COMMERCE AVEC LES PEUPLES OCCIDEN- TAUX
« Sous son règne, le commerce intérieur de la Chine fut très-florissant , et les peuples de l’Occident vinrent aussi en foule trafiquer à Tchang-ye , ville qui s’appelle à présent A an-tcheou, et qui est située oans la partie la plus orientale de la province de Kan-sou. On fut obligé, pour empêcher le désordre, d’y établir des magistrats particuliers, chargés de la surveillance de ces étrangers. On profita de cette occasion pour recueillir toutes les notions que l’on pouvait tirer de ces marchands sur les pays occidentaux, et on dressa une carte représentant les quarante-quatre principautés qui y existaient, réparties dans trois grandesdivisions naturelles.
Cette carte commençait à la mont: gne de Si-khing , située vers le lieu ou le Hoang-ho, ou fleuve Jaune, entre en Chine, et s’étendait jusqu’à la mer Caspienne. Au milieu de cette carte, on voyait les hautes montagnes du Thibet septentrional , appelées par les Chinois du nom collectif de Kouen4ûn.
Trois routes principales conduisaient delà Chine à l’Occident :Ja première se dirigeait par Y ou (Khamil) , ou par le pays des Ouigour orientaux ; la seconde par celui des Kao-lchang, qui sont les Ouigour occidentaux; et la troisième par Chen-chen , petite principauté qui se trouvait autrefois au sud du lac Lop, et qui paraît, depuis plusieurs siècles , être ensevelie sous les sables mouvants.