‹ L'univers visible et invisible; ou, Le plan de la création. Essai de philosophieChapitre 85 sur 130 · GH. VIII. LA SUBSTANCE SPIRITUELLE · texte numérisé non relu

GH. VIII. LA SUBSTANCE SPIRITUELLE

capable par elle-même de prendre aucune forme organique; b^ elle est incapable de produire le mouvement, mais elle le reçoit et le transmet; 6^ elle peut exister sans vie; 7^ elle est identique de nature. — Telles sont les propriétés de la substance spirituelle dont est formé le corps spirituel de Thomme.

Ici se pose la question de savoir si la molécule spirituelle est indivisible, comme nous l'avons admis pour les molécules des règnes inorganiques? Nous le pensons. Car, l'homme étant à Timage de Dieu, notre incapacité de détruire une molécule de matière, ou de la partager de façon à ce qu'elle perde sa force ou sa vie, est une preuve par analogie que Dieu a créé l'esprit de l'homme de façon à ce que sa substance ne puisse être partagée. Ainsi la molécule spirituelle serait indivisible comme la molécule terrestre. En revanche, tout corps spirituel organique, composé de beaucoup de molécules ou d'esprits, restera toujours divisible, comme les corps organiques terrestres le sont aussi. Ainsi en toutes choses l'homme, étant l'image de Dieu, a reçu sur cette terre les mêmes pouvoirs que le Créateur s'est réservés pour le monde spirituel. Dieu a renfermé les forces de l'homme sur la terre dans les mêmes bornes qu'il s'est imposées à lui-même dans le monde des esprits. Il s'ensuit que l'homme doit être indestructible dans l'autre inonde, même à l'égard de Dieu, car sans cela il cesserait d'être son image. Ainsi aucune puissance ne pourra ravir à l'homme le sentiment de sa personnalité, ni dominer sa volonté. U les conservera, non en vertu d'un acte soutenu de la puissance de Dieu, mais en vertu du pouvoir spécial dont il a été doué au moment de sa création.

I 2. Partage du monde spirituel en deux empires.

Les anciens Juifs cabalistes, dans la supposition que le monde visible est une figure du monde invisible, s'imaginaient que chaque objet terrestre représente un objet céleste ^ Cette idée était sans doute empruntée à la loi, car les instruments en usage pour le service du tabernacle devaient tous être construits d'après les modèles montrés à Moïse sur le mont Sinaï. La conclusion que les anciens penseurs en ont tirée, savoir que

*) Voyez Typical Character of Nature, by Thomas A. G. Balfoar,M. D., London, J. Nisbet and 0>, Bernera-Street; Edinburgh, J. Menzies.

chaque objet céleste est représenté dans notre monde par an seul objet terrestre, ne pouvait en rien contribuer à leur expliquer la nature. Pour voir combien cette idée est fausse, nous n'avons qu'à l'appliquer, par exemple, au genre humain. Tous les hommes sont créés à l'image de leur Père céleste. Or, d'après la logique du système cabalistique, il faudrait que chaque homme fût l'image d'un Père céleste particulier, comme s'il y avait autant de Pères célestes que d'individus, ce qui est absurde; car tous les hommes réunis sont le type d'un Dieu unique, n en est absolument de même de toutes les plantes et de tous les^ animaux; ils ne figurent pas une multitude de différentes organisations au ciel, mais tous ensemble sont l'image répétée d'une seule et même organisation.

La répétition des mêmes formes sert précisément à démontrer qu'elles ne sont que des images , et qu'en conséquence il faut chercher la réalité dans un autre monde. Gomme l'existence d'une grande quantité de photographies exactement semblables démontre l'existence d'un original unique, ainsi la répétition d'un grand nombre d'images terrestres est une preuve de l'existence d'un seul original céleste.

L'analyse de la nature nous a montré que l'humanité se compose d'hommes, les hommes de cellules animale?, les cellules animales de cellules végétales, les cellules végétales de molécules minérales, les molécules minérales de molécules éthériques, et les molécules éthériques d'atomes. Dans cette construction on reconnaît cette loi : Pltcs mie chose se répète^ plus elle est vile; moins elle se répète, plus elle est élevée. L'unité organique est le point culminant de la supériorité, . la multiplicité individuelle le dernier terme d'infériorité. Ainsi l'humanité, unique sur la terre, vaut plus que l'homme individuel, l'homme individuel plus que l'animal, l'animal plus que la plante, et ainsi de suite. Ot, comme toutes les divisions font nécessairement partie d'un tout, chaque répétition est une subdivision et indique toujours un original unique ou une origine commune.

Nous appuyant sur cette loi, nous aborderons la question suivante : En combien de règnes se partage le monde spirituel^

A première vue, on pourrait être tenté de croire que le monde spirituel est divisé, comme le monde matériel, en empires et en règnes, vu l'analogie qui doit exister entre les deux. Mais cette conclusion ferait tomber dans l'erreur des Juifs cabalistes, qui

Planche 13.

^o^Ae Dh^y^

Sans subdivision

TWAttlu/ LAIfSAM^ V.

Planche 14.

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