CONQUÊTES DES THIBÉTAINS
Les armes chinoises ne furent pas
aussi heureuses contre les Thibéfains :
que contre les Coréens. Commandées par deux généraux chinois qui n’étaient
Ïias d’accord sur la manière d'attaquer 'ennemi , elles furent battues et détruites séparément par les troupes thibétaines (069) dans le pays de Kokonoor. Et , à cette occasion , les historiens chinois louent la prudence et l’habileté des ministres de la cour du Thibet. Cette puissances’agrandit beaucoup par ses conquêtes des possessions chinoises de l’Asie centrale (*). On rapporte cependant que, malgré ces conquêtes , le roi du Thibet envoya , en 072, un ambassadeur à l’empereur de la Chine, pour lui payer un tribut. L’empereur l’interrogea sur les mœurs et les coutumes de son pays. Cet envoyé répondit avec beaucoup de sens :
« Nous nous conservons en bon état , parce que la sincérité , l'union et le zèle pour le bien public régnent à la cour ; on sacrifie le bien particulier au bien général. » Toutefois , le bon accord ne subsista pas longtemps entre la Chine et le Thibet, car, en 678, l’armée chinoise , forte de cent quatrevingt mille hommes, fut défaite par les Thibétains, près du grand lac de Kokonoor.
En 674, le prince persan que l’empereur chinois avait nommé roi de Perse, se rendit à Si-ngan-fou. Il accepta le titre de commandant des gardes.