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CHAPITRE PREMIER

tOnxillE SITCATIMI DK LA niA!<CK A L'éCARD DD RE8TS DS l’eOROVE, EN OCTOBRE 1797 ; PAIX AVEC TODTEB LES PDIXSARCES, l'aN- CLETERRE EXCEPTEE. — PROJET DE DSICENTE EN AMCLETERRE ABANDONNÉ , EVE LEE I.NE- TANCKE DD CÉNÉRAL BONAPARTE, POUR ONE EXPÉDITION CONTRE l’ÉCTPTE. — ATANTA- CEt QUE LA OORQCÊTE ET LA COLONUATIOH DE l’ÉCTPTE «RBLAIENT PROMETTRE A LA PRAHCE; PRÉJDDICS QDI DEVAIT EN RÉEDL- TER POUR l’aNCLETSBRE. — DÉTAIL DES IMMENSES PRÉPARATin DE l'eXPÉDITION.

Le 30 ventôse an VI de la république française (19 mai 1798) , par un temps magnifique, au bruit du canon, aux applaudissements d’une foule immense accourue sur les rivages d’alentour, une flotte d'environ centbâtiments de guerre, et portant l’élite des marins , l’élite des guerriers, l'élite des savants et des artistes de la France , sortait du port de Toulon. Où allait cette flotte qu'accompagnaient cent bâtiments de transport chargés de naunitions et d’approvision-

nements de toutes espèces , et que trois autres convois pareils devaient bientôt rejoindre? Où allaient ces cinq cents voiles , ces dix mille matelots , ces quarante mille soldats, et tous ces généraux , tous ces savants, tous ces artistes, Bonaparte à leur tête? Nul parmi la foule enthousiaste qui les saluait au départ ; nul sur la flotte , si ce n’est le chef supi^rae de l’entreprise ; nul en France, si ce n’est les cinu membres du Directoire et le ministre 088 affaires étrangères de la république, ne pouvait se vanter de le savoir.

Pour trouver le mot de cette énigme, il n’est besoin que de jeter les yeux sur le sommaire de oe chapitre; mais pour bien apprécier lesdifférents motifs par le concours desquels a été résolue l'expédition que la France a tentée contre l’Égypte vers la fin du dernier siècle, il faut, avant de suivre vers la plage africaine la flotte qui s’élançait le 19 mai 1798 des côtes de la Provence, remonter un instant à sept mois en arrière , au 17 octobre 1797.

(Il Napoléoo A dicté h Saiote^BélèDe , aux gé* néraux qui parUgèrrat sa captivité, deux precii de sea oampagnea d’Orieot Lorsque Tempereur o'éUil pas aallafaJt d'un morceau de quel'

aoe éteodue. il aimall mieux le recomineDCer *Qo bout à rautre que le corriger.

La première de ces deux relatloot. recueilllê par le g^éral Gourgaud, a pris place dana les Mfmotrvs de ISapoUon publiée des 1823. La McoDde, recueillie par le général Bertrand, n*a para que dans le courant de la présente année 1847 ; elle forme deux volumee . et porte le titre de Campagnes cCÊgypte et de Syrie.

Cette «eoonde relation préseote non-seulement plus d’étendue, mais plus d’ordre, plus de suite etd’eocbainemfwit que la première; toutefois, cdlé-cl ooDtieot un assez grand nombre de pensées saillantes et même de passages importants qui oe se retrouvent point dans oeiie-la. Aussi avotii-Doas puisé principalement à ces deux

sources pour la réuntoa des matériaux de notre propre travail.

Nous avons encore oonsulté avec fruit :

La Relation de$ cafnpagnee du général Bonaparte en ÉQvpte et tn hyrie, par Mrthier. ISO! ;

Le reouéir du. Courmr d*Ègypte et de la Dè • code «gypficvintf, Journaux françalaqui se publièrent au Caire pendant Texpéaitloo ;

Les Mémoires uu duc de Rovigo, ceux du duc de Raguae, ceux des généraux Reynier, BeJiiard, etc.;

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