‹ L'univers visible et invisible; ou, Le plan de la création. Essai de philosophieChapitre 111 sur 130 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

La première alliance de Dieu avec les hommes est celle du mont Sinaï. Elle n'est que l'ombre de celle qui devait lui succéder, et ne s'adresse qu'à notre âme terrestre, qui est l'ombre de l'âme spirituelle. Si la première alliance avait été conclue avec l'âme spirituelle, elle n'eût pas été une ombre, mais une réalité , et n'aurait jamais pu être abolie ; car Dieu ne peut rompre une alliance du vivant de celui avec qui il l'a contractée. Il faut que la mort de l'âme terrestre intervienne pour que Dieu puisse annuler l'engagement qu'il a pris à son égard. Quand une chose est l'ombre d'une autre, il faut que tout ce qui s'y rapporte soit aussi ombre, car sans cela toute proportion entre l'image et la réalité serait abolie ; les deux se confondraient, et l'intelligence humaine ne saurait plus distinguer entre la figure et la réalité, le temporel et l'éternel. Ainsi l'ancienne alliance doit s'adresser exclusivement à l'âme terrestre, la nouvelle alliance à l'âme spirituelle. L'ancienne alliance, avec son âme terrestre , étant l'ombre de la nouvelle alliance avec son âme spirituelle , il ne peut pas plus exister de confusion entre ces deux alliances et leurs deux âmes qu'entre l'image et la réalité.

L'ancienne alliance, ne s'adressant qu'à l'âme terrestre ou

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charnelle, offrait aux hommes, s'ils se soumettaient à ses lois, les moyens de réaliser sur cette terre une vie éternelle et un bonheur sans partage. S'ils avaient écouté les serviteurs de Dieu et fait le bien en toutes choses, ils auraient pu vivre éternellement, ou du moins éviter la mort, et, comme Elie, monter au ciel dans un chariot de feu. S'ils n'avaient pas tué le Prince de la vie, il vivrait encore , et nous pourrions nous réjouir à toujours de sa douce présence; car il ne devait pas mourir, puisqu'il n'y avait en lui ni péché ni corruption.

Mais depuis que le Sauveur a dû passer par la mort, elle a régné sans partage sur la terre, et Dieu a renoncé à tout essâi ultérieur de préserver la vie animale de l'homme. Dorénavant son âme terrestre est vouée à la destruction , et l'ascension d'Hénoc et d'Elie ne peuvent plus se répéter. Par le rejet du fils de David, qui devait occuper le trône de son père, le règne terrestre que Christ devait établir a été dissipé , et il ne peut fonder qu'un règne spirituel contre lequel les portes de l'enfer ne prévaudront pas.

Le fait que l'ancienne alliance s'adresse exclusivement à l'âme psychique ou terrestre est seul capable d'expliquer le rôle qu'elle assigne aux animaux. Le sacrifice de l'agneau pascal ne pouvait sauver que la vie psychique des Israélites. Le sacrifice journalier des animaux n'effaçait que la souillure du corps, jamais celle de l'âme spirituelle. Dieu ne pouvait accepter ce sacrifice que comme une expiation pour la mort matérielle, jamais pour la mort spirituelle ou pour le péché. C'est ce que comprenaient déjà les prophètes et les hommes éclairés de l'ancienne alliance. Le don d'un animal, fait pour racheter un enfant premier-né, ne pouvait concerner que la vie animale de cet enfant, non sa vie spirituelle. Toutes ces cérémonies et ces offrandes ne concernent que la vie animale de l'homme, < car, dit l'auteur de l'Epitre aux Hébreux, il est impossible que le sang des taureaux et des boucs efface les péchés. > De même, la séparation des animaux en purs et en impurs, la permission de manger des premiers et la défense de manger des derniers ne pouvaient concerner que la vie psychique; c'étaient de simples symboles, non la réalité. Aussi, dès que la nouvelle alliance a été établie, toutes ces distinctions sont tombées d'elles-mêmes.

Dans les châtiments de l'ancienne alliance on voit souvent l'animal condamné avec l'homme. « Je redemanderai le sang de

rhomme à tout animal, » dit l'Eternel. Dans les jugements «\ l'interdit, les animaux devaient périr avec les hommes, comme s'ils eussent participé à leurs péchés. Dans la réprimande que Dieu adresse à Jonas, lorsque le prophète s'établit à la campagne pour attendre la fin de Ninive, il lui dit: « Tu voudrais qu'on eût épargné le ricin pour lequel tu n'as point travaillé ; et moi, n'épargnerai-je point Ninive, cette grande ville, dans laquelle il y a plus de cent-vingt mille créatures humaines qui ne savent point discerner leur main droite de leur main gauche, et où il y a aussi une grande multitude de bêtes? » Nous voyons ici que les animaux sont mis dans la même catégorie que les petits enfants , comme méritant la clémence du Créateur. En d'autres occasions les animaux sont chargés d'exécuter les juge, ments de Dieu. Nous le répétons, tout cet ordre de choses n'aurait pu exister , si la loi de Moïse ne s'était pas adressée spécialement à l'âme animale de l'homme.

Jéhova apparaît aux Hébreux, revêtu de majesté et de gloire, et entouré de ténèbres. Il dicte du haut de Sinai à un peuple tremblant les conditions de la première alliance. Dans cette occasion, le Souverain se montre aux yeux des hommes pécheurs comme un juge sévère et un feu consumant; et pour tous ceux qui demeurent sous la loi il conserve encore ce caractère. Jamais un homme vivant sous la terreur et la malédiction de la loi ne peut obtenir de paix, car sa conscience lui répète constamment que ses forces sont insuffisantes pour accomplir ce que Dieu demande. Ces âmes ne vivent que dans la foi, qui est le sceau de l'ancienne alliance. Pour elles Dieu est invisible, enveloppé de ténèbres ; elles ne peuvent comprendre ses voies et tremblent devant ses jugements.

La loi n'engendre que des esclaves, jamais des enfants ; car les manifestations de la puissance et de la justice de Dieu ne peuvent produire que la mort. « Personne ne peut me voir et vivre, » dit-il à Moïse. Dans l'ancienne alliance Dieu se détourne des hommes; dans la nouvelle alliance il tourne sa face vers eux, ils peuvent le voir, l'entendre, le comprendre. Ces deux manifestations de Dieu ont pour types les deux aspects qu'avait le nuage qui accompagnait les Israélites. Il était obscur pour les Egyptiens, qui représentaient l'ancienne alliance, tandis qu'il était lumineux pour les Israélites, qui représentaient ici l'élection par grâce.

L'action immédiate de Dieu sur les hommes comme Souve-

rain omnipotent, ou de haut en bas (qu'il nous soit permis de la désigner ainsi, en opposition à celle de Christ, qui est de bas en haut), n'ayant produit que la condamnation, est appelée < le ministère de la mort. > Or ce qui cause la mort ne peut donner la vie ; il a donc été impossible à Dieu de produire par cette voie, c'est-à-dire de haut en bas, quelque chose de viable. En présence d'un pareil fait, comment l'homme peut-il être assez insensé pour croire qu'une action humaine de haut en bas sera plus efficace?

Et pourtant tous les hommes ont l'idée que c'est par le canal des princes, des gouvernements, des hommes puissants et influents, des sages et des savants, qu'on peut influencer en bien les peuples. Il est vrai qu'on peut agir sur eux par ce moyen, mais seulement extérieurement, ou en mal; non pas en bien. Les choses vivantes ne croissent pas de haut en bas, mais de bas en haut. Dieu même n'ayant pu produire quelque chose de durable par cette voie, comment les hommes le pourraient-ils ? Qu'ils cessent donc de regarder vers les grands, les puissants, les savants , les nobles, les princes des Eglises et les gens en autorité pour la propagation de choses viables et spirituelles. Car ces gens-là sont, devant le Souverain, le rebut de l'humanité, étant les moins accessibles à la vérité. Ds sont là comme un toit protecteur, qui ignore pourquoi il a été construit et quelle vie il doit abriter ; ils sont là comme des fléaux dans la main de Dieu, pour séparer le bon grain de la balle.

Dieu, connaissant d'avance la stérilité de la loi, a destiné son Fils bien-aimé au sacrifice qu'il devait accomplir. Le moment arrivé, la nouvelle alliance a été présentée aux hommes. Elle seule apporte un remède efficace aux misères humaines, elle seule est à même de créer quelque chose de viable. Ainsi le Fils de Dieu s'est abaissé au plus profond de la terre. Par ce moyen, il a pu agir sur les hommes selon les lois de toute vie, c'est-à-dire de bas en haut. Christ affirme de lui-même : c En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé jeté en terre ne meurt, il demeure seul ; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jean XII, 24). Le Seigneur déclare par là que, s'il ne suit pas l'exemple donné par toutes les semences, si son corps ne périt pas, il ne peut porter de fruit. Le salut, la vérité et la vie doivent s'incorporer dans un germe et descendre au plus bas de la terre, pour pouvoir servir l'homme et s'assimiler à sa nature. Aucune autre voie n'est possible. La nature nous en-

seigne donc que la descente de Christ sur la terre, son incarnation, sa mort et sa résurrection ne sont, dans le monde spirituel, que la répétition des lois qui président au développement et à la croissance des plantes et des animaux. Repousser ces lois pour le monde spirituel, c'est se refuser aux témoignages de la nature.

Mais les choses spirituelles ont été fermées jusqu'ici aux hommes. Ils n*ont pas compris que la nature leur enseigne toutes les vérités spirituelles, même dans ses détails les plus minutieux, et que, pour produire quelque chose de vivant dans le monde moral. Dieu suit les mêmes lois qu'il prescrit à la nature. Gomment pourrait-il en être autrement, si les choses visibles sont l'image des invisibles et l'homme limage de Dieu? L'exemple de Christ montre que ce ne sont pas les grands, les riches, les puissants, les princes et les gouvernements qui sont capables de faire une œuvre viable , mais seulement les humbles, et cela en vertu de leur humilité et du sacrifice qu'ils font d'eux-mêmes. Si Christ était venu dans sa gloire, s'il eût vécu sur la terre depuis sa venue jusqu'à ce jour, et s'il eût instruit les hommes pendant tout ce temps-là, il n'aurait rien pu produire pour la vie éternelle; les hommes n'eussent accepté aucune de ses vérités et nul ne se fût converti.

La nouvelle alliance, qui abolit l'ancienne et en prend la place, doit nécessairement renouveler toutes choses. Elle ne s'adresse plus à l'âme terrestre, mais à l'âme spirituelle; son but est de préserver non pas la vie terrestre, mais la vie spirituelle; elle ne peut donc pas demander la même chose que l'ancienne alliance, car autrement elle ne renfermerait aucun progrès. Or l'ancienne alliance demande la foi , qui est l'apanage des ténèbres. Abraham, le père de l'ancienne alliance, est aussi appelé le père des croyants ou le père de la foi. La nouvelle alliance doit donc demander quelque chose de plus, c'est-à-dire la connaissance qui est l'apanage de la lumière.

Ceux qui comprennent cette nouvelle position viennent à la lumière, voient et connaissent. Réconciliés avec Dieu, ils pourront dorénavant le voir et se réjouir en lui , car il n'est plus pour eux un juge dont ils ont à craindre les châtiments, mais un Père tendre et affectueux, sur l'amour duquel ils peuvent compter en toute occasion.

Depuis rétablissement de la nouvelle alliance, les ténèbres sont devenues abominables; aussi le faux christianisme, qui

enseigne des choses qu'on ne peut comprendre, est-il en exécration. Les fausses Eglises sont désignées comme portant le nom de « Mystère, » parce qu'elles enseignent des mystères et demandent qu'on croie aveuglément à leurs paroles. Elles sont donc l'opposé du vrai christianisme, dont le caractère est lumière, vu qu'il peut expliquer et démontrer tout ce qu'il enseigne , s'appuyant sur la nature et la logique. Le mystère est l'apanage des idiots et des enfants des ténèbres ; les enfants de lumière le fuient.

Vous qui voulez approcher de Christ, fuyez, fuyez le mystère et les ténèbres; employez vos sens et vos facultés à connaître la lumière et la vérité. Mais elles ne peuvent s'obtenir que par le travail, tandis que le mystère et les ténèbres sont naturels; on les a sans aucune peine. Or rien de bon ne peut s'acquérir sans travail. Celui qui ne voit pas ne sait où il va, et si un aveugle conduit un autre aveugle^ ils tomberont tous deux dans la fosse. Si un chef d'Eglise dit : c J'ai moi seul la clef des connaissances, moi seul je vois, et vous, vous devez me croire aveuglément, » il est témoin contre lui-même que ceux qui le suivent sont dans les ténèbres, et que lui-même n'a pas de lumière à donner ; car autrement il la donnerait et ne prêcherait pas la foi. Quand l'apôtre Paul parlait de la foi comme nécessaire aux chrétiens, il faisait allusion à la foi que demande l'ancienne alliance, parce que les chrétiens auxquels il s'adressait comme à des enfants nouveau-nés étaient incapables de recevoir la connaissance.

L'effet que ces deux alliances ont pour l'humanité se répète pour chaque individu. L'action est la môme, l'échelle seule diffère. Ainsi chaque chrétien doit passer par l'ancienne alliance avant de pouvoir accepter la nouvelle. La foi doit toujours précéder la connaissance, parce que l'inférieur précède le supérieur. Comme un homme ne peut naître vieux et devenir jeune, il est impossible qu'un chrétien commence par la connaissance pour finir par la foi ; ce serait contre nature. Mais, ainsi que les Juifs sont coupables pour être demeurés sous l'ancienne alliance après que la nouvelle alliance leur eut été offerte, de même l'homme est coupable qui demeure dans les mystères de la foi lorsqu'on lui a présenté la connaissance et la lumière.

Ceux qui demeurent dans la foi se tiennent dans le parvis extérieur, destiné aux psdens, et ne pénètrent pas dans le sanctuaire intérieur destiné aux sacrificateurs. Par cette raison, les

Japhétites convertis sont appelés « païens > dans la parole divine ; ils sont restés dans la foi ou le parvis extérieur. Mais Dieu ne l'habite pas; il habite le sanctuaire intérieur, le lieu très saint où Sem pénétrera seul. Dieu ne peut donc habiter qu'avec Sera, et non avec Japhet. C'est ce que Japhet comprend lui-même, car toutes ses Eglises d'Etat prêchent que c'est un péché de vouloir pénétrer plus profondément qu'elles ne le font dans les mystères de Dieu. Etant dénuées de toute intelligence, elles disent que Dieu punira ceux qui cherchent à pénétrer ses pensées.

La foi appartenant à l'ancienne alliance , l'apôtre Paul a pu y puiser ses exemples pour les présenter à ses disciples. Il est évident que la foi n'est pas un fruit de la nouvelle alliance, autrement l'ancienne n'aurait pu en fournir les modèles. La foi existant donc avant la nouvelle alliance, cette dernière doit demander quelque chose de bien plus élevé ; elle ne peut se contenter de ce que l'ancienne alliance demandait déjà. Paul, s'adressant aux païens, commença par la prédication de la foi, parce que la foi doit toujours précéder la connaissance; en outre, étant l'apôtre des Japhétites, encore enfants et sans aucune connaissance, il avait spécialement à combattre les tendances judaïques que les Juifs convertis voulaient leur imposer, en admettant une justice sans foi. Ces Juifs chrétiens ne cherchaient pas seulement à transformer le christianisme en une loi mosaïque; ils s'efforçaient de plus de lui enlever ce qui constituait la vie intérieure de l'ancienne alliance, «la foi», pour la remplacer par les œuvres.

Le sacerdoce n'est qu'une institution de la loi ou du ministère de mort; il n'a pas passé dans la nouvelle alliance, où il n'a plus sa raison d'être. Tout vrai chrétien est sacrificateur, puisqu'il doit entrer dans le lieu très saint et déposer sur l'autel de son Dieu le sang du vieil homme. Il doit y sacrifier les passions et les désirs de ce vieil homme pour les remplacer par ceux de la nouvelle création. Or Christ, le grand sacrificateur, est le seul intermédiaire entre les sacrificateurs et Dieu. Le vrai chrétien ne peut donc avoir de prêtre au-dessus de lui, ni être soumis à une juridiction spirituelle. Là où il en existe, les hommes sont encore sous la loi, non sous la grâce ; ils n'ont pas le rang de sacrificateurs, ne s'étant pas présentés devant Dieu avec le sang du vieil homme.

La prêtrise, étant donc une institution de l'ancienne alliance,

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îi dû nécessairement être abolie quand la réalité a pris sa place. Les apôtres n'étaient pas des prêtres, pas plus que les premiers évêques; c'étaient des laïques tout comme les presbytres. A notre connaissance , aucun des apôtres n'était de la caste des prêti'es, ni sadducéen? Ils n'exerçaient aucune juridiction sur la conscience, mais pouvaient simplement conseiller. C'est ce que nous voyons dans 1 Cor. VIII, 13, où Paul écrit aux Corinthiens : « C'est pourquoi , si un aliment scandalise mon frère, je ne mangerai plus jamais de viande, afin de ne pas scandaliser mon frère. > On voit par ces paroles que Paul ne pouvait exercer aucune juridiction ni aucune pression sur la foi de ses frères, même dans le cas où ils croyaient quelque chose d'erroné.

Ainsi la juridiction spirituelle dont les diverses Eglises se sont emparées est un vol commis envers Dieu, un acte dont elles rendront compte et qui nécessitera leur destruction. Car tous ceux qui se révoltent contre Dieu, ou qui s'arrogent un droit qui ne leur appartient pas , seront exterminés de la face de la terre. Les Eglises d'Etat ont été le tombeau du christianisme, leurs institutions le glas funèbre de la liberté intellectuelle et religieuse. Quand viendra le moment où les hommes commenceront à réfléchir et à rechercher la connaissance et la lumière? Quand reconnaitront-ils que la connaissance est la réalisation de la vraie foi ?

Le rôle dévolu aux animaux dans l'ancienne alliance doit nous faire comprendre que leur construction, leur organisation est typique. Dieu, en père affectueux, tient bien plus à notre instruction et à notre éducation morale qu'à notre bien-être matériel. Ainsi tout l'arrangement de ce monde, toute cette vie, toutes ces souffrances , tous ces animaux qui se font la guerre et se dévorent, toutes leurs ruses, leur activité et leurs habitudes ne sont que des types dont le grand livre de la nature est illustré pour nous enseigner les choses spirituelles. Tous les goûts et toutes les passions des hommes trouvent leur figure dans l'un ou l'autre des animaux; on peut étudier en eux toutes les passions et tous les instincts avec bien plus de facilité que chez l'homme, attendu qu'ils s'y présentent sous des formes beaucoup plus simples.

L'auteur de toutes ces choses a su réunir dans le même objet une instruction morale et une utilité pratique. S'il existe des plantes et des animaux qui n'ont pas cette dernière qualité, ils

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