ESCLAVES NOIRS
Ce sont les nègres du Darfour, duKordofan et des provinces du Kamamil u'on amène esclaves en Égypte; les ifférentes tribus de ces contrées présentent nés variétés très -nombreuses dans ies fo:-mes du corps ou de la tête , dans ia couleur de la peau , ou l’expression du visage. Ce sont toujours néanmoins des criines déprimés , dont l'angle facial est de 72° à 62“ , des nez complètement épatés , des mâchoires tres-proéniinentes , d'enormes bouches bordées de lèvres épaisses , des têtes rejetées en arrière sur un col grêle et bas, des épaules hautes, carrées, des membres sans grâce et sans rondeur, et d'énormes pieds plats avec des talons saillants et larges. Ce sont eux qui gardent les femmes des riches dans les harems, après avoir subi la castration. Comme les eunuques blancs, les eunuques noirs ont une voix de femme ou même d’enfant, et acquièrent un embonpoint souvent monstrueux. Bien que tous les esclaves africains ne soient point mutilés , ce n’est pas par les esclaves mâles que s’opère le mélange des races négroi'de et caucasienne ; les Turcs admettent par lasciveté des femmes noires dans leurs harems, et voient sans regret une partie de leur lignée reproduire les traits d’une
race inférieure en beauté comme en intelligence, tandis qu'une autre rappelle l'élégante forme pelasgique , et promet les plus belles facultés intellectuelles. Du reste, les enfants des négres.ses ne supportent pas mieux le climat de l'Égypte que ceux des Géorgiennes ou des Abyssiniennes.
ECROPÉENS.
Comme les Européens ne forment guère d’alliance durable en Égypte , et comme ils y sont en fort petit nombre , on ne saurait préciser quelle serait sur eux l’induence du climat, s’ils cherchaient à s’y établir. Il est vraisemblable que des familles humaines si différentes de l’antique race égyptienne finiront par s’éteindre entièrement après un petit nombre de générations.
DCRéS DE LA VIE CHEZ LA P0P0LAT10N