‹ L'Univers; histoire et description de tous les peuples (volume 2)Chapitre 48 sur 66 · BOISSONS · texte numérisé non relu

BOISSONS

L'eau était et est encore leur boisson habituelle; mais l'ava était et est toujours leur boisson rechercliée, quoiqu'ils la boivent souvent en secret.

Leur manière de la préparei^ était aussi simple que dégoûtante. Ils exprimaient la liqueur qu'ils faisaient avec Vava, de la racine de la plante qui porte ce nom. Plusieurs personnes mâchaient ces racines jusqu'à ce qu'elles fussent molles et tendres; ensuite elles les crachaient dans un même platde bois. Quand elles

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ep avaient mâché uiitf quantité suffisante, elles y mettaient plus ou moins d'ÎBau, suivant que le jus de la racine était plus ou moins fort. Dès que le jus était ainsi délayé, on le passait à travers une étofTp Ûbreuse, qui tenait lieu de pressoir, ta liqueur dès ce moment était potable. Elle se faisait au moment où CD voulait la boire ; elle avait un goût de poivre ; malgré cela , elle était assez insipide. Quoiqu'elle soit enivrante, elle ne proauisait pas son effet sur les naturels qui en buvaient avec modération et peu à la fois. Ils mâchaient souvent cette racine, comme les Européens mâchent le tabac, les Indiens le Détel , et les Malais le bétel ou le gambier, et Ils avalaient leur salive. Plusieurs mangeaient des morceaux de cette racine.

PROPRBTB.

Outre Tusa^e des insulaires de Talti de se laver la bouche et les mains plusieurs fois dans les repas, ils se lavaient encore constamment tout le corps dans une eau courante, trois fois par jour, à quelque distance qu'ils fussent de la mer 6u de quelque rivière. On ne trouvait sur leurs vêtements aucune tache ni malpropreté; en sortequedans une assemblée nombreuse de Taïtiens on n'était jamais incommodé que de la chaleur. On n'en peut pas dire de même dès sociétés les plus brillantes de l'Europe.

MASSAGB.

La manière que les Taîtiens empfoyent pour se délasser était assez naturelle. Les femmes étaient chargés de cet emploi envers les étrangers.

Elles frottaient de leurs mains les bras et les jambes , et elles pressaient doucement les muscles entre leurs doi^s.

tl paratt que cette opération facilite la circulation du sang, et rend leur élasticité naturelle aux muscles fatigués; ce qu'il y a de certain, c'est que reffet de ce frottement est extrêmement salutaire. J'ai vu le massage en Usage chez les Chinois, les Hindous, les Arabes, et chez ta plupart des

Orientaux. Ce rafQnement^e volupté était connu même des Romains.

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