COMMENTAIRES SDR LES UVRES CLASSIQUES
Dans l’année 1415, il chargea quarante-deux docteurs de l’académie des Han-lin , de composer des explications plus amples que celles qui existaient déjà des livres classiques , en leur recommandant de prendre principalement pour guides les deux interprètes Tching-tseu et Tchou-tseu , qui florissaient sur la fin de la dynastie des Soung. Ces mêmes docteurs composèrent aussi un grand ouvrage philosophique, intitulé: Siny-lir/a-tsiouan, ou Traité complet de ph ilosophie naturelle, dont il sera question ailleurs.
Jin-tsoung (1425). Ce prince ne
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régna que quelques mois; il manifesta cependant, dans ce court intervalle de temps , d’excellentes qualités et une grande affection pour le peuple. Ayant appris que la province de Chnn-toung était désolée par la famine , il résolut aussitôt d’y envoyer son premier ministre, afin de la secourir. Ce ministre lui représenta qu’il fallait consulter deux tribunaux suprêmes, sur les moyens d’assister cette province.
L’empereur , écoutant plutôt son humanité que toute outre considération politique, répliqua : « Point de délibérations et de retards; quand le peuple souffre les tourments de la faim, il faut le secourir avec autant de promptitude que s’il s’agissait d’éteindre un incendie, ou d’arrêter une inondation subite. »
On lui attribue la construction, à Péking, d’une maison pour les descendants du philosophe Khoung-tseu.
Livré à l’astrologie, il crut, une nuit, avoir aperçu un changement dans les étoiles; et*, pensant que c’était pour lui un signe funeste, il dit à ceux qui étaient près de lui : « C’en est fait de moi , l’heure de ma mort frappe à ma porte; « et il mourut de langueur quelque temps après.
Siouan'-tsousg(1426-1435).StoüANtsoung, son fils, lui succéda. Cet empereur, qui régna dix ans, avait l’habitude de se déguiser et de se mêler parmi le peuple, afin de mieux connaître la vérité qu’on pouvait lui cacher. Dès le commencement de son règne , il porta un édit qui défendait de conférer le degré de licencié aux lettrés qui n’auraient pas atteint l’âge de vingtcinq ans.
Un de ses oncles s’étant révolté et ayant été fait prisonnier, il le condamna à une prison perpétuelle. S’étant mis lui-même à la tête de son armée, il défit une troupe nombreuse de Tartares, qui avait fait irruption sur le territoire de l’empire.
Il donna au gouverneur de la Cocbinchine le titre de roi; mais, au bout de trois ans , ce roi fut tué par des rebelles de la famille Li. Ces derniers envoyèrent aussitôt des exprès à
l’empereur pour se soumettre et demander grâce. L'empereur, ayant pris l’avis de son conseil , craignant qu’une guerre en Cochinchine ne fût onéreuse a l’empire, sans lui procurer aucun avantage , s’abstint de toute démonstration hostile , et renvoya les exprès avec des titres de dignité.
A la même époque , le feu prit au palais impérial , et dura pendant plusieurs jours. La violence de l’incendie fût si grande, qu’une quantité prodigieuse d’airain, d’or et d'argent, fut fondue par les flammes; on en fabriqua un grand nombre de vases, qui sont aussi recherchés et d’un aussi haut prix aujourd’hui que l’était autrefois rairain de Corinthe.
Yng-tsoung (1430-1449). Siobahtsoung étant mort à l’âge de trentehuit ans, son fils aîné, âgé de neuf ans seulement, lui succéda. Ce fut l’impératrice mère et le principal eunuque qui prirent les rênes du gouvernement. Dans la première année de son règne, on fit rebâtir les neuf portes de la ville impériale. La troisième année (1438) , un édit fut publié en son nom , par lequel il défendait de rendre aucun honneur au philosophe Khoung-tseu, dans le temple des idoles.