AMBASSADEURS DE L’INDE ENVOYÉS EN CHINE
Des ambassades de ces différents pays furent envoyées près de lui. L’année 428 de notre ère , le roi d u rov au me
de Kapila (dans l’Inde) envoya un ambassadeur à AV en-ti, pour lui présenter une lettre de soumission et lui offrir des diamants, des anneaux précieux, des bracelets, ainsi que d’autres ornements d’or ciselé, et deux perroquets, l’un rouge et l’autre blanc.
L’annee 441, le roi du royaume de Soii-mo-U envoya aussi un ambassadeur offrir des productions de son pays.
■\Yen-ti fit quelques règlements administratifs conçus dans l’intérêt du peuple. L’un de ces règlements portait que les magistrats ne seraient pas continués dans leurs emplois au delà de six ans. 11 déclara ensuite la guerre à l’empereur du nord de la Chine, dont la puissance augmentait chaque jour, et qui comptait déjà seize petits souverains qui lui étaient soumis. W'enti perdit la première bataille; mais dans la suite, par l’expérience et la bravoure de son premier ministre, il remporta sur lui plusieurs victoires.
Ces grands succès causèrent la perte de l’habile général. L’empereur, craignant qu'il n’abusât du crédit et de l’autorité puissante qu'il avait ainsi obtenus, le (it mourir. Des lors lès succès se changèrent en revers; les troupes de fV en-ti furent défaites par celles des IVei, et il se fit un si grand carnage departet d'autre, que les campagnes en furent inondées, et que les oiseaux s’enfuirent au loin.
L’empereur du Nord, qui se nommait Taï-wou-ti, suivit une politique différente de celle de YVen-ti : il fit périr tous les bonzes ou prêtres de Bouddha qui étaient dans ses États, et réduisit leurs temples et leurs idoles en cendres.
L'année 453 de notre ère, "Wen-ti fut tué par son fils aîné, qui le fut immédiatement à son tour par son frère, lequel régna ensuite sous le nom deWouti ( empereur guerrier, 454). Ce prince était instruit dans les sciences chinoises; il était aussi très-habile à monter à cheval et à tirer de l’arc, et il avait un goût immodéré pour la chasse. On lui attribue une politique assez habile pour maintenir les aînés de sa famille sur le trône impérial. Les priucipaux
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princes des Soung possédaient de vastes domaines, qui étaient comme des fiefs de l’empire. Ils tenaient leurs vassaux dans une dépendance si absolue, qu’ils pouvaient, quand il leur plaisait, leur faire prendre les armes et leur imposer tels tributs qu’ils jugeraient à propos. Ce système vicieux avait été la perte de plusieurs dynasties précédentes. \Vou-ti fit adroitement cesser ces abus en se faisant solliciter par eux de reprendre l’autorité souveraine sur tous les domaines ou fiefs de l’empire.
Les relations avec l’Inde et les autres pays occidentaux de l’Asie continuèrent sous Wou-ti; les fVe\ et les autres peuples voisins de l’empire cessèrent leurs excursions. Mais une mort prématurée enleva cet empereur à l’âge de trente-cinq ans (464 de notre ère), et livra le pouvoir,, souverain à quatre espèces de monstres, qui seraient le rebut de l’humanité, si des êtres pareils ne se représentaient trop souvent aux yeux de l'historien pour les ranger dans les aberrations extraordinaires de la nature. L’un d’eux, Ming-ti (465- 472, V empereur illustre), était d’un caractère si féroce, qu’il fit mourir treize jeunes princes du sang impérial et ses neveux pour son joyeux avènement. N’avant point d’enfants, il introduisit des hommes près de ses concubines, dans le dessein, s’il pouvait ainsi se procurer un enfant mâle, de tuer aussitôt sa mère, et de donner l’enfant à l’impératrice qui était stérile. Il éleva à la première dignité de l’empire Siao-tao-tching , qui sera le fondateur d’une nouvelle dynastie, élevée par lui sur les ruines de celle des Soung, après avoir trempé ses mains dans le sang des deux derniers empereurs. La conduite du premier(TcHOU-vu, 473- 476), ses inclinations basses et sa cruauté, parurent légitimer l’arrêt fatal qui le condamnait à périr avec sa dynastie. Siao-tao-tching, le premier ministre, donna ordre aux eunuques du palais de s’en défaire; ils lui coupèrent la tête un soir qu’il rentrait ivre, suivant son habitude. Le premier ministre , ne jugeant pas encore le mo-
ment assez favorable pour s'emparer du pouvoir souverain, lit proclamer empereur un autre fils adoptif de Ming-ti, qu’il renversa bientôt luimême , après s’étre défait de tous ceux ui auraient pu empêcher l’exécution e ses desseins.