A MONSIEUR
LB U£UTEMANT«QfiNfiilAL PEEiST,
Ne tous étonnez pas, mon cher général, de trouver votre nom en téte l'une de icti pubiicaUonâ pr§squQ entièrement connpoiiée de des&inf 0n Tigtillef auiqueltct «• complaît aujourd'hui la librairie. Ka^uèr^f fl^McDt dfft Bënmrs HmlP» let tojmçes , d« toute» le« bîttoir«i» dei. vo^ragai ou de la littérature qu'elle ««ploiuît, ce fiirept eawite dat Séi^ met 3 Biaiateiiant on dcsMinie des piikfes/jm s^ et Ton a teHenent perfefttionné les procédés de gravure ci d'impression , que le bon marché de ces joli» ouvrages, h'wn snpt rit urs aux Hèsuméa et Beautés^ les fait descendre chea une classe do lecteurs où l'on ne soupçonnait seulement pas l'existence d'in-iS à peu près oubhé. Ceux-ci ne se tiraient guùres qu'à deux eùUe doftl la moitié passidt bientôt d^ certains magasins ^au pilon ou cbe« r^ieief. Il est det entreprise» pittoretqiiei dopi il se tire qi)io»e k ▼ingt wUe fliemplairea, efe que la lai^enr publique épuise promptemei|t. «
Un tel succès demu) la plut gvanda important à «e pareils livres, n serait à désirer que la rédaction en fût d'autant plus soignée que la presse essentiellement destructrice de l'erreur, déviée de son but, par des recueils pittoresques néj^'li gemment comjîoscs, pourrait, à l aide de jolies planches, devenir au contraire la voie par laquelle l'ii^morance , l'obscurantisme ou l'esprit de spécul.ilion inonderaient les peuples d'idées fausses en corroborant les plus absurdes préjugés. Malheureusement la plupart des écrivains, de qui la capacité et la probité scientifique sont choses constatées par de bons omrrages d'un prix élevé, publiés au temps où le genre d'industrie, dont rentrepreneur se sauve sur la quantité, n'était pas usitée, n*y ont point encore donné; la plupart même semblent croire qu'an siècle du positif, Ips choses ne valent que le prix qu'on v met, et que le libraire (jui commande un volume, dont la feuille se vend tl( iix sous, n'en peut guère donner cent ou deux cents francs à celui qui la lui lait. Est-il delà dignité d'un auteur accrédité de s'an clcr a de pareilles considérations? C'est, à mon
MDS| im grntui tort c^e d'y soogcr : la raison humaine demandera quelque
jour compte de pareilles pensées, à qui se les sera permises, car la presse pourra seulement parfaire sa haute mission lorsque les véritables savants, appréciant le secours que la civilisation doit tirer des publications destinées aux grandes masses, se livreront avec zcic et desiutcressemenl à la propagatioD de la vérité eo toutes cIumks. le ne me donne point poor saTant, mon cher général, mais pour écrivain consciencieux, que chMouille Tex* cusable vanité d*étre lu par les vingt mille souscripteurs de HM. Didot, et dans toutes les traductions qui se font de son recueil à i'étran^r. Je n*aî jamais fait imprimer une pajj^e <|ue je n'y nie mis tout mon savoir-faire en y exprimant tout ce que je croyais être la vérité; c'est dans cet esprit que j'accueillis la proposition de composer un ou deux volumes dans I'Univees pittoresque, et je viens vouji soumettre celte part de collaboration, parce que vous aimes aussi -la vérité et que vous la dites en tonte occasion. Ce n'est pas à ce titre seul que je vous en offre la dédicace. Je vais dans le présent 'essai traiter un sujet qui se rattache étroitement aux sciences géographiques oh vous excellez , et pour lesqudles vous montrez une prédileotion particulière dans le bel établissement dont je fais partie, établissement naticmal qui tire un nouveau lustre de la direction que vous sûtes lui imprimer. Par l'impulsion que vous avez l'art de donner à tout ce qui se trouve placé sous vos ordres, la maij;nifique carte de France, dont l'apparition avait langui si long- temps, avance avec une merveilleuse rapidité; r£spagnc, la Grèce , le nord de TAfiriqne, en un mot » tons l«s KeuK àii se sont montres des officiers d'état-major français, sont ou seront biaitdt aussi fidèlement connus et topographiquement représentés, que le peuvent être les environs de Paris, et l'histoire 'de nos guerres, écrite sur pièces , glorieux monument par lequel vous aurez signalé votre présence au dépôt va voii- jour pour éclairer les siècles futurs devant lesquels il ne sera plus permis de calomnier nos victoires ni de rapporter où elles ne furent jamais les causes des illustres revers de notre cliére France. Vous avez fait connaître, mon cher général, ce que peut le dépôt de la guerre, sous un chef infiitigable; permettes qu*à mon tour je fasse eonaaitre» par te fuhle tribn de reconnaissance qfie voîd , te rinoère et respectueux attachencnt «vee lequel je suis el serai à jamais votre tiés-dcvôiié ,