisme et la physionomie (*); que par cornéqnent il faut peu s'attadier aox mote, et beaucoup, au contraire, aux constructions et au ^nie des langues américaines; toQtmois la dissemblance irnsque complète entre les mots et entre les racines est un fait grave et significatif quand il s'agit de deux langues pariées par des peuples que sépare un espace extrêmement étroit, et à
aui l'habitude de la navigation permet 'entretenir ensemble des relations presque cootiouelles.
Ce 6it caractéristique nous empêche d'adopter, jusqu'à preuve plus convaincante, l'opinion de M. d'Orbigny, qui fait des Fuégiens un ramena de la race araucanienne. Non^uiement leuphonie qui distingue la langue des Aucaf ne se retrouve en aucune façon dans les idiomes fuégiens, qui sont horriblement
(*} Hunboldt, Tater.
gutturaux, mais il y a encore différence
essentielle dans ces derniers entre euit. Les considérations physiologiques mihtent aussi contre Tassertion du savant naturaliste; si lesTekinica sont petits comme les Araucans, d'un autre côté, ils ont la peau couleur d'arajou, quoiqu'ils habitent un pays extréniem^ Misé et humide, circonstance qui, d*après le propre système de M. d'Orbigny, devrait éclaircir la couleur de la peau. Voici ensuite les Yacana-Kunny, qui , d'après le témoignage du capitaine Èjng et de ses officiers, ressemblent aux Patagons pour la taille, le teint, le costume, les armes et les usages.
Il y a donc lieu de croire que si le voyageur éclairé qui nous a été si utile dans notre travail eût été à même d'observer la population fuégienne dans son ensemble et dans ses individus, il aurait adopté des conclusions diffé> rentes. Malheureusement il déclare n'avoir vu qu'un seul Fuégien adolescent dans le nord de la Patagonie.
Ajoutez que lorsque M. d'Orbigny a écrit son Homme a/^i^rfcoin, fonvrago si e.xplirite de King n'avait pas encore été publié, et que, par conséquent, il n'a pas pu profiter des précieux renseignements que les nvants de l'eipédi-
tion anglaise ont rpcueîîlîs sur cette Fnlldnnd h Toncst, entoiiri^es d'une
Bation si peu connue jusqu'à eux. multitude d'îlots , dont quelques au-
Iiious durons, c<xiiiine M. d'Orbi^y, teurs portent le nombre à cent soigne M. Bory de Saint'Vincent a été xante-dîx. Elles sont 8iti*éfs pres^ induit en errent en rapportant les que à la hauteitr et h qu^itre- vingts Fué^iens à la race noire, eVst-à-dire, lieues du détroit de ^l.'t^ellan. Files à celle qui couvre une partie de la occupent un espace de soixante lieues terre de Dieuien (*). Sous le rapport de l'est à l'ouest , et de quarante de la couleur, rieû s'est pins exact; Cenee du sord au sud , espace commais, d'un autre r6t(^, il faut convenir pris entre Iok 51" 5' et r,T 46' de 1^ que la longueur et la ténuité des inem- titude auf^lrale, 60» et 63" 30* de loolires des Fuégieus, leur démarche gitude ouest, chancelante, learétraDge physionomie, La physionomie i^énéraledes Ma» dont le type est reproduiimins line de louines est singulièrement triste, nos pinnrhes, les rapprochent (rune Des montagnes escarpées . et qnelmaniere irappaate dê> populations du quefois taillées à pic; des falaises grand Océan. de rocbes grisâtres , dont la base est
Malgré le peu de imeignemente que- inceasaounent imttae par hs flots l'auteur du Voyagé dans l'Amérique d'une mer turtnilente ; des plages de mérWionale peut nous donner sur les sable, oij l'on n'entend que le sifflepeuples de la Terrc-du-Feu , qu'il n a ment des vents decliaîue-s et les cris pas visités, il n'en est pas moins re- rnuques et perçants des oiseaux et des grettable, même pour ce qui concerne ampnibies;de nombreuses crfqnes,sé> le*; Fuéizir-n^ , que ses observations dé- pnrées 1rs unes ries autres par des taillées sur les langues des nations pointes rocailleuses, et dont les bords australes n'aient pas encore paru. n'offrent qu'une végétation mala-
Ce préciettx travaH nous ékt pemiîB dire ; près de ces havres commodes et
d'examiner le rapport exact des idto- spacieux , de sombres ilôts ou des
mes fuégiens, dont King nous a donné écueils qui servent d'asile aux lions
nne idée, avec la langue des Patagons, marins; à Pintérleur, ries plaines im-
et de vérifier entre autres questions, menses, semblables par leur unifor-
%i hi migration asiatique^ constatée par mité aux pampas de rAméri(|ue méri-
iMnltc-Rrun et d'autres géographes , dionale , et sur lesquelles s'étendent,
s'est étendue bien au delà du Chili , en nappes monotones , les longues
.c'est-à-dire , jusqu'à l'archipel de la tiges des plantes rampantes ; çà et là
Terre«du-Feu. des ruisseaux où viennent boire les
£o attendant nous ne doiHom pas animaux sauvages ; des ravins oô te
que le nouveau vocabulaire dont nous Insalte élève sa colonne ré?;ulière: des
venons d'extraire le tableau qu'on a lu, masses solides , assemblées dans un
n'attire sérieusement l'attention des désordre efTrayant ; tels sont les oii-
personnes compétentes , car les lan- jets qui fra|)pent les regards du voja-
gues fiié^iennes offrent un élément de geur dans cet immense archipel. Ce
comparaison qui avait manqué Jusqu*à n'est pas à dire toutefois que, dans
cemomenL quelques-unes de ces îles si nombreuses, la vue ne trouve à se reposer sur
ILBS KAI4IIJI1VB8. des paysages moins attristants. Les
touffes d herbes et Tabondance des
Descbiption générale. Les îles courantes donnent à certaines
Malouines , nommées Falkland par localités un aspect plus gai ;j)arfoîs,
les Anglais , se composent de deux des myriades d'oiseaux de diifiérentcs
Iles .pnndpates, Soledad à l'est, et espèces animent le tableau par leurs
ébats. Quelquefois aussi , un navire à (•) L'homnir (Jionm), Càsai zoologique l'ancre ou un camp de pécheurs (U,i bli MIT le geure iiuumu, espèce mélauicaue.- sur^la grève prouvent à Tobservattiur
PÀTAGONIE, TERBfi-DU^FEU ET ILES MALOUINES. ^
ce eoin du nonde n^est pas outdié
honines.
La configuration du sol de ces Un, la nature des montagnes qui aeddentent leur surface; la présence d'une espèce de loop-renard qui, malné des caractères en apparenre différents , est la m^iTie r;ire que celle
r habite la Patagonie rt la Terre- Peu ; les nombreuses traces de fol> cans éteints, d'autres faits que nous ne vouions pas énumércr nnns «ne aussi courte notice , semblent indiquer que les Maloufnes ont été té« parées des contrées ma^llaniques par quelque révolution subite et terrible.
Telle est en effet Topinion de quelques navigateurs qui ont exploré le groupe des Falliland. D'autres pensent que ces îles ont drt surgir dri sein de l'abîme, par suite de l'abnissement des eaux, et ils prétendent le prouver par Iss ossements gigantesques trou* vés dans Pintérieur des terres, à une grande distnnce du rivage , ossements ont appartenu à des baleines , et foi n*ont certainement pas pu être portés dans ces eodroili éloignés par les eaux de la mer, même pendant les tempêtes les plus violentes. Nous ne prononcerons pas entre ces deux opinions, dont obrâne a eontntHeot en ^a favfv des iûts égitancnl signIA* catifs.
La température est plus douce dans cet archipel que ne le ferait
penser la latitude sous laquelle il est situé. Le thermomètre n'y monte guère au-dessus de 12" Réaumur, et descend rarement au-dessous du point ds congélation. Néanosoins, leTontdn sud est très-froid et amène les tempêtes qui désolent ces parages. Les vents dominants sont entre le sud- Mstot le nord-eoest; et eonMseili MNiflleot des côtes de la Patagonie, ils sont tempérés et dépourvus de propriétés nuisibles. L'humidité entrete- ■ae par le grand nombre des eoers d'eau est ici le fléau le plus redoutable, et celui dont se sont (OI^OUM plaints les anciens colons.
11 parait, d'après les ranports des
ni^lmm bMmm qdxelMfaentaiiz
Maloofnes, que le elfnmt de «es ^ké
est aujourd'hui moins froid qa*il ne l'était à l'époque des premiers étnhlissements. Le capitaine Weddel, qui, dans le cours de ses trois voyages anx* terres australes , a passé deux hivers atix Falkland , admet l'observation comme juste , et attribue le changement remarqué a la disposition deff fmmenset^inps de glace qu'oA felM contrait autrefois par la latitude de 50". C»'s masses flnttnntf*s passaient au nord, entre les Maiouines et la Géorgie, et refnMissaient singuliète-^ ment la température. Ce fait indiquerait aussi (les modifications importantes dans VétAi des ftlaoes <ki p6i4 austral. • • i -r»-»
PBODtTCTiONS. ^égUmm, La flore des Maiouines n'est pas très-riche < néanmoins, le botaniste peut y faire une moisson assez intéressante. Les plaines et les hautsun sent tmmU»
d'une espèce de foin qui s*élève Jos»
qu'à un pied et demi, et est un excellent fourrage pour les bestiaux.
On trouve sorles cdtes , dont le sel plus varié leur eoevieet nêeux. ceet vingt espèces defswe ém phsnércfa mes.
Dans l'intérieur, les agames se sont Neeontiés a« neeilNre dt ^etn»
▼ingt-dix-sept espèces , et enfin les ii« chens , les hépatiques et les mousses y composent un groupe de quarante boit espèces. Une aMMUnde de m plantes se troufsnt en Europe et m Canada. Le céleri rouge et blanc, d'une saveur douce et agréable, y pousse sans culture, ainsi que d'autres plantas antiscorbotiques, la providence dej équipages. Pernetty parle d'une plante qu'il nomme vinaigrette. Elle pousse dix-huit a vingt feuilles d'un vert clair, aasenblisB en rond en bout d*ane eneue couleur de cerise, grosse comme le tuyau d'une plume de corbeau, haute de sept à huit pouces. Elle ne
8oussequ*nne tige qui porte une seule eur blancbe, composée d'un calice à cinq feuilles , ayant la forme d'une petite tulipe, s'ouvrant de même , et exhalant une odeur d'amande trèisna? e. Les féuiUes de cette jpbuUe
sont découpées en cœur allongé et attachées à ia tige par la pointe ; elles fioot presque toujours pliées en forme decaoal, et sortent par groupe de Tœil d^une racine knigue figurant un chapelet , et couverte de petites écailles pointues , d'un rouge tirant sur ie cinabre. Le même voyageur décrit fort au long une autre plante qui a jus> qu'à dix à douze racines faites comme celle du salsifis, et fort allongées. Ces racines sont recouvertes d'une petite . Msv mlnee, soiia laquelle est une solietance collante, tendre, aqueuse, d'un
goût d'abord un peu douceâtre, qui lisse dans la bouche , en se développant, unesaveur si fortement anibréei qu'elle sent un peu rurine du chat.
Les Malouines n'ont que de frêles arbustes, en petit nombre , et de l'espèce des bruyères. La plante qui v auppMe le mieux et qui même ferait croire de loin qii*elles sont très-boisées, est une espèce de glaïeul, ou jonc plat et étroit, qui s'élève en motte de trois pieds au moins, et dont les lÎBuillei en touffes atteignent, en s'élendant au-dessus de la motte, la hauteur de six à sept pieds. L'intérieur de ces mottes ofire une voûte, comme soutenue par les tiges et les branches, dont les feuilles, privées d'air , sont Imtnes et pourries. D'autres planta s poussent quelquefois dans l'intérieur de la voûte, se font jour au travers, et a'éUhrent au-dessus. Cette rodte , au •orpius, est assez solide pour supporter un homme, mais pourvu qu'il n'y exécute pas de mouvements trop brusques , car un coup de talon de kotte , par «otemple , sufDrait pour la crever. Ces mottes distillent une gomme résineuse , blanche d'abord, quand elle est molle, de couleur d'ambte quand elle est aèehe. Elle a une odeur aussi aromatique et aussi forte ue relie de l'encens. Kxposée à \n amme d'une lampe, elle brûle comme la plus ûne résine , en exhalant une odetir fort douce , et laisse pour résidu une huile noirâtre , incombustible, et qui, en se refroidissant, devient un corps dur et collant. Cette gomme présente beaucoup d'analogie avec la
gomme ammoniaque : même saveur, même odeur , et même résidu après la combustion. La gomme que donne ce jonc , trattée par resprit-de-Tin , ne se dissont qu'en partie. Les tiges des mottes sont spongieuses , et se dépouillent peu à peu de leurs feuilles comme le palmier. Ces feuilles sont découpées en trois. Elles sont grosses comme celles du pourpier, niais d'un hoju vert, très-serrées les unes auprès des autres , disposées en rond, et formant an minett un enfon* cément peu sensible.
Les eaux qui environnent les îles Malouines sont presque aussi riches qu'elles en végétaux , et pourtant il n*y a guère lieu deciter que la plante nommée vulgairement 6atM/reua:. «Elle élève, dit Pernetty, ses tiges jusqu'à la surface des eaux, et s'y soutient au mo;ren d*une espèce d*ampoule pleine d*air , qui forme la naissance de la queue de la feuille. Les racines de ces bandreux , qui ont quelquefois jusqu'à vingt brasses de longueur, sont jaunes comme la tige de la plante. Entrelacées Tune dans l'autre , elles forment un paquet dans lequel se retirent les plus belles moules tant niagellanei qu'unies et communes. 9
Animaux, — liidépendamment dee bfpiifs, des chevaux , des porcs et des lapins , qui , apportés par les Kuropeens dans les îles Malouines , y ont prodigieusement multiplié et ? vivent a l'état sauvage, on trouve dans cet archipel une espèce de renard qui diffère des autres espèces connues. On croit ce dernier quadrupède narticulier an Falkland , parce qu'il a des proportions plus {];randc.s que le renard de la Patagonie et de la Terrcdu-Feu. Mais cette opinion nous paraît mal fondée. On sait aojourd*nui que la plupart des animaux transportés sous un climat différent de celui qui leur est propre , |ilares dans de nouvelles conditions d'existence , se métamorphosent en quelque sorte ^ tant sous le rapport physique que sous celui des mœurs. Ainsi on a vu des chats domestiques prendre , en vivant à rétat sauvage, un développement si