MALADIES
Les infirmités communes à tout cet archipel sont les éruptions cutimées, les abcès , les ophthalmies , auxquelles il faut joindre Thydronisle, les affections pulmoniques et celles du foie, maladies auxquelles les naturels sont sujets et qui proviennent, disent- ils, des fruits taboues ou interdits. Quant a
rophthalmie, elle résulte, selon les indigènes , d'un sort jeté par l'ennemi sur l'individu qui en est attaqué.
Pour opérer ce charme, on tâche de se procurer un peu de sa salive; on la dépose dans un paquet de ficelle enveloppé d*une manière particulière.
A la suite de cette onération magique , la vue disparaît peu a peu et finit bientêt par cesser entièrement, si l'on ne parvient à trouver l'obiet qui opère le charme; dans le cas ou l'on est assez heureux pour le trouver, les yeux reprennent leur apparence naturelle.
Par suite de cette croyance généralement admise qu'une maladie quelconque est le résultat d'un maléfice, les tahouas ou prêtres de la première classe sont les seuls médecins qu'on doive consulter ; ce n'est qu'à euxqu'ap* partient le pouvoir de chasser l'esprit malfaisant, quoique celui-ci n'obéisse pas à leurs injonctions mystiques; mais ils profitent de l'infaillibilité qu'on leur prête pour immoler à leur courroux ceux qui ont excité leur vengeance. Une de leurs méthodes de guérison assez commune est de placer le patient dans l'eau en le frappant avec de petites branches chargées d'épines.
On conçoit que dans certains cas cela peut réussir. Les opérations chirur*;!cales sont du ressort des tahouas; ils pansent les blessures et font la réduction des os fracturés ; on dit qu'à l'aide d'une dent de requin ils vont même jusqu'à exécuter l'opération du trépan.