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comparant le règne végétal avec les règnes inférieurs, nous aurons pour résultat: Toutes les forces E d'une plante, qui sont identiques avee les forces éthériques, appartiennent aussi au règne éthérique; toutes les forces minérales Af, qui sont identiques à celles du règne minéral, appartiennent à ce règne ; toutes les forces végétales F, qui se rencontrent exclusivement dans le règne végétal, lui appartiennent en propre. En examinant le règne animal, nous conclurons également que toutes les forces identiques par leurs effets à celles des règnes précédents doivent appartenir à ces règnes, tandis que les forces A. dont on ne rencontre aucune trace dans ces règnes, sont seules l'apanage de la vie animale ou de Tâme. En comparant l'animal avec l'homme, le même raisonnement nous montrera que ce qu'ils ont de commun appartient à Tàme psychique; ce qu'ils n'ont pas en commun, ce que l'homme a en sus de l'animal, appartient exclusivement à son esprit. La comparaison entre l'homme naturel, tel que nous l'avons décrit dans le chapiti*e de la Communauté, et l'homme éclairé par sa conscience ou l'humanité éclairée par Christ nous donne partiellement la valeur de cette nouvelle vie. Nous disons «partiellement», cardans ce cas particulier il s'agit uniquement de ce monde, et non de l'autre, où ces vies doivent se manifester dans toute leur valeur. Mais il nous faut renvoyer ce sujet au livre second.
Nous aurons donc la loi suivante : Les forces qu'un règiie possède en sus de celles du règne précédent peuvent seules être sa py^opriété exclusive.
Cette construction, si simple dans ses dispositions, si admimirable dans ses effets, permet d'étudier séparément les différentes vies et d'analyser les fonctions particulières de chacune. La même loi nous fournit les moyens de distinguer les attributs de l'âme et ceux de l'esprit.
§ 2. Fo7ictions des différentes vies.
Le règne éthérique nous fait connaître la lumière, les couleurs, la chaleur, la répulsion, l'attraction sous différentes formes, le mouvement, etc.; il faut donc soustraire toutes ces forces de la vie minérale, qui ne conserve ainsi que l'affinité, la tendance à former des gaz, des liquides , des cristaux. Les farces éthériques devant aussi être soustraites aux règnes organiques, nous arrivons à la conclusion générale que sans la vie éthéri-
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que la terre ne pourrait tourner autour du soleil, une machine à vapeur serait incapable de marcher, et notre bras n'aurait pas !e pouvoir de soulever le moindre poids; en un mot, toute Torffanisation de cette terre serait impossible.
Plusieurs végétaux possèdent la faculté de se mouvoir ; chez quelques-uns ces mouvements ressemblent si fort à ceux des infusoires qu'on a rangé ces végétaux dans le règne animal. Donc la puissance de se mouvoir n'est pas une force de l'âme, mais le produit d'une vie inférieure. La production de mouvement par la chaleur et la reproduction de chaleur par le mouvement sont déjà des preuves suffisantes que ces deux forces appartiennent au même règne, puisqu'elles s'engendrent mutuellement.
L'âme privée du pouvoir d'exécuter le mouvement possède en revanche celui de l'ordonner ; semblable à un général qui, incapable lui-même de transporter ses soldats d'un endroit à un autre, peut néanmoins, par une seule parole, leur commander les marches nécessaires. Ainsi les vies supérieures commandent aux inférieures et leur font faire ce dont elles ont besoin. Quelle gradation dans le rang et l'importance des vies qui animent notre corps, et pourtant quelle harmonie ! Tout s'y exécute sans contrainte et sans jalousie. Tous les membres ont leur part légitime du travail qui aboutit au bien général. Que l'homme d'État qui a le vrai bonheur des peuples à cœur étudie l'organisation du corps de l'homme; elle n'est qu'une image de celle que l'humanité est destinée à atteindre.
En comparant le règne végétal avec le règne animal, afin d'éludier les fonctions de l'âme, nous trouvons dans les êtres primitifs de ces deux règnes une grande analogie de formes et de fonctions. Cette analogie entre la plante et l'animal (qui, du reste, ne peut être étudiée que très superficiellement dans les premiers échelons de ces règnes, à cause de la petitesse des individus) semble indiquer que chez ces êtres primitifs la vie végétale est prédominante, car si elle ne l'était pas, les différences devraient être plus sensibles.
A. mesure que la vie animale se développe par la réunion des cellules en corps organisé, la différence entre la plante et l'animal devient plus saillante. Présentement il nous est impossible de fixer avec la moindre précision les limites entre la vie végétative et la vie animale. C'est un problème que les générations futures auront à résoudre. En attendant, nous penchons pour
assigner à la vie végétative les fonctions inférieures du corps (l'absorption, la circulation du sang, la respiration, etc.)» vu qu'on retrouve des fonctions analogues, quoique simplifiées, chez la plante, tandis que les sens, l'intelligence, la volonté, les désirs, les instincts, dont la plante est privée, sont évidemment l'apanage de l'âme.
Si nous parcourons rapidement le règne animal, depuis les êtres les plus dégradés, semblables aux plantes, jusqu'aux créatures les plus parfaites, nous voyons la vie animale (ou l'âme) parcourir toutes les phases de son développement. Sans ce tableau, où nous suivons pas à pas sa marche progressive, nous ne pourrions jamais pénétrer les secrets de sa construction.
Mais l'âme animale, même la plus simple, présente encore des problèmes à résoudre bien au-dessus de nos forces, et il nous faut descendre encore plus bas dans l'échelle des vies pour étudier les premières manifestations de cette archée si mystérieuse. Commencer l'étude de l'âme par l'âme humaine serait aussi peu sensé que d'aborder l'étude des mathématiques par ses problèmes les plus ardus, l'âme humaine étant ce qu'il y a de plus compliqué dans la création matérielle.
Par cette raison, la psychologie n'a pu produire jusqu'à présent que des hypothèses contradictoires. Au lieu de commencer par les éléments, elle a tout de suite abordé les questions les plus abstraites, questions qui ne pourront être résolues qu'après plusieurs siècles de travaux. Ainsi les psychologues qui ont cherché à adapter leurs idées aux croyances chrétiennes, ignorant la pluralité des âmes, ont donné aux vérités bibliques qui touchent à cette science une explication diamétralement opposée au texte littéral, faisant, par exemple, de la résurrection une réincorporation, de la nouvelle naissance le rajeunissement de notre vieille âme, comme si elle pouvait naître une seconde fois, etc. On peut se figurer la confusion qui en est résultée. Aussi longtemps qu'on ignore les choses les plus élémentaires du monde visible, quelle valeur peuvent avoir ces systèmes de philosophie et de métaphysique qui se hasardent à expliquer les mystères du monde invisible ? Qu'on résolve d'abord les questions les plus simples de ce monde, et l'on pourra s'attaquer ensuite aux questions infiniment plus difficiles du monde avenir; toute autre marche nous conduirait à des théories illusoires.
Il est impossible d'étudier le monde invisible avant de con-