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CONSTRUCTIONS DE PALAIS NOUVEAUX, DE CANAUX ET DE MAGASINS PUBLICS

« L’empereur ne se contenta pas de bâtir partout des palais superbes (*), il construisit aussi des ca-

(*) Les historiens chinois rapportent des choses gigantesques de cet empereur; il Gt construire deux greniers publics d'une grandeur prodigieuse, dont l’un avait deux lieues de tour, et un p<trc qui en avait quinze, au milieu duquel se trouvaient des palais, et dans lequel il se promenait à cheval accompagné de plusieurs milliers de concubines, également à cheval, qui le suivaient avec des chants et des instruments de musiqaie. (Voy. la pl. 58, tirée des Faits mèm. des empereurs chinois). Lorsqu’il voulut traverser le Hoang-ho , il prépara une flotte de plusieurs milliers de vaisseaux, qui occupait une étendue de quatre lieues. Il avait fait construire une si grande quantité de barques magniûques pour son usage, qu’elles occupaient vingt lieues à la Gle. Quand elles étaient en mouvement, les deux côtés du fleuve devaient être bordés par des cavaliers auxquels les villes voisines étaient obligés de fournir des vivres de ce que l’on pouvait trouver de meilleur. (Voyez la pl. 57 tirée des Faits mémorables des empereurs chinois). Quarante -quatre chefs et rois barbares du nord et de l'occident de la Chine se soumirent à lui. [1 Gt revoir et réimprimer par plus de cent littérateurs les ouvrages sur l’art militaire, la politii|ue, la médecine et l’agriculture; sept mille volumes des différentes sectes religieuses virent le jour. Il institua le grade de docteur, qui s'est perpétué jusqu’à nos jours, tant dans l’état ci\ il que dans l’état militaire. Il employa douze cent mille hommes, tant j»ar mer que par terre , pour soumettre les Coréens , sans pouvoir en venir à bout. Il Gt aussi réparer la grande muraille avec un million d'hommes; il en employa deux à l'embellissement de la 'ville de Lo-yang, et à la construction d’un plais où il u’entra que des pierres et des bois tirés des provinces éloignées. <æ fut pour en faciliter le transport , bien plus que dans l'intérêt général, qu'il voulut faire communiquer ensemble les deux principaux fleures et d’autres grandes rivières.

naux pour faciliter les communications entre les provinces de l’empire.

Il fit également élever de vastes magasins destinés à mettre des grains en réserve, et défendit d’y toucher, hors le temps de disette.

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