‹ L'Univers; histoire et description de tous les peuplesChapitre 80 sur 122 · TERRE BE WITT · texte numérisé non relu

TERRE BE WITT

La terre de HIU comprend *^ les côtes nord-ouest de TAustra^î^ est stérile, et se compose de dut* sables blancs ; elle est bordée, daoM| ques endroits , par un grand nomW petites îles, et de l'importante ÎM« avec le cap Mollien , qui avait «H bord figuré comme un point du»

(•) C'est un navire hoUandais, «* flûte.

Bèot. Ensuite on voit s'ëtendre le grand uvhipel Bonaparte, vu autrefois par âaint-Aiouarn. Le^ principales îles ont reçu le nom de Keraudren, Fontanes, Cassini et Bougainviile. L'archipel Forestier contient de grands prismes oantl tiques , qui s'élèvent du milieu des [Mides, et la contrée de Witt présente généralement un aspect de désordres ;t de déchirements qui semblent ténoigner de quelques grandes catasrophes physiques. On y trouve plusieurs Iles volcaniques. L'exacte reconlaissance de cette terre appartient sans partage à l'expédition de Baudin ; site se termine à l'est par le cap Van- 6iemen , nom que nous croyons devoir »iiétreconserve,aulieu de celui deLeojen, nom glorieux , sans doute , mais Hranger ici, et que lui a donné la flat- ^rie. On ignore si la côte orientale Je la terre de Witt offre des passages. Ses habitants sont grands , maiçres, et ont la léte grosse; ils s'arrachent deux dents à la mâchoire mpérieure.

rERRE D'ARNHEIBI , COMPRENANT LE GOLFE DE GARPEMTARIE.

De toutes les contrées de l'Australe , la terre (TArnheim est la plus roisine de l'équateur , et el le est vra isemilabiement aussi la plus fertile. Nous "tendons ses limites depuis le cap Van- Oîemen , à l'ouest , jusau*au cap York , >ù commence la l^duvelW-G ailes, laisrant le nom de Carpentarie au golfe leul , pour ne>pas partager en deux cette région uniforme.

En face de la baie de Van-Dtemen , e capitaine Bremer avait fondé, sur e détroit d'ApsIey, formé par les deux les Melville et Bathurst, un établislemenf nommé ForUDvndas, dont le K>rt était nommé Cockbum , ou plu- ^t port Baffles. La chaleur du sol ft la sécheresse y causèrent des maadies dangereuses , et rétablissement fut abandonné en 1826, quoi- Su^on y recueillît une immense quan- \ié de tripang (holothurie de mer).

A l'est , se trouve la baie Diffici e, en- Firofinée de terres basses, et nommée, je

crois, CastlereagkfBrlÊaÀnfjisâM.Tovt près, à Test, vis*a>vis rembouchure de la rivière Speult, sont les îles des Crocodiles,

A l'orient de cette rivière, la bai« d'Arnheim est arrosée par un grand nombre de sources , ombragées par des mangliers. On y trou ve des minerais fer« rugineux. Les eaux de cette baie sont blanches et lumineuses, comme nous l'avons déjà dit de la mer des Molu* ques.

C'est sur les îles Western et de la Compagnie anglaise, et sur les récifs voisins de la baie Melville, et jusqu'à rîle Groote Island (que les Allemands ont nommée BUsching, du nom d'un de leurs DJus savants géographes), dans le golfe de Carpentarie ; c'est dans ces parages, que nous crovons passablement connaître, que les marins de !Mnngkassar et les Bouguis, dont les navires sont souvent frétés par des Chinois qui y envoient un subrécargue , viennent chercher le tripang, qu'ils transportent à Ttmorlaouty et qu'ils vendent fort cher à ces Asiatiques.

Ils ont abandonné l'écueil, au sud de l'île Rotti , dans le voisinage de Java , parce qu'il y a environ trente-six ans , une de leurs prahous , chargée des pécheurs, fut poussée par la mousson nord-ouest , sur cette belle partie de l'Australie, où ils trouvèrent le tripang en abondance. Dans son admirable travail sur le golfe de Carpentarie (*), Flinders prétend que toutes les rivières et eaux de cette côte, et surtout du golfe de Carpentarie, sont dessé-

(*) Flinders a relevé également avec un rare talent et des soins encore plus rares les côtes orientales de TAustralie ei du détroit de Jurrès. Aussi , grèoe d*abord aux Hollandais, aux Anglais et aux Français, et surtoul aux travaux qu'on doit aux navigateurs fran* ^is et aiigluis depuis plus de trente ans, on peut dire qije toutes Ws côtes d'un continent, dout deux cent trente ans avant ce jour on ne soupçonuait pas racine l'existence, ont été reconnues et levées avec une plus grande exactitude cjue les côtes de la Méditerranée et de la mer Noire, quoique ces côtes soient fréquentées depuis plus de deux mille ans par les nations les plus civilisées du globe»

diées ou remplies d*eau salée; et certes, I(i savant et judicieux Flinders a calomnié cette lois ce beau pays.

L'eau douce n*y manque pas, du moins dans la partie ouest.

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