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APPENDIX

Histoire des relations des nations étrangères avec la Chine , tirée d’un essai topographique sur Canton, publié par le vice-roi de cette province, en 1819.

Dans le temps de Hoang-ti (2637 avant J. C.), un étranger vint du Sud, voyageant sur un cerf blanc, et offrit, comme tribut, une coupe et des peaux.

Dans le temps des Hia (2205-1784 avant J. C.), des insulaires apportèrent, comme tribut, des vêtements brodés de fleurs.

Dans le temps des Chang (1785 avant J. C.), les Youe-yéou de l’Est, dont les cheveux étaient coupés courts et dont le corps était décore (tatoué), apportèrent des caisses de peaux de poissons , des épées courtes et des boucliers.

Ils apportèrent, du Sud, des perles, des écailles de tortues, des dents d'éléphants, des plumes de paons, des oiseaux et des petits chiens.

Dans le temps des Tchéou, lorsqu’ils conquirent les Chang (vers 1134 avant J. C.), les communications avec huit nations barbares furent ouvertes.

Dans le temps des Han occidentaux (environ 200 avant J. C.), des personnes vinrent de Kan-tou, Lou, Hoang-tchi et autres nations du Sud.

Les plus près étaient d’environ dix jours de marche, et les plus éloignés d’environ cinq mois; leurs territoires étaient larges et populeux , et ils avaient beaucoup de productions et d'objets rares.

' L’empereurWou-Ti (140 avant J. C.) envoya des ambassadeurs capables dans différentes contrées mercantiles, où ilg obtinrent des perles brillantes, des pierres précieuses, des curiosités variées, de l’or jaune, etc. Ils furent bien reçus partout où ils se rendirent; et, depuis ce temps, les articles ci-dessus continuèrent d’affluer en Chine.

Dans le temps de Kouang-wou (56 après J. C. ), les barbares amenè-

CHINE

rent des chevaux; Ma-yit an éleva des haies de pieux pour prévenir les irruptions des étrangers méridionaux et occidentaux ; les nations situées à l’ouest changèrent leur nom vers cette époque; Tien-tchou (l’Inde), Thsin (l’empire romain), et d’autres nations, depuis ce temps, vinrent par mer, et eurent beaucoup de relations avec Canton.

Dans le temps des Soûl (600 après J. C-), des ambassadeurs furent envoyés chez les nations environnantes.

Dans le temps de la dynastie des Thang (618 après J. C.) , un marché régulier fut ouvert à Canton, et un officier fut envoyé pour recevoir les droits du gouvernement.

Dans le temps de Chun-hoa (1200), le résident des étrangers, à Canton, reçut des Chinois des métaux, de la soie, de l’or, etc. Il donna en retour des cornes de rhinocéros, des dents d’éléphants', du corail, des perles, des pierres précieuses , du cristal , des étoffes étrangères, du papier, du bois rouge, des médicaments, etc.

Un conseil ou tribunal des revenus fut établi à la capitale.

Dans la seconde année Ta-kouan (1108), les provinces de Tchê-kiang, Fo-kien et Kouang-toung, furent désignées pour recevoir les navires étrangers; un officier supplémentaire fut envoyé à Tehintchéou.

Dans la troisième année, les marchands étrangers désirèrent se rendre dans d’autres ports , et assurèrent qu’ils n’avaient point d’articles prohibés. On le leur permit, et on leur donna des armes pour leur défense.

Dans la quatrième année Tchingho ( tl 13), les capitaines de navires envoyèrent des tributs de pierres précieuses, des cornes de rhinocéros et des dents d’éléphants.

Dans la première année Kim-yen (1127), il fut publié un édit proclamant que beaucoup de choses -inutiles étaient importées dans l’empire; que dès lors les pierres précieuses pour anneaux, etc. , pouvaient être achetées avec de l’argent ; et que , si les étrangers étaient fraudés, les Chinois seraient sévère-

ment punis. Il fut cependant permis aux officiers du gouvernement d’accepter des dents d’éléphants et des cornes de rhinocéros.

On trouva à cette époque qu’il y avait une grande rareté de métaux, >arce que l’on en avait trop exporté îors de l’empire; et, quoique les lois fussent sévères à ce sujet, l’exportation par fraude avait toujours lieu.

Dans le temps de Yng-tsoung et de Chun (1321-1333), le commerce, fut deux fois suspendu , et il fut ouvert de nouveau l’année suivante.

Il fut arrêté que les nations étrangères apporteraient un tribut tous les trois ans. Les règlements, à Canton, furent rendus extrêmement sévères.

Les navires apportant les tributs durent débarquer leur chargement et attendre que la récolte fût achevée. Cent vingt-deux maisons furent bâties poui la commodité des étrangers.

Dans Ta douzième année Tchingte (1518), des étrangers venus de l’Ouest, nommés Fa-lan-ki (Français, Francs), dirent qu’ils apportaient un •tribut, et ils entrèrent brusquement dans la rivière, et, avec leurs canons terriblement retentissants, ils ébranlèrent au loin la place. Il en fut rendu compte à la cour, et un ordre fut reçu qui enjoignait de les repousser immédiatement et de suspendre lecommercé.

Après cela, peu de tributs furent apportés à Canton; ils se rendaient dans le Fou-kien.Le gouverneur de Canton écrivit ensuite à la cour, et il obtint la permission de rouvrir le commerce.

Dans la première année Young-lo (1425), le roi du Portugal (*) envoya un ambassadeur; trois années après, il en envoya un autre avec un tribut.

L’empereur lui écrivit, l’établit roi de Kou-li, et lui donna un sceau d’arent. Dans la cinquième année, il oronna à un de ses eunuques de lui envoyer de la soie pour ses officiers.

Dans la sixième année de Kang-hi

(*) Si-yang-kouë : Nation de f océan Occidental; nom donné p-ir les Chinois aux Portugais à l'époque de leurs grandes découvertes et conquêtes eu Asie.

(1668), un ambassadeur et sa suite Anglais), ne vinrent pas en Chine dans furent reçus avec une lettre écrite sur les anciens temps. Dans l’hiver de la des feuilles d'or, un portrait du roi, vingt-neuvième année ff^enli (1601), une épée ornée d’or, et un fourreau deux ou trois larges navires arrivèd’or et de pierres précieuses (ainsi que rent à Macao; les vêtements des hombeaueoupd’autresobjetsprécieuxcites). mes qui les montaient étaient roulis offrirent à l’impératrice une large ges, leur taille haute et leurs cheveux glace qui représentait les objets, un rouges , leurs yeux étaient bleus et en* collier de corail, de l’ambre, de l’eau foncés dans la tête, leurs pieds étaient de rose et d’autre» parfums. de quatorze pouces de longueur; ils

L’empereur leur donna gracieuse- effrayaient le peuple par leur étrange ment, en retour, de l’argent, quatre- apparence. Les étrangers, à Macao, vingts pièces d’étoffe de soie, etc.; il leur demandèrent pourquoi ils étaient donna à l'ambassadeur soixante-six venus. Lorsque leur réponse fut trapièces d’étoffe de soie et cent laëls duite, il parut qu’ils dirent : » Nous (onces) d’argent ; au second de l’am- ne sommes point des pirates; nous ambassade, dix-huit pièces d’étoffe de portons un tribut. » Mais comme ils soie et cinquante taëls; au prêtre, dix- n’avaient pas encore paru dans ce pays huit pièces d’étoffe desoie et cinquante iusque-là, et qu’ils n’avaient point de taëls; aux dix -neuf attachés, chacun lettre, l’oflicier qui commandait à Madix pièces de soie et vingt taëls. cao refusa de les recevoir.

Dans la cinquante-neuvième année L’oflicier chargé de la perception (1720), une autre ambassade fut reçue des droits manda le capitaine dans la à la cour. Au neuvième mois, le roi du citadelle et l’v retint un mois, au bout Portugal envoya un /a-hio-sse (minis- duquel il le renvoya à ses vaisseaux, tre d’Etat) avec un tribut; il avait vingt Dans la deuxieme année de l’empepersonnes à sa suite. reur Kano-hi, ils envoyèrent un roi

Dans la troisième année de Yung- de l'Océan (un amiral) pour l’assister TCHiNG(l726),leroidel’Église(lepape) contre les pirates du Fou-kien , avec envoya une ambassade avec un grand une requête pour commercer. Il leur nombre de présents, des globes, des fut ordonné de venir pour commercer perles, de i’amhre, des coupes, etc., etc. une fois tous les deux ans. Dans la cin- Dans la quatrième année, une anibas- quième année, il leur fut défendu de snde fut aussi envoyée. L’empereur venir faire le commerce, parce qu’ils écrivit au pape de sa” propre main; il ne voulaient apporter le tribut qu’une lui envoya encore une autre lettre dans fois tous les huit ans. Dans la sixième une bourse de fil d'or. année, contrairement à la loi, ils en-

Les Holan (Hollandais), qui sont voyèrent leur tribut par le Fou-kien (*). appelés Houng-mao (aux cheveux rouges, nom appliqué aujourd’hui aux (*) IndoChinese Gleaner, n° 20.

FIN DU HESUMÉ DE L’HISTOIRE ET DE LA CIVILISATION CHINOISES DEPUIS LES TEMPS LES PLUS ANCIENS JUSQU’A NOS JOUES.

DX

TOUS LES SOUVERAINS QUI ONT RÉGNÉ EN CHINE, RANGÉE PAR ORDRE DE CYCLES, DEPUIS LA 6t* ANNÉE DU RÈGNE DE HOANG-Tl JUSQU’AU RÈGNE PRÉSENT.

Cette Table (*) fut envoyée de Péking à Paris par le P. Amiot , qui en a fuit la traduction que nous donnons ici. *

Outre son importance pour établir les époques fixes de l’histoire chinoise, elle sera encore très-utile à ceux qui s’occupent du chinois, pour trouver les années de l’ère européenne correspondantes à une année donnée de l'histoire chinoise, toujours dénommées des années de règne du souverain. Ainsi, par exemple, Tintroduction du Bouddhisme est placée dans l’histoire chinoise à la septième année Young-ping de Ming-ti des Han; avec notre Table chroi.ologique on trouvera que la septième année )ou>ig-piiw de Ming-ti des IJan correspond à l’année G4 de notre ère. L’original chinois est divisé en autant de pages qu'il y a de cycles de GO ans écoulés , depuis la première date historique de l’histoire chinoise. Chaque page est divisée en GO carrés, dans lesquels sont indiquées les premières années de règne de chaque souverain. Tous les carrés, ou toutes les années du cycle qui ne correspondent pas ou à ces premières années de règne, ou aux premières années de nouvelles dénominations d'années, ou enfin a la première année de chaque cycle, sont restés en blanc dans l’original.

Années correspondantes avant

ANNÉES DE RÈGNE ET NOMS DES EMPEREURS

61* année du règne de Hoasc.-ti (l'empereur jaune.)

21e id. Ch ao-h ao.

81e id. Chao-hao.

47* id. Tchouaw-hiu.

39e id. Ti-aou.

Ire id. Ti-Tcai.

id. Thaxg-yao , ou seulement Yao.

21e id. "Yao.

Nota. Il est à remarquer que depuis Ti-tehi, on appelle tes années du nom da Tsai , et non de celui de Ntan , comme auparavant. F^at signifie qui est complet , qui est fini , qui est prêt à recommencer ; d'où l'on conclut que l’année finissait J après toutes les récoltes.

Yao associe Cbuk à l'empire.

81e année du règne de Yao.

9' année de l’associalion de Chou , ou seulement Caun.

l,e année dit règne de Yu chow.

Caen associe Yu à l’empire.

(*) Voyez ce qui en a déjà été dit , p. 168 et 369 de ce volume.

Années correspondait* les avant

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