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LES ARABES ET AUTRES ÉTATS DE L’ASIE SOUMIS A LA CHINE

L’histoire chinoise fournit un grand nombre de renseignements curieux semblables à ceux que nous venons de citer. On y trouve qu’en 715 de notre ère, le roi du Thibet ayant fait une rande irruption dans le pavs de Paan-na, qui faisait autrefois partie du royaume des Ou-sun, le prince du pays, allié des Chinois, vint dans le Gan-si (comprenant les gouvernements militaires chinois dans l’Asie occidentale), chercher du secours. Le général chinois qui y commandait assembla ses troupes, prit en outre dix mille hommes du pays de Kiu-tse, fit plusieurs milliers de fi à l’ouest, soumit plus de cent villes, et envoya des lettres aux pays voisins , pour qu’ils eussent à reconnaître la souveraineté de l'empereur de la Chine. Le royaume de Ta-chi (ou des Arabes) et huit autres États reconnurent l'empereur de la Chine pour leur suzerain. Le général chinois rev int glorieux, après avoir fait ériger, dans le pays occidental, une colonne où il fit graver le détail de son expédition.

L’année 7 17, les Turcs occidentaux, mécontents des Chinois , portèrent le khalife et le roi du Thibet à les aider de leurs troupes pour s’emparer des ouvernements chinois de l’Asie occientale. Les Thibétains , les troupes du khalife et les Turcs assiégèrent deux villes dans le pays de Kaschgar.

Les Chinois , aidés de plusieurs hordes turques du voisinage deTourfan , firent lever le siège de ces villes, et il y eut une trêve dé faite avec les Turcs occidentaux et avec le Thibet.

En 718, les Turcs du Nord demandèrent la paix aux Chinois.

En 719, les rois de la Sogdiane et

d’autres États voisins envoyèrent des ambassadeurs à l’empereur de la Chine, pour le prier de les protéger contre les vexations des khalifes.

Les Mémoires de l’histoire des Thang sur le royaume de Ta-lksin ou Fou-lin (empire romain d’Orient), disent que l’année 7 19 de notre ère , le roi ou empereur de cette contrée offrit un tribut à l’empereur chinois par l’entremise d’un religieux ou pretre d’une grande vertu , et qu’il lui fit hommage d’un lion.

«L’an 713, dit le P. Gaubil , le prince ou roi de Kia-che-mi-lo (Cachemire) avait envoyé une ambassade à l’empereur Hiouan-tsoung. Le roi de Cachemire , de même que celui du milieu des Indes, était grand ennemi du roi du Thibet. L’an 720, l’empereur donna au prince de Cachemire les patentes de roi. Ce pays, dit l’histoire chinoise, est difficile à attaquer; il est environné de très- hautes montagnes (*), et la ville royale est près d’un grand fleuve ; le pays est abondant en tout, et il y a d’excellents fruits, des raisins, de l’or, de l’argent , des éléphants. Dès le temps de l’empereur Taï-tsoitng, le roi de Ou-tchang (voisin de A ’i-pin, Kopène , ou Samarkande) envoya à l’empereur des ambassadeurs. Depuis ce temps-là, le roi de Ou-tchang et les princes voisins furent fortement attaqués par les khalifes; mais ils ne voulurent jamais reconnaître leur autorité ; ils rendirent toujours hommage à l’empereur. On dit aussi que les princes de Tabarislan (To-po-sse-tan) , sujets du roi de Perse ( Po-ssc ), avaient le titre de généraux des pays orientaux de Po-sse ; ils résistèrent longtemps aux khalifes, et ils reconnaissaient pour leur souverain l’empereur de la Chine.

L'année 732, le roi du Txao occidental ( pays vers le nord-ouest de Samarkande) et celui de Gan (à l’est de Samai kande) envoyèrent des ambassadeurs à l’empereur pour le prier

(*) La description du Cachemire parMAtodaic-lii» est conforme à celle-ci.

L’UjNIVERS.

d’envoyer une armée contre le khalife à habit noir.

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