‹ L'universChapitre 3 sur 212 · II PREFACE · texte numérisé non relu

II PREFACE

nous fournit la matière d'observations curieuses. Les animaux et les plantes, la terre et les cieux se trouvent tour à tour mis en scène.

Et ceux qu'aura intéressés cette suite sommaire d'esquisses et de tableaux trouveront des développements plus complets dans les longues notes placées à la fin du volume.

Pour être à la hauteur de la tâche que j'ai entreprise, il eût fallu, je le sais, la science de Humboldt et la plume de Michelet; mais je ne m'en suis pas moins mis à l'œuvre, faisant ce que je pouvais pour réussir, et souhaitant de tout cœur que d'autres fassent mieux que moi.

Quiconque aspire au titre de savant a aujourd'hui une double mission : découvrir et vulgariser ; d'une main, il doit travailler au progrès de la science, et, de l'autre, à sa diffusion.

Les zoologistes et les botanistes qui honorent le plus notre époque ont montré, en publiant leurs cahiers d'histoire naturelle, qu'ils comprenaient cette mission sacrée.

Je n'ai fait que les imiter ici, dans un ordre un peu plus étendu : j'espère qu'on me pardonnera d'avoir suivi de tels exemples.

C'est en présence de la mer, et sur la magnifique plage du Tréport, que j'ai écrit tout ce livre, comme un repos d'esprit, pendant une vacance; et malgré sa forme élémentaire, j'ai cru cependant devoir placer mon nom en tête.

Sous le voile d'un pseudonyme, un de mes savants confrères de l'Académie des sciences a produit dernièrement un ouvrage analogue ; le lendemain, tout le monde en connaissait le véritable auteur. Et d'ailleurs, si l'œuvre est indigne de nous, il ne faut pas lui donner le jour; dès que nous y consentons, c'est que nous la croyons de quelque utilité, et alors

PREFACE. III nous ne devons pas craindre d'y placer notre nom. C'est ce que j'ai fait.

L'histoire de la nature se traduit dans la pensée, par une succession de figures; aussi, dans ce livre ai-je tâché de faire représenter le plus d'objets possible.

L'éditeur, qui n'a reculé devant aucun sacrifice, a mis à cet effet à ma disposition des artistes d'élite, dont j'ai été heureux d'avoir le concours. Je dois surtout remercier ici M. Faguet, aide-naturaliste à la Sorbonne, qui, étant à la fois botaniste instruit et dessinateur parfait, a donné aux dessins de végétaux un cachet tout particulier; puis, M. Mesnel, qui a dessiné avec beaucoup de goût toute la partie zoologique ; et enfin M. Emile Bayard, au crayon duquel on doit de charmants paysages.

Au Muséum d'histoire naturelle de Rouen, 1er novembre 1871.

Page 1