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fants divins, aux grandes divinités de Démiurge eût créé la lumière et or- Tbèües. — Le royal enfant dans les donné l'univers, renfermait dans sou liras d’Amon-Ra , qui le caresse. — sein les germes de tous les êtres à Le jeune roi institue parAmon-Ra; venir. Aussi, les vers des Orphiques , les déesses protectrices de la haute et vénérables débris de la plus ancienne de la basse Égypte lui offrant les cou- théologie des Grecs, et qui contienronnes, emblèmes de la domination ncnt des doctrines conformes, sur sur les deux pays , et Thôth lui clioi- presque tous les points , a celles des sissant son grand nom, c’est-à-dire É.gyptiens, donnent -ils à la déesse son prénom royal, Soleil Seigneur de Ngx ( la Suit primitive), les titres de justice et de vérité, qui , sur les mo- première née, commencement de tout, numents , le distingue de tous les au- habitation des dieux, et celui de getrès Aménophis. tiéralrice des dieux ; titres qui ré-
Ce qui vient d’être exposé suffira , pondent exactement aux qualifications nous l’espérons , pour donner au lec- grande déesse mère des dieux, et teur une idée generale de la hiérarchie génératrice des dieux graiuls, dondivine dans la constitution religieuse nées a lloulo dans les legendes liiérode l'Égypte. Nous avons dit briève- glyphiques.
ment sa pensée sur le grand Être On donnait avec raison le surnom qu’elle nommait Ammon ou Amon-Ra, de mère des dieux à la déesse Bouta , et la personnification des attributions puisque, unie au dieu Phtha, elle de cet être primordial, en autant d'au- avait enfanté Phrè ou le Soleil, destres dieux qui n’étaient que ses agents, quels naquirent ensuite tous les autres Il serait difficile d’énumerer ici les dieux. Ilêlios ou le dieu Soleil des fonctions des principales divinités Grecs, passait aussi pour fils de la égyptiennes, et d’exposer les effets de déesse Ngx ( la Nuit), leur concours à l’organisation générale Iiouto était aussi , selon la croyance et à Tordre régulier de l’univers; nous des Egyptiens, la nourrice de* ocravons donné dans un précédent para- tains dieux. On disait qu'Isis avait graphe (page 134), quelques notions confié à cette divinité ses deux ensur les deux Thôth ou les deux Hermès, funts Horus et Uubastis ; et ce précieux
firomoteurs et protecteurs de toutes dépôt fut caché dans file de Citernes voies particulières à l’intelligence mis située dans le lac voisin de la ville et à l’industrie huftiaines ; nous ajou- de Routo, île que la déesse rendit tons ici quelques courtes notions sur flottante pour dérober les deux judes divinités principales dont les attri- meaux aux poursuites et aux recherbutions bien connues nous montrent elles de Typhon, avec évidence l’origine égyptienne de L’une des déesses du premier ordre quelques opinions mythologiques de la en É.gvpte , se nommait Nèitli; elle Grèce. était aussi le type d’une des princi-
Selon les Égyptiens , la déesse Routo pales div inités grecques. On sait, en fut la compagne du grand Être et la effet, que le grand dieu qui , en Égypte, nourrice des "dieux. Elle fut connue et porta les noms d’./moii , J mon - Hé , étudiée par lcsplus anciens philosophes Cnéph ou Chnnuphis, fut , comme on instituteurs de la Grèce. a pu le voir, le principe générateur
Cette déesse, l’emblème de l’antique mdle de l’univers; et les Egyptiens Nuit ou des ténèbres primitives , source symbolisèrent , dans le personnage de féconde d’où sortirent une foule, d’ê- Nèith, le principe générateur femelle très vivants , fut considérée par les de la nature entière.
Égyptiens , ainsi que dans la cosmogo- Ces deux principes , étroitement nie des Grecs et ae la plupart des peu- unis, ne formaient qu’un seul tout pies orientaux , comme rette obscurité dans l’être premier qui organisa le première qui , enveloppant le monde monde. De la vient que les Égyptien avant que la main toute-puissante du considéraient Nèith comme un être a
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la fois nulle et femelle, et que le nom propre de cette divinité exprimait en langue égyptienne , comme nous l'apprend Plutarque , l’idée : Je suis venue de mm-mème.
La déesse Nèilh occupait la partie supérieure du de/. Inséparable du Démiurge , elle participa à la création de l’univers, et présidait à la génération des especes : c’est la force qui meut tout.
Le culte de cette divinité, général dans tou te l’Égypte, comme les monuments le prouvent , était spécialement en honneur dans la ville principale de la basse Égypte, à Sais, où reskiait un collège de prêtres. Le temple de la deesse portait l’inscription fameuse :
Je suis tout ce qui a été, tout ce qui est, et tout ce qui sera. Mut n’a soulevé le voile qui me couvre. le fruit ue j’ai enfanté est le Soleil. Il serait ilücile de donner une idee plus grande et plus religieuse de la divinité créatrice.
Nèilh était le type de la force morale et de la force physique. Elle présidait à la sagesse , à la philosophie , et à l’art de la guerre ; c’est pour cela que les Grecs erurent reconnaître , dans la Neith de Sais , leur .ithéni. la Minerve des Latins, divinité egalement protectrice à la fois et des sages et des guerriers.
Selon les débris de la doctrine égyptienne , épars dans les écrits des derniers Platoniciens et dans les livres Hermétiques , la déesse Neith , ou la Minerve égyptienne, ne formait qu’un seul tout avec le Démiurge Amoun, à l'époque même qui précéda la création des âmes et celle du monde physique. C’est en la considérant dans cet état d’absorption en l’Étre premier, uc les Égyptiens qualifièrent îféith e divinité a la fois mêle et femelle.
Le monde étant compose de parties mâles et de parties femelles , il fallait bien que leurs principes existassent dans le dieu qui en fut l’auteur. Aussi , lorsque le moment de créer les âmes et le monde arriva, Dieu , suivant les Égyptiens, sourit, ordonna que la nature fiit, et, à l’instant, il pro-
céda de sa voix un être femelle parfaite ment beau (c’était l'a nature, le principe femelle, Néith), et te Père de toutes choses la rendit féconde.
On retrouve dans cette naissance de Néith, émanation d’Ammon , la naissance même de l'Athéné des Grecs, sortie du cerveau de /.eus.
Sous le nom de Phtlia, les Égyptiens connurent aussi un personnage d’un ordre supérieur, un ouvrier divin, où les Grecs puisèrent aussi l’idée d’un de leurs anciens dieux.
Phtlia occupait la troisième place dans la nombreuse série des divinités de l’Égypte ; les Grecs , en l’assimilant à leur Héphaistos, le Vuleain des Romains , out singulièrement rabaissé et son rang et son importance; ils ont réduit les hautes fonctions de ce grand être cosmogonique à celles d’un simple ouvrier.
Telle ne fut point l’opinion des Égyptiens sur leur Phtha; selon leurs mythes sacrés, la puissance démiurgique , l’esprit de l’univers, Cnèph ou Chnouphis , avait produit un œuf de sa bouche , et il en était sorti un dieu qui portait le nom de Phtha. Cet œuf était la matière dont se compose le monde visible; il contenait l'agent , l 'ouvrier qui devait en coordonner et en régulariser les diverses parties; et Phtha est l’esprit créateur actif, l’intelligence divine qui , dès l’origine des choses, entra en action pour accomplir l'univers, en toute vérité et avec un art suprême.
Les Égyptiens, qui voulaient rattacher l’histoire de la terre à celle des cieux , disaient que Phtha avait été l«
firemier de leurs dynastes , mais que a durée, de son règne 11e saurait être fixée. I.es pharaons lui avaient consacré leur ville royale, Memphis, la seconde capitale de l’empire; ainsi, les quatre principales villes de l’Égypte, Thébes, Memphis, Sais et Héliopolit, étaient chacune sous la protection spéciale de l’une des quatre grandes divinités, J mon- Chnouphis, Phtha, Néith et Phrè. Le magnifique temple de Phtha à Memphis, où se faisait l’inauguration des rois, a été décrit, en par-
tie, par Hérodote et par Strabon; les plus illustres d'entre les pharaons le décorèrent de portiques et de colosses.
L’étre auquel on attribuait l’organisation du monde , devait nécessairement le connaître à fond , ainsi que les lois et les conditions de son*bien -être et de son existence; aussi les prêtres égyptiens regardaient-ils Phtha comme l’inventeur de la philosophie ; bien différents , en cela , des Grecs , qui ne citaient de leur Héphaistos que des œuvres matérielles et purement mécaniques.
Quant au culte proprement dit, aux cérémonies religieuses qui se prati-
3 liaient à l’intérieur et à l’extérieur es tenipies, on peut croire, d’apres retendue et la magnificence des édifices religieux , le grand nombre et la richesse de proportion et de matière des représentations figurées du grand dieu et des autres êtres divins, que cette magnificence et cette richesse ont été' rarement égalées. Du reste , ce culte était essentiellement favorable au progrès des arts, sinon pour la perfection des formes trop assujetties à des types consacrés, au moins pour toute la partie technique et matérielle, dont la puissance se révèle incontestablement par 1a parfaite exécution des plus bizarres compositions reproduites a l’infini dans les matières les plus dures , les plus rares comme les plus commîmes.
Cette multiplicité de représentations des êtres divins provenait , en Égypte , d’abord de la multiplicité de ces êtres mêmes, et surtout de ce que le même personnage se reproduisait par un triple type. Nous devons, sur ce sujet, entrer dans quelques détails qui pourront d’abord suffire à l'exposition de notre sujet, et de plus à I explication de la plupart de nos planches; enfin, à reconnaître, dans nos collections archéologiques, la représentation de ces mêmes êtres divins.
I j même divinité, chez les Égyptiens , était donc représentée sous trois formes différentes : t" la forme hu-
maine pure, avec les attributs spéciaux au dieu; 2» îe corps humain, avec la tête de l’animal spécialement consacré à ce dieu ; 3“ cet animal même avec les attributs spéciaux au dieu qu’il représentait, et parce que les qualités qui constituaient le caractère de cet animal avaient, selon les Égyptiens, quelque rapport avec les fonctions de ce dieu.
Ces notions s'appliquent, sans exception , à toutes les figures qui se trouvent exprimées sur les bas-reliefs et les peintures, et qui sont réunies dans les musées publics.
Les signes caractéristiquesde chaque divinité se voient sur leur tête, et forment sa coiffure. Le visage et le nez sont parfois teints d’une couleur consacrée pour chaque divinité; car rien n’était laissé à l'arbitraire de l’artiste. Ces représentations étant ainsi réglées, par la loi ou par l’usage, dans tous leurs détails , cette uniformité constante est d’un très-grand secours pour l'étude de la religion égyptienne dans ses formes figurées.
Les mêmes attributs indiquent toujours la même divinité, et l’alliance des attributs, celle des personnages divins, selon les idées et les croyances égyptiennes.
Le nombre considérable des personnages du Panthéon égyptien , quoique émanant tous d’un premier être, a multiplié aussi le nombre et la variété des attributs, et compliqué ainsi l’ctudedeccs personnages ; mais comme les divinités principales, celles du premier ordre étaient aussi les plus honorées, et devaient être plus ordinairement figurées , il en résulté que leur représentation fut aussi la plus nombreuse ; elle est aussi la plus fréquente. Il nous suffira donc d’indiucr ici les caractères et les attributs e la plupart de ccs divinités principales.
Comme caractères généraux communs a toutes les divinités, nous indiquons , 1° la croix ansée ( ou T surmonte d’un anneau), symbole de la vie divine, que chaque dieu tient d’unu maiu ; 2* If Sceptre de l’autre ; et ce
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sceptre, ou hilton long, est termine en haut par une tète de coucou pha pour les divinités milles (symbole de la bienfaisance) , et par un pommeau évasé pour les divinités femelles. De plus, ia figure humaine d'un dieu a un aii- («mdice au menton, en forme de barbe tressée, et les déesses u'en ont jamais. Enfin, dans certaines actions, les divinités occupées à une fonction particulière, ont quitté ces deux premiers attributs, la croix ansée et le sceptre ; mais on les reconnaît à leur coiffure spéciale. Voici donc l'énumération des principales coiffures :