‹ L'UniversChapitre 7 sur 42 · VIII. A MM AUX P A HTICn.l KHS A L'ÉGYPTE · texte numérisé non relu

VIII. A MM AUX P A HTICn.l KHS A L'ÉGYPTE

En faisant connaître ici quelques-uns des animaux qui sont particuliers à l’Egypte , nous ne les qualifierons pas tous de monstres , quoique un auteur ancien

ait dit que l'Afrique en nourrissait beaucoup, et qu’elle était leur véritable patrie. l’Ius d’un moderne partagerait peut-être cette opinion, s'il n'était averti qu’on ne doit point considérer comme tels les animaux des climats lointains , par cela seul que ces animaux ne ressemblent pas aux types qui lui sont familiers, à ceux qu'il a l’habitude de voir autour de lui. Sa réserve doit même aller jusqu’à se garder de croire qu’il ne peut exister que dans ces types, des formes assorties, des proportions harmonieuses, des mouvements réguliers et gracieux, et des fonctions faciles et naturelles. La connaissance des animaux particuliers à l’Egypte prouvera à plusieurs égards l’exactitude de notre remarque.

Les espèces des poissons du Nil sont assez variées : les uns s'éloignent lieu de son embouchure; ce sont des iiabitués de la mer, qui font de longues excursions dans les fleuves où ils cherchent une certaine profondeur et un fond qui remplit certaines conditions. l,es autres sont répandus dans tout le coursdu Nil, et ils en sont les véritables habitants; ils sont descendus en Egypte avec lui des régions plus méridionales. Le plus singulier de ces poissons est le btc/iir, qui tient à la fois du serpent par sa forme allongée et la nature de ses téguments ; des cétacées, en ce qu’il est pourvu d'évents ou d’ouvertures dans le crâne par où l’eau s'échappe ; enfin des quadrupèdes, par des extrémités analogues à leurs membres. Sa queue est courte, son abdomen est de grande dimension, et ses nageoires dorsales très-nombreuses. Il a environ deux pieds de longueur, et, vivant dans les lieux les plus profonds du fleuve, les pêcheurs le prennent très-rarement ; il est carnassier; sa chair est blanche et savoureuse; la solidité de ses écailles ne permettant pas de l’entamer avec le couteau, on le fait d’abord cuire au four et on le retire ensuite de sa peau comme un manchon de son étui. Le fahak a est un autre poisson non moins singulier; quoique al-

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