‹ L'UniversChapitre 188 sur 348 · PROTESTATION D'UN GOUVERNEUR DE PROVINCE · texte numérisé non relu

PROTESTATION D'UN GOUVERNEUR DE PROVINCE

Il se trouva un gouverneur de province qui eut le courage de protester contre le pouvoir honteux des eunuques. Il écrivit à ce sujet à l’empereur, et il les accusa fortement du crime u’ils avaient commis, en usurpant le roit de se faire justice eux-mêmes.

< Dans la supposition même du crime

de révolte , disait-il , c’est à l’empereur et non aux eunuques à juger et à condamner. C’est le souverain qui a droit d’assembler et de faire marcher des troupes contre des révoltés; la seule crainte de perdre ma famille m’empêche de marcher à la capitale à la tête de mes troupes pour y aider Votre Majesté à exterminer ces scélérats d’eunuques. *

L’empereur Wen-tsoung , qui avait eu le désir , mais non la volonté et la force de se défaire du pouvoir oppresseur des eunuques , mourut consumé de chagrin (840). Un de ses frères lui succéda sous le nom de Wou-tsoung.

Son règne (841-846), quoique court, ne manqua pas de grandeur. Il purgea les limites de la Chine des tribus turques et thibétaines qui depuis longtemps avaient empiété sur leterritoireae l’empire. 1 1 dut une pa rtie de ces avantages au choix qu’il sut faire de bons ministres, et au casqu’il sut faire aussi des remontrances que les gens sages et éclairés lui adressaient. En suivant les conseils d’un sage ministre , l’empereur recou- . vra peu à peu son autorité, et il commença à être craint et respecté soit par les eunuques, soit par les grands, dont quelques-uns avaient tente de se rendre indépendants. Les censeurs de l’empire purent, en toute liberté, lui faire leurs représentations, pour lesquelles ils étaient souvent loués et même récompensés.

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