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RÉSISTANCES PARTIELLES ET DÉSESPÉRÉES

Dans l’année 1356, les rebelles investirent la ville de Hoaï-ngan, rompirent les digues , creusèrent des fossés et inondèrent les environs. Un Tartare envoya des secours par le Hoang-ho; ces secours furent pris. La ville ayant été abandonnée à elle-même, les habitants et les soldats résolurent de mourir avec leur gouverneur, qu’ils aimaient comme leur père. Les personnes tombaient de faiblesse dans les rues, et aussitôt elles étaient tuées et mangées par d’autres qui mouraient de faim; mais ce ne fut qu’après avoir mangé les herbes , les feuilles , les chiens , les rats , les crapauds, les cuirs, qu’on se détermina à mangerde la chairhumaine (**).

La ville, qui était très-peuplée au commencement du siège, se rendit fauta d’habitants pour la défendre.

Pendant que s’opérait la grande révolution qui allait ôter l’empire aux conquérants mongols , on vit se renouveler, dans plusieurs villes assiégées par les révoltés, ces déplorables calamités, ces scènes humiliantes pour l’humanité, que l’on vient d« rapporter. Le siège des villes fortifiées fut d’autant plus long, la résistance des

Ï*) Foung-yang-fou dans le Kiang-nàn. ' **) Gaubil, lieu cité, p. 397.

gouverneurs fut d’autant plus opiniâtre, que la plupart de ces derniers étaient mongols.

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