DÉFICIT DANS LE REVENU DE L’EMPIRE
Le même empereur Tao-kouang a porté un édit sévère, adressé aux gouverneurs des provinces, qui leur enjoint de faire plus d’attention aux revenus de l’État. Il dit que le surintendant des finances lui a rapporté que pendant les dix-huit derniers mois, lés dépenses ont excédé les recettes de vingt- huit millions de taëls (210,000,000 de f.).
C’est assez pour le présent, dit l’empereur, mais ce système ne peut durer.
Un million de taëls (7,500,000 f. ) a été déposé dans le trésor de la province de Kan-sou, pour s’en servir dans le cas de troubles ou révoltes sur la frontière occidentale (*).
Dans le mois de mars 1834, le Hiotaï, ou surintendant littéraire de la province de Canton , a été suspendu de ses fonctions, sur un rapport venu de Péking.
Les journaux de l’Europe ont publié dans le commencement de l’année 1837 une proclamation de l’empereur de la Chine qui défend sons les peines les plus sévères, la prédication du christianisme dans ses États. La politique du gouvernement chinois, qui s’appuie sur une expérience tradition-
(*) Chintse RtposUory. Canton, i83ï.
nellé de plus de quatre mille siècles , a aussi ses pensées immuables.