OISEAU DE PARADIS A OOOZE FILETS
Enfin, on trouve encore, dans la Papouasie et dans les îles voisines, le garadisier à douze filets , qui parait tre Tespèce la plus rare de toutes.
Les Papouas comprennent , en outre, quelques variétés d'une grande beauté; mais elles ne sont pas assez bien décrites pour que nous nous hasardions de les nommer. Nous nous en tenons à ces huit espèces, que Cuvier a eu peut-être tort de réduire à cinq, parce que nous craindrions de faire de doubles emplois. Les Papouas et les insulaires d Arrou eux-mêmes ne sont pas d'accord sur le nombre de ces variétés.
DÉTAILS StfR LEURS HABITUDES.
Les mœurs et les habitudes de ces espèces intéressantes sont imparfaitement connues. On ignore surtoutlescauses qui les ont empêchées de dépasser les hmitesde la Papouasie, des îles Arrou et des îles des Papouas. Néanmoins je ne pense pas qu'il soit impossible d'en transporter en Europe quelques individus vivants Je serais porté à croire qu'on pourrait les établir aux îles Canaries (Afrique), aux îles Baléares ( Espagne ) et dans le département français de la Corse. J'ai possédé un grand oiseau de paradis émeraude,
3ui a vécu près de trois mois à bord, 'en ai vu un de la même espèce chez l'épouse de M. le secrétaire général du gouvernement, à Manile; il vivait depuis longlc*mps en cage. J'en ai vu un autre à Munila, en Chine, qui était
soumis à l'état de domesticité depuis plusieurs années, et qui appartenait à M. Beal , négociant anglais. Un quatrième existe encore à Sourabava , dans rUe de Java , chez M. Midlekop.
M. d'Urville s'est donc trompé , dans son Voyage pittoresque autour du monde, tome II , p. 183, quand il dit qu'il n'est point d'exemples qu'on soit parvenu à les amener à la domesticité.
J'ignore où M. Morrell, navigateur américain, dont j'ai souvent parlé, a vu que les paradisiers oi.t un chant très- harmonieux ; quant à moi , j'ai trouvé que leur cri, kouaky kouak, houaky tant du mâle que de la femelle, était rauque, glapissant, désaf^réable , et à peu près semblable à celui des corbeaux. Je puis assurer que dans l'état naturel , ils vivent de fruits et principalement de tek , et d'une espèce de figuier, nommé ami-hou^ qui plaît aussi aux calaos et aux cassicans, et de plusieurs insectes; mais, dans l'état de domesticité , dans une volière ou dans une grande cage où ils sont isolés, ils mangent d'antres fruits. Dans la volière , ils collent leurs longues plumes contre le corps pour ne pas en être embarrassés , en passant (Tua bâton à un autre.