Nid de Fondia crythrops, Bonaparte. Du Muséum de Rouen
lacer grossièrement quelques herbes et d'en former une espèce de petite cupule dans laquelle la femelle se tient profondément enfoncée. C'est là qu'elle couve attentivement ses œufs, en regardant tout ce qui se trouve autour d'elle. La Fondia erythrops confectionne un de ces nids d'un imparfait tissu.
Les Cassiques et les Baltimores méritent d'être cités en pre-
mière ligne parmi nos ouvriers d'un nouveau genre, à cause de l'ampleur des véritables poches de famille qu'ils suspendent aux arbres.
Les nids du Cassique huppé sont confectionnés avec des
165. Nid du Carouge Baltimore. Oriolus baltimore, Gmelin. Du Muséum de Rouen.
herbes sèches ; ils ressemblent à de très-longs sacs évasés au fond, offrant pour entrée une ample fente allongée, située vers le haut et placée latéralement, de sorte que l'eau de la pluie glisse sur ses bords et ne peut pénétrer à l'intérieur de
cette vaste habitation de famille. Ces grands nids ont parfois deux mètres de longueur. Les Cassiques les accrochent aux branches des arbres, où, de loiD, ils semblent pendre comme d'étranges fruits d'une taille démesurée. Aussi, lorsque ces oiseaux sont nombreux dans la contrée, et qu'ils y bâtissent beaucoup de nids, ceux-ci, accrochés au milieu du feuillage des arbres, donnent aux paysages intertropicaux un aspect tout particulier et d'un effet absolument original.
Les nids du Garouge Baltimore sont plus courts, et confectionnés avec un duvet finement enchevêtré ; c'est un ouvrier qui travaille plus délicatement que l'autre, et auquel il faut une couche plus chaude et plus moelleuse. Ses constructions ont l'apparence de sacs de laine grossièrement tricotés, attachés sur les branches par une large surface, et dont l'ouverture est grande et arrondie.