‹ L'UniversChapitre 97 sur 121 · JUIF · texte numérisé non relu

JUIF

Sans patrie et dispersés dans toutes les contrées du globe , confondus dans la masse des populations sans jamais s’y mêler, les Juifs. sont comme ces cours d’eau rapides qui traversent des lacs en gardant leur teinte naturelle.

Cette caste h part offre en Égypte un caractère moins insolite qu’il ne le parait en Europe. Depuis des siècles , l’histoire des Juifs suit pas à pas l'histoire et les traditions antiques des peuples indigènes de l’Égypte; c’est à des Juifs qu’on attribue la construction de la plupart des monuments et les grands travaux de canalisation dont nous admirons encore les vestiges ; ils ont été tout à la fois les esclaves et les maîtres des Égyptiens ; et malgré leur long séjour sur les bords du Nil , dans la prospérité ou dans l'abaissement, ils ont gardé intacts les traits et les formes originelles, et n'ont point laisse dans la population de traces appréciables de leur passage.

Là comme ailleurs on distingue lacileinent les Juifs par le type inaltérable de leur plivsioiiomie. Quelques individus ont des cheveux diâtains ou blonds, et des yeux bleus. Ceux-làont unteintfort blanc, et se font justement remarquer en Orient par un contraste tout opposé à celui que les Juifs, en général, présentent dans certains endroits de l’Europe ; car en Égypte ils forment un peuple blanc au milieu des races noires, tandis q^u’en Allemagne et dans le nord de la France les Juifs se font remarquer plus souvent par la teinte olivâtre de leur peau et la couleur foncée de leur chevelure. Le soin qu’ils prennent de cacher leur richesse sous une apparence de misère et leur malpropreté naturelle font que l’on a souvent de la peine à démêler dans ces êtres réprouvés la configuration énergique, et régulière des peuples sémitiques. Les femmes juives de la classe aisée, qui vivent dans l’abondance et la paix, sont souvent d’une beauté frappante, tout en présentant les

linéaments du visage, quelquefois repoussant, des hommes.

ESCLAVES BLASCS.

La destruction du corps politique des mamelouks par Méhemet-Ali, et surtout l'influence ue la Russie dans toutes les provinces qui alimentaient les marchés de Constantinople , a beaucoup diminué l'importation des esclaves blancs en Égypte. Ce ne sont pas seulement des esclaves mâles que les Égyptiens réclament de la Circassie , de la Mingrélie ^ de la Géorgie, ils y fournissent encore leurs harems de femmes admirablement belles. Les Circassiennes , et surtout les Géorglenne$, ont le cerveau très-développé; chez elles l’angle facial est de 80°. Leur figure est ronde , leurs yeux sont très-beaux , leur nez est grec, leur bouche petite et garnie de dents parfaitement rangées. L’embonpoint excessif qui résulte de leur oisiveté augmente leurs charmes aux yeux des Turcs. Les enfants qu’elles mettent au monde sont rarement doués du beau sang de leur mère , et presque tous meurent en bas âge.

ABVSSIME.S.S. .

On amène chaque année en Égypte un nombre assez considérable d’Abyssiniens pour les vendre comme esclaves; et un plus grand nombre encore de femmes de ce pavs passent dans les harems des miisufmans. Ces esclaves se divisent en trois variétés ; la première vient des côtes de la mer Rouge ; la seconde, de l'intérieur de l’Abyssinie ; la troisième , du pays des Oallas occidentaux sur les frontières de la Nigritie.

I>es habitants des rives de la mer Rouge ont la conformation de In tête et les traits des Arabes ; leur peau est à peu près de la teinte de celle des mulâtres , ils ont des cheveux crépus sans être laineux.

Les Abyssiniens de l’intérieur sont d’une couleur moins foncée encore; leurs cheveux, longs et bouclés , n'ont aucune ressemblance avec ceux des Nègres. Ces deux variétés tiennent beaucoup du type arabe pur; cependant leurs traits sont plus réguliers et plus doux que ceux des Arabes. Leurs formes, moins grêles, n’accusent point de vigueur, car leur cons-

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