L'Univers
lîïTRODtTTiOîi. — Etal (le l'empire d’Orient a l’époque do Halioiuet. — LeKoran. — Héplre. — Attaque de la Syrie. — Mort du Propliéle. — AI>ou-Beker, I" khalyte. — Conqiiéles en Syrie. — Prise de Gaz/.ali. — Ornar, 2' klialyfe. — Syrie entièrement soumise. — Prises de Damas et de Jérusalem. — Pn-paratifs contre l’Egyple. — Situation de celte contrée, motifs désordres d'Omar. —
Amrou part pour l'attaque de l’Egypte.
L’expédition est contremandée. — Amrou arrive a él-Arycb.
Dans ce dix-neuvième siècle, dont les premières années ont vu sur les antiques pyramides s’arborer le glorieux drapeau de la France, une nouvelle impulsion donnée aux esprits a tourné à l’envi vers l’Orient tous les regards du monde civilisé.
Ce ne sont plus , comme dans les siècles précédents, quelques voyageurs isolés, quelques trafiquants égarés dans ces régions lointaines, qui , de temps en temps, viennent, offrant à leur retour leurs narrati(3iis inexactes et quelquefois mensongères, révéler aux curieux étonnés les mœurs, les coutumes, les
fiositions géographiques , les documents listoriques et les monuments architec-
K' Licraison. (Égypte modeiix
turaux de ces peuples, si mal observés par eux ilans leurs courses vagabondes , si mal décrits dans leurs récits nécessairement erronés.
Aujourd’hui c’est la France , l’Angleterre, l’Allemagne, l’Amérique du Nord, le monde entier civilisé qui s’écrient : II’ Orient ! l'Orient! comme les compagnons d’Éuée s’écriaient : Italiam! Italiam! et qui, chaque année, inondent de leursexplorateiirsaussisavantsqu’infati-
gahles ces contrées d’où nous vient le soleil , et d’où nous est venue aussi la civilisation , cet autre soleil de l’humanité : l’Orient, l’Égypte surtout, tout le passé n'est-il pas là? empires, commerce, religions , lois , arts , sciences , tout enfin? N’est-ce pas en effet du sol égyptien qu’est née la colonisation de la Grèce et sa civilisation, qui a enfanté celle de Rome, devenues l’une et l’autre les mères de la nôtre; foyer primitif duperfectionnemeut des sociétés humaines, s’échauffant, avant nos climats, aux rayons desconnaissances amélioratrices, comtne chaque matin, ceux du jour lui tombent du ciel avant d’cclairer nos parages occidentaux.
JLins la première partie du volume déjà