‹ L'UniversChapitre 60 sur 87 · SUÈDE PROPREMENT DITE · texte numérisé non relu

SUÈDE PROPREMENT DITE

La Suède proprement dite sedivisait autrefois en huit provinces, savoir : la Sudermanie, l’Upland , la Westmanie , la Néricie, leWærmeland, la Dalécar-

(*) Daumont, t II, p. 36-37.

aaan

fyfV yys'r/ y

SUF.DK.

gle

SUÈDE

lie, la Gestricic et l'TIelsingland. Elle comprend aujourd’hui neuf gouvernements, savoir : les deux gouvernements de Stockholm-ville et Stockholm-campagne, ceux d'Upsal, de W esteras, de Nykôping, d’OÊrebro, deCarlstad, de Stora-Kopparberg et de Gelleborg.

SDDUMA>II.

La Sudermanie, qui forme aujourd’hui le gouvernement de Nykôping et une partie du gouvernement de Stockholm-campagne, est arrosée au nord par le Malarn, à l’ouest par le Hielntar, au centre par d’autres petits lacs, et enfin la Baltique en baigne les côtes. Cette province présente, en général, un aspect moins varié que le reste de la Suède. Ce n'est qu’en approchant de Stockholm qu’elle devient plus montagneuse, et offre, par conséquent, des sites plus pittoresques. La partie voisine du lac Malarn est remarquable par sa fertilité.

La capitale de cette province est Nykôping, chef-lieu du gouvernement du même nom , et petit port près de la Baltique. Cette jolie petite ville, ancienne résidence des ducs de Sudermanie, est dans une situation riante et heuééuse , et tout semble annoncer l’aisance de ses habitants , dont le nombre n’excède pas trois mille. C’est dans ses environs qu’est parlé, dit-on , le suédois le plus pur. Malheureusement son port, qui s’envase chaque année davantage, ne peut permettre au commerce maritime de prendre l’essor. Elle tâche de se dédommager par l’industrie, et fabrique des draps , des bas , du papier, des aiguilles et du tabac.

Sôdertelje, qui donne son nom à un canal qui joint la mer au lac Malarn, ne contient que mille à douze cents habitants. Ses maisons sont de chétive apparence, et rien n'y annonce la prospérité; mais la construction du canal ne peut manquer d’y attirer une population plus nombreuse, et le commerce de transit qui s’y établira ne tardera pas à en faire une ville plus florissante. De Sôdertelje à Stockholm , le pays est désert, inculte et couvert de rochers.

Près de la petite ville de Mariefred est le château royal de Gripsholm (*).

Cet antique édifice, flanque de quatre tours, est célèbre dans l'histoire. C’est là que mourut en prison le fameux Éric XIV, fils de Gustave Wasa, et que fut enfermé Gustave IV après sa déchéance. Il est situé dans uneposition très-agréable, sur les bords d’un petit lac qui est eu communication avec le lac Malarn. Gripsholm, comme Versailles, renferme aujourd'hui une galerie de tableaux historiques, à laquelle chacun des riches amateurs de la Suède s’est empressé de payer son tribut.

Au nord de la petite ville d’Eskilstuna(**) , qui renferme des usines et des fabriques de poterie, est Strengnæs, chef-lieu d’un évêché remarquable par sa situation sur le lac Malarn , et par sa cathédrale, qui renferme le tombeau de Charles IX. Gustave Wasa y fit ses premières études (***).

Près de la petite ville de Torshalla passe une rivière, qui, dans un intervalle de trois à quatre cents pas, forme plus de mille cascades, peu élevées, il est vrai , mais qui offrent un spectacle aussi agréable que pittoresque.

CNJUID.

A l’antique province d’UpIand répondent aujourd’hui une partie du gouvernement de Stockholm-campagne, le gouvernement de Stockholm- ville, et celui d’Cpsal.

Stockholm, la capitale de tout le royaume, est bâtie sur les rives septentrionales et méridionales du Malarn, à l’endroit où il se réunit a un golfe de la Baltique. La ville couvre deux péninsules et plusieurs petites îles du Malarn , les unes escarpées et nues, les autres décorées de maisons de plaisance ou de touffes de bois. Cette situation fait de - Stockholm l’une des villes les plus pittoresques de l’Europe : ce sont des palais somptueux et des demeures modestes , mais originales , entremêlés de rochers, de verdure, d’eaux transpa-

(*) Voyez pl. 33.

(**) Voyez pl. 35.

(***) Voyez pL 14.

rentes, d’arbres, de bosquets, de jardins, de forêts, de navires et de barques qui sillonnent incessamment les nombreux canaux naturels de la ville; aussi l’a-t-on avec quelque raison comparée à Venise. C’est avec Édimbourg, Constantinople , Lisbonne et Gènes , l'une des villes fes plus pittoresques de l’Europe.

Stockholm n’a point de murs d’enceinte; il y a seulement des barrières aux entrées pour la perception des droits de douane. La plupart des bâtiments s’élèvent en amphithéâtre les uns au-dessus des autres. Ils sont de pierre ou de brique, revêtus en plâtre Liane ou peints en jaune tendre; le faite en est couvert de tuiles d’un brun foncé, et présente, au milieu des forêts de pins qui l'environnent, du lacet des sinuosités de la Baltique, une perspective enchanteresse.

Les boutiques de Stockholm n’ont point de devantures; le climat s'oppose a ces brillants étalages en plein vent, qui font des rues de nos villes comme autant de bazars, où le pauvre peut au moins jouir par la vue de ces magnifiques produits de l’art et de l’industrie, ilont l’usage n’est réservé qu’aux riches.

Les boutiques sont des appartements ordinaires au rez-de-chaussée, avec des fenêtres et une porte sur la rue. C'est dans la rue de la Reine et celle de la Régence, situées dans les quartiers du nord, et les plus belles de la ville, que réside ce qu’il y a de plus distingué à Stockholm.

A l’extrémité du port, défendu par le fort de Waxholm, plusieurs rues s’élèvent l’une au-dessus de l’autre, et forment un amphithéâtre, sur un côté duquel se trouve le palais du roi , qui domine la ville et le port. Ce palais est bâti en briques recouvertes de plâtre, et teint en jaune pâle. Ses quatre côtés sont visibles des différents quartiers de la ville. Cet élégant édifice a été commencé par Charles XI et fini par Gustave III. Il est composé de quatre étages, dont trois sont fort hauts et le dernier très-bas. Vingt-trois belles croisées en ornent la façade; dix colonnes doriques supportent un pareil nombre

de cariatides ioniques, supportées ellesmêmes par dix pilastres de Tordre corinthien. La couverture est à l'italienne. Au bas de chacune des rampes qui, du côté du nord, conduisent au clulteau , est un lion en bronze. Le rezde-chaussée du château et les arcades qui donnent sur le quai sont en blocs de granit. On voit du côté de l’est des parterres et un jardin au-dessus de deux galeries avancées.

Ce que Frédéric le Grand fut pour Berlin, Gustave III le fut pour Stockholm. Tous les monuments qui décorent cette ville doivent leur existence à la protection qu’il accordait aux arts; plusieurs meme d’entre eux ont été exécutés sur ses propres dessins, et seront a jamais un témoignage vivant du génie de ce souverain , dont la prodigue magnificence eût cependant fini par appauvrir le pays qu’il cherchait à embellir. C’est |iar lui que fut construit l’Opéra, un des édifices les plus remarquables de Stockholm. La façade en est ornée de colonnes et de pilastres de l’ordre corinthien. L’intérieur de cette salle a la forme d’une ellipse tronquée. On donne à ce théâtre des pièces suédoises composées, en grande partie, par Gustave III, dont le talent pour ce genre de composition avait excité la jalousie littéraire du grand Frédéric. Ce fut une politique digne d’éloges que d’avoir attaché la nation à son propre idiome en le popularisant sur la scène; c'était aussi le moyen le plus sür de perfectionner la langue natioùale. l,c premier opéra suédois donné à ce théâtre est celui de Thêtis et Pétée ; mais la pièce nationale la plus célébré est eel le de G us tare tt- ’asa, dont Gustave 111 passe pour être Fauteur. A la mort dece prince, ce spectacle a perdu beaucoup de sa splendeur. Quand on songe que sous son régné le ballet seul occupait quatre-vingt-dix danseurs, on conçoit qu’à sa mort, dans l’état dè détresse où se trouvait la Suède, les économies aient porté avant tout sur cet établissement dispendieux.

Cet édifice, et le palais du prince Charles, fils aîné du prince royal, construit sur le même plan, forment Tua

SUÈDE

des côtés d’une belle place nommée la place de Gustave- Adolphe. On voit au centre de cette place une statue équestre en bronze qui représenteGustave-Adolphe revêtu d’une armurecomplète. Sa tète est nue et couronnée de lauriers, sa main appuyée sur un écusson. Cette statue colossale, modelée sur les dessins de Larchevéque , sculpteur français très-distingué , qui mourut avant ae l’achever, a été terminée par Se rue II et érigée en 1790. Le piédestal est de granit et décoré de médaillons offrant les portraits des généraux les plus estimés de Gustave- Adolphe, de Torstenson, de Baner, de Jacques de laGardie, de Horn et du duc de Saxe-Weimar, tous sculptés parSergell. On doit aussi h cet artiste une figure d’Oxenstierna, et une autre représentant l'Histoire, qui montre du doigt une inscription rappelant les exploits de ce souverain. Ces deux statues décorent l’un des vestibules du palais royal.

Après te château roval, l’Opéra et le palais du prince Charles, les édifices les plus remarquables de Stockholm sont le palais de la noblesse, l’hôtel de ville, autrefois l'hôtel de la famille de Bonde, l'hôtel de cette famille et celui des comtes de Fersen. Citons encore la place des Nobles, ornée de la statue de Gustave Wasa ; la place de Charles XIII qui remplace l’ancien Jardin du roi , et au milieu de laquelle s’élève la statue pédestre du père adoptif de Charles - Jean ; la place Sheppsbronn où se trouve la statue de Gustave III , et celle de Slottsbacken où l'on a élevé un obélisque en granit à l’honneur de la fidélité des habitants de Stockholm. Les plus belles promenades de cette ville sont le parc royal, orné d’un nombre considérable de maisons de plaisance , et la grande terrasse sous le pont du Nord.

On compte à Stockholm douze à quatorze églises, toutes d’une élégante simplicité. Dans celle d’Adolphe-Frédéric se voit le monument élevé à Descartes. Celle des Chevaliers, le Jiiddarholm, détruite en partie il y a deux ans, par la foudre, était remarquable par son

architecture gothique et son aiguille élancée. Ce clocher, qui s’élevait au centre de la principale île. ajoutait beaucoup au charme qu’offre la vue des lieux environnants. L’intérieur de cet édifice, qui est lourdement construit, n’est remarquable que parce qu’il renferme les cendres do deux grands hommes , Gustave-Adolphe et Charles XII, ce roi soldat , qui , par son audace aventureuse, vérifia , dit Coxe, cette belle pensée de l’immortel Shakspeare :

» La gloire est comme un cercle au milieu des ondes; il cherche à s’agrandir, et ne cesse de s’étendre que pour disparaître dans le néant. » Rien de plus simple et de plus caractéristique que la tombe de ce prince. Elle est en marbre noir, ornée d'un peau de lion et d’une massue en bronze doré. Une autre partie de cet édifice contient les rpstes mortels d’un général qui a beaucoup plus de droits à l'admiration de la postérité, l’illustre Jean Baner, qui mérita l’amitié de Gustave-Adolphe.

Cptte église, avant l’événement dont nous venons de parler, était décorée, diton, de cinq mille étendards étrangers.

Stockholm a une belle galerie de tableaux; c'est la collection des meilleurs ouvrages des peintres suédois.

On y voit aussi plusieurs chefs-d’œuvre de l’école italienne.

La bibliothèque du roi contenait, en 1805. vingt mille volumes et quatre cents manuscrits. Ce nombre a été depuis considérablement accru par diverses donations. Il se trouve dans cette collection quelques livres précieux, entre autres un volume qui a pour titre Codex aureus; le livre d’Heures de l’empereur Ferdinand, l’un des trophées de la guerre de trente ans; enfin l’exemplaire de la Bible selon la Vulgate, sur lequel Luther écrivit les notes qui furent comme ses premiers doutes.

C’était à l’arsenal, aujourd’hui consacré à un autre usage, que l’on conservait les nombreux étendards enlevés

Îiar les Suédois à leurs ennemi» : ceux de a fameuse bataille de Narva remplissaient seul» une salle entière. Ü»

y voyait ans» une longue suite à»

mannequins représentant les rois de Suède revêtus de l’armure qu’ils avaient autrefois portée. Chacun d’eux était monté sur son cheval favori, dont on avait conservé et empaillé la peau; Tous étaient disposés chronologiquement. Là était Charles XII, couvert des vêtements qu’il portait lorsqu’il fut tue au siège de Frédérikshall. Ils se composaient d’un long surtout de drap bleu fort grossier, a grands revers et à boutons de cuivre, d’un chapeau à trois cornes à bords étroits et percé d’une balle, d’une paire de gants de buffle , et d’une paire de bottes militaires à talons hauts. Les taches de sang empreintes sur le gant de la main droite et au ceinturon prouvent qu’il porta cette main d’abord a la blessure, puis à la garde de son épée. La plupart de ces précieuses reliques ont été transportées dans l’arsenal d’Ulriksdall, où l'on voit aussi la chemise que portait Gustave-Adolphe lorsqu’il fut tué dans les champs de Lutzen.

On montrait aussi dans l’arsenal de Stockholm une chaloupe bâtie à Sardam, des propres mains du czar Pierre le Grand, et qui fut prise par les Suédois au moment où on la conduisait à Saint-Pétersbourg.

Parmi les nombreux établissements publics que renferme Stockholm, on ne peut se dispenser de mentionner l' Académie des sciences , avec un observatoire, un cabinet d’histoire naturelle et une bibliothèque spéciale très-riche; l’Académie des belles-lettres, d'histoire et d’antiquité; l’Académie suédoise ou desdix-huit, qui s’occupe exclusivement de la langue et de la poésie suédoises ; la Société patriotique , l’Académie d'agriculture , celle des sciences militaires ; le Collégedes mines, l’Institut médico-chirurgical ou Institut carolin, etc.

Les environs de Stockholm renferment plusieurs châteaux remarquables ; celui de Drottningholm , est regardé comme le plus beau château roval de la Suède , et offre quelque ressemblance avec celui de Versailles; mais sa position sur la pointe septentrionale de

l’île Lofôn dans le lac Mâlarn, l’abondance de ses eaux, en rendent la position bien autrement pittoresque, et y montrent la nature plus grande, si la puissance de l’homme s’y fait moins sentir. C’est la résidence’ d’été de la famille du prince royal. Carlberg, autrefois résidence royale, est maintenant une école militaire.

A Marieberg est aujourd'hui établie l’école de perfectionnement pour l’artillerie , fondée par Charles XIV.

Citons encore Ulrikssdal , que la bonté prévoyante du roi régnant vient de changer en ui. établissement pour les militaires invalides, et Rosendal (*), où le roi va souvent dîner pendant l’été et où il reçoit d’ordinaire les étrangers. Le château de Haga est habité par la reine durant la belle saison, que le roi de son côté passe ordinairement à Rosersberg , situé à huit lieues de Stockholm.

Le château de Haga, situé à une lieue de la porte septentrionale de la ville, a été bâti par Marselier, d’après les dessins de Gustave III. On y arrive par une allée touffue d’arbustes les plus beaux qu’on voit dans le Nord. Une chaîne pittoresque de rochers couverts de pins règne à une petite distance. Le château est situé à l’extrémité d’une prairie, sur les bords du Nlâlarn, qui forme une très-belle nappe d’eau. Il est construit en bois peint de manière à imiter la pierre , et consiste en une façade à trois étages, à laquelle se rattachent deux ailes très-longues formant galeries. La disposition des bâtiments et des jardins rappelle le petit Trianon. Les appartements sont petits, mais bien meublés. Ce palais était la résidence favorite de Gustave III, qui, comme on l’a dit plus haut, prit dans ses voyages le nom de comte de Haga.

Non loin de là , sur une éminence , sont les fondements d’un vaste palais commencé par ce prince en 1791 , et dont la construction a été interrompue depuis sa mort : l’entreprise était trop

(*) La pi. 3g représente un vase, colossal en porphyre placé dans le jardin de Rosendal.

Sf//*

vaste et trop dispendieuse pour le pvs ; elle fut judicieusement abandonnée par Gustave IV.

Le gouvernement d'Upsala , situé à l’ouest du précédent , a pour chef-lieu l’antique cité d’Upsala , située à quinze lieues de Stockholm. C’était autrefois la capitale de la Suède; elle ne compte pas aujourd’hui plus de quatre nulle cinq cents habitants; mais son université , la plus célèbre de toutes celles de l’Europe septentrionale, est fréquentée par huit à neuf cents élèves , et les professeurs jouissent d’une réputation méritée.

Sa bibliothèque , l’une des plus riches du Nord, est partagée en trois pièces, dont la première est consacrée aux belles-lettres ; la seconde aux ouvrages de différents genres donnés par Gustave III à l’université ; la troisième est réservée à la théologie, à la jurisprudence et à la médecine. Cette bibliothèque s’est grossie , à différentes époques , de collections littéraires enlevées aux différentes contrées soumises par la Suede. On y montre avec orgueil un manuscrit précieux qui contient la traduction qu’au quatrième siècle l’évêque Ulphilas fit, en langue gothique, des quatre évangiles. Ce manuscrit est en vélin, richement orné de lettres d’argent et de lettres d’or. Les premières ont perdu leur éclat, mais les dernières sont d’une belle conservation.

Ce livre fut pris dans le pillage de la bibliothèque de Prague, en 1648, et envoyé à la reine Christine par le comte de Kônigsmark. Un Hollandais l’enleva à cette princesse; mais, à la mort de ce dernier, un patriote suédois l’acheta 6,250 francs, et en fit don à l’université.

La bibliothèque d’Upsal renferme aujourd’ hui plus de 80,000 volumes ; elle a pour directeur le savant M.

Schrôder, qui est venu il y a deux ans à Paris , et dont les savants de cette capitale ont conservé un agréable souvenir. La bibliothèque faisait autrefois partie des bâtiments construits par Gustave-Adolphe et qui portent le nom d’ Académie gustavienne. Le même édifice contient l'amphithéâtre d’auato-

mie, l’observatoire, le laboratoire de chimie et de physique , le musée d’histoire naturelle'et le cabinet de minéralogie. Dans le jardin botanique créé par Gustave III , s’élève un superbe édifice où se trouvent des collections d’histoire naturelle et les salles destinées aux cours. Les bâtiments de l’université renferment aussi des salles d'armes et de danse ainsi qu’un magnifique manège.

Nous citerons encore l’Académie Caroline ou Consistoire académique, ui contenait un riche cabinet de ménilles. une collection presque com-

filète des monnaies suédoises depuis es temps les plus anciens , ainsi qu'un grand nombre de monnaies arabes du IX' siècle trouvées dans le Gothland.

C’est dans cet édifice, qui vient d’être reconstruit sur un vaste plan et sous le nom de Carolina rediviva, que se trouve aujourd'hui la bibliothèque.

La cathédrale d’Upsal , couverte en lames de cuivre , est la plus vaste et la plus magnifique église de la monarchie suédoise. Elle a quelques rapports avec la métropole de Paris ; commencée comme celle-ci au treizième siècle, en 1258, elle ne fut terminée qu'en 1435. Sa longueur est de 330 pieds ; sa largeur de 140, et sa hauteur de 105.

Quatre rangs de colonnes légères supportent la voûte du temple. A l'entrée, ou remarque la figure du roi saint Olof, foulant aux pieds un monstre, symbole de l’idolâtrie. C’est dans la nef que les souverains suédois recevaient la couronne. L’intérieur de l’édifice est rempli de tombeaux; on y voit celui de Linné, qui se distingue de tous les autres par sa simplicité ; il consiste en une modeste pierre, avec cette inscription :

Page 1