‹ L'Univers; histoire et description de tous les peuplesChapitre 76 sur 122 · X.jingaroo · texte numérisé non relu

X.jingaroo

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Peep anger.

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Maujahiv.

Mulgaradock.

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Torndiller.

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Kecher.

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Coppern.

Xain.

Cojioa.

Trois.

Quatre.

Cinq.

Peu.

Beauconp.

Taan.

Orre.

Poole.

Kain kaw.

Poole on orpem.

M. d'Urville ayant visité la presqu'île d'York, trouva un petit co«rant d'eau qui vient former, au bord de la mer, une aiguade assez commode , et qui fut fort utile à l'équipage de V Astrolabe. En le suivant, les officiers de cette corvette atteignirent le sommet de la presqu'île , où se dessinaient plusieurs troncs de xanthorrea, de kingia aux longues feuilles linéaires, réunies en touffes épaisses , et retombait en dehors sous la forme d'une coupe antique. La première fournit une gomme tenace ; les sauvages l'emploient pour souder à des manches les pierres tranchantes qui leur servent de couteaux , de scies et de marteaux.

Quoique, la crête de ce petit promontoire n'ait guère plus de cinquante-huit toises d'élévation , on'découvre de là un point de vue admirable : au nord , les étangs paisibles qui bordent la plage; puis la Daie du havre aux Iluitres avec son tlot verdoyant du Jardin , que bordent des massifs d'énormes eucalyptus *, dans le sud-est, le beau havre de la Princesse - Royale ; au sud , la chaîne aride de la péninsule de Baid-Head, sur laquelle la, houle de la haute mer vient se briser en écume; du côté de l'est, les deux îlots rocailleux de Michaél Mas et de Break Sea , placés à l'entrée du port du Roi -George; plus loin enfin, te piton conique et régulier du mont Gardner. En descendant le revers opposé de la péninsule, commencèrent à paraître quelques eucalyptus d'une très-grande taille, avec des banksias et autres espèces ligneuses; mais leurs troncs charbonnés, leur ombrage douteux, leurs cimes difformes et dépouillées donnaient au paysage un aspect de maigreur et d'étiolêment (*).

« Un jour, dit M, Nind , que j'étais à la chasse , nous entendîmes le cri kou-hi kou'hi kd kâ, retentir dans les bois. Mon compagnon s'arrêta tout court; il dit que des étrangers arri-

(*j D'Urvillc.

▼aient et que c^étaient des ennemis.

Mais bientôt il reconnut que c'étaient des amis , et nous nous avançâmes vers eux. C'étaient cinq ou six Jiommes de la tribu Murran qui s'approchaient de nous , en dansant le long de la route.

« Leurs lances et leurs mearasy ou (lâtons pour envoyer la tance , étaient portés par un seul d'entre eux , et les autres étaient désarmés. ,Iis étaient peints et barbouillés sur tout le corps; \ chacun avait le front ceint d*un bandeau dans leauel étaient passées des feuilles de xanthorrea , qui retombaient autour du visage en guise de bandelettes. Chacun d'eux tenait aussi un rameau vert dans sa main.

« En attendant , les hommes des deux tribus tournèrent quel(]ue temps dans une direction circulaire, et ils * s'embrassèrent plusieurs fois. Chacun passant le bras autour de la taille de son ami , le soulevait un peu de terre , et lui baisait les mains; politesses oui étaient sur-le-champ rendues dans les mêmes formes. La danse recommença ensuite. »

La baie du Roi-George (voy. pL 274) est regardée , en ce moment , comme une nouvelle Uespérie par les émigrants anglais; mais si on en excepte une bonne rade, elle offre peu d'avantages sous le rapport du climat et de la qualité des terres. Cependant le gouvernement anglais y avait formé , à grands frais, une colonie entièrement composée d'honmies libres, nommée Frederik^s towTiy dépendante du gouvernement de la colonie de la rivière des Cygnes, également libre, et organisée sur un nouveau plan. Cet essai occupa vivement les nabitants de Sidney etd'Hobart'ïown, qui voyaient s'éleveV cet établissement avec envie. Auparavant on ne rencontrait au port du Roi- George que des soldats et des convicts envoyés de Port-Jackson. Les dernières nouvelles que nous avons reçues de Sidney nous apprennent que cette colonie abandonnée vient d'être rétablie.

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