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XVI* DYNASTIE. I.ES TÇIN POSTÉRIEURS

Les Tartarcs Sie-tan , du Liao-toung actuel, avaient fortement contribué a l’élévation de K.ào-tsou, le fondateur de la petite dynastie de 7Wn(93G-942); mais leur chef fit des difficultés pour le reconnaître en sa qualité d’empereur, lorsqu’il se fut emparé de ce ti-tre , dont il voulait se revêtir lui-même. Kao-tsou, pour le satisfaire, lui céda seize villes de la province du Pé-tchili, les plus voisines du Liao-toung, et il s’engagea à lui donner chaque année trois cent mille pièces d’étoffes de soie. Cette lâche concession qui plaçait la Chine au rang de tributaire d’un petit état barbare fut la source d’une infinité de guerres qui désolèrent cet empire pendant plus de quatre cents ans.

Son successeur, qui régna quatre ans (943-94G), ne put se maintenir au pouvoir; il fut détrôné par les Tartarcs du Liao-toung, avec lesquels son oncle avait conclu le honteux traité de paix qui avait tant humilie la Chine.

XVIIe DYNASTIE. LES HAN POSTÉRIEURS.

Les troupes tartares du Liao-toung, qui ne trouvaient nulle part de la résistance, ravagèrent toutes les provinces du nord de l’empire. Elles pénétraient déjà dans celles du midi,

lorsqu’elles furent arrêtées ( 947 ) , par des bandes de malfaiteurs que le nouvel empereur, général distingué avait organisées pour les leur opposer.

«Je ne croyais pas, dit le chef des Tartares , qu’il était si difficile de vaincre les Chinois » ; c’est pourquoi , se contentant du riche butin qu'il avait fait, il s’en retourna dans le Liaotoung.

Le second et dernier empereur de cette dynastie fut Yn-ti ( 9-18-950) , dont la jeunesse et le caractère faible donnèrent lieu au soulèvement des provinces occidentales. Les eunuques, quelque temps comprimés , relevèrent la tête; par leurs intrigues ils fomen tèrent une sédition dans le palais, ou milieu de laquelle l’empereur fut tué.

Un de ses généraux, nommé Ko-weï, qui avait battu et repoussé les Tartares du Liao-toung, fut proclamé empereur, et chef d’une nouvelle dynastie.

XVIIIe DYNASTIE. LES TCIIÉOU POSTÉRIEURS.

Le nouvel empereur, qui fut nommé Taï-tsou, fixa sa cour à Lo-yang.

Dans la première année de son règne, il voulut visiter le tombeau de Khoungtseu, auquel il donna des titres royaux, pour mieux marquer aux yeux du peuple le respect qu’il portait à la mémoire de ce grand philosophe. Quelques-uns de ses courtisans lui représentèrent que cet honneur ne convenait point à un homme qui avait été toute sa \ie le sujet d’un petit roi de l’empire chinois. «C’est précisément, leur répondit T AÏ-TSoiJ, parce qu’il a été le maître et l'instituteur des rois et des empereurs, qu’il doit recevoir de pareils honneurs. »

Cet empereur n’avait point d’enfants; il en adopta un, qui tut son successeur sous le nom de Chi-tsoung (954-959); ce jeune homme joignait l’amour des sciences à la plus grande valeur, à une connaissance approfondie de l’art militaire, et à une plus grande simplicité encore. Il portait si loin la modestie, que, parvenu au trône , il fit placer dans son palais une

charrue et un métier de tisserand, pour ne point perdre le souvenir de l’état de ses ancêtres.

Dans un temps de disette, il ordonna qu’on ouvrît les greniers publics, et que l'on donnât le riz à vil prix; il voulut en même temps que ceux qui ne pourraient pas encore le payer, le reçussent à créait, pour en acquitter le prix lorsqu’ils en auraient les moyens.

On lui représenta que la plupart de ceux qui le recevaient ainsi étaient si pauvres, qu’ils ne seraient jamais dans ce cas. «Eh! ne savez-vous pas, répondit l’empereur , qu’ils sont mes enfants , et que je suis leur père? Avez-vous jamais vu qu’un père , sachant son fils pressé de la faim , l’abandonne et le laisse périr, parce qu’il prévoit qu’il ne sera

Jamais remboursé de ses avances?»

în même temps il fit fondre toutes les statues des idoles, pour en frapper de la monnaie qui était devenue très -rare. Il encouragea la littérature, et il était versé lui - même dans la connaissance des meilleurs écrivains chinois. Il eut à soutenir une lutte assez sérieuse contre plusieurs chefs de petits États qui s’étaient rendus indépendants sous ses prédécesseurs, et qu'il voulait faire rentrer dans la grande unité de l’empire. Plusieurs d’entre eux se soumirent à lui ; et les Tartares du Liao-toung, qui avaient fait deS incursions en Chine , furent repoussés au delà de la frontière septentrionale. Sa mort prématurée

ià 39 ans) vint tarir cette nouvelle dylastie dans sa source. La jeunesse extrême de son fils , qu’il avait placé sous la tutelle de son premier ministre, homme éclairé et très-distingué dans les armes , qui avait rendu de grands services à l’État , décida les grands de l’empire et les généraux commandants des troupes à le nommer empereur à la place de son pupille. La nécessité d’avoir une main habile et ferme au pouvoir pour repousser les irruptions incessantes des Tartares du Liao-toung, et pour maintenir les gouverneurs des rovinces dans l’obéissance , fut sans oute un motif politique suffisant pour autoriser cette nomination élective du

chef de l’empire , au détriment d’un« dynastie héréditaire encore dans les langes.

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