‹ L'Université d'Avignon aux xviie et xviiie sièclesChapitre 10 sur 145 · Stat. de 1605, art · texte numérisé non relu

Stat. de 1605, art

3. Assembl. de la fac. de théologie des 21 et 22 nov. 1656. A. V. D 30 !•• 88 et 89.

4. Assembl. du 7 juin 1659. La délibération de 1656 avait fait naître des divisions. On finit par s'accorder entre réj^^uliers et séculiers sur les termes d'une transaction par laquelle les ré(?ulicrs auraient le décanat deux ans sur trois. S'il n'y avait pas dcreli^rieux éligiblesdans un couvent, on passerait au couvent suivant dans l'ordre établi ; s'il n'y avait qu'un éligiblc dans les quatre couvents

ment appliquée; de 1720 à 1782, époque de lagrégation des séminaires, on ne trouve que onze doyens séculiers ^

Réunis, les quatre ordres mendiants : augustins, prêcheurs, carmélites, cordeliers ou mineurs gardèrent jusqu'à cette époque la direction de la Faculté. Le doyen et régent ordinaire était pris parmi eux, à tour de rôle. Mais le nombre des représentants de ces ordres varia sensiblement avec le temps. La Faculté ne compta jamais plus de trois carmélites ; pour les augustins et les mineurs, le chiffre varie de deux ou trois jusqu'à cinq. Quant aux dominicains, très peu nombreux au début du xvu® siècle, la création de deux chaires de théologie et d'une chaire de philosophie 2, à eux réservées, et dont les titulaires devaient s'agréger à la Faculté, vint augmenter beaucoup leur nombre et accroître leur importance On vit jusqu'à huit et même dix agrégés de cet ordre ; ils étaient huit encore en 1790.

Ils protestèrent vigoureusement, mais en vain, contre l'agrégation des séminaires de Saint-Charles et de Sainte- Garde 3 qui leur ôtait le monopole de l'enseignement univer-

on reviendrait à Taltemative annuelle. Le primicier approuva cet accord le 7 juin 1659. A. V. D 30, ^ 117.

1. A. V. D 33 à 35, passim. De 1782 A 1790, trois réguliers seulement, un dominicain et deux cordeliers, furent portes au décanat. M. Roux, supérieur du séminaire Saint-Charles, fut élu deux fois, en 1782 et 1784 ; M. Lebansais de Viéval, chanoine de Saint-Didier, vicaire général, trois fois de suite, con. trairement à toutes les traditions et a sans conséquence pour Tavenir, w en 1785, 1786 et 1787, et une dernière fois en 1790. A. V. D 35, f ■ 190, 237, 262, 280, 299, 306, 318, 339, 360.

2. Créât, d'une chaire de théologie scolastiquc par M. de Marinis. (Acte du 13 novembre 1655). Créât, d'une chaire de philosophie scolastique par le même. (Acte du 9 janv. 1666). Création d'une chaire de théologie morale par Et. Millaret, curé secondaire de Valréas. (Acte du 20 juin 1719.) Laval, 60, 62 et 71.

3. A. V. D 35, fo 175. On sait qu'il y eut ici une double agrégation. Les classes de philosophie des deux séminaires Saint-Charles de la Croix et Notre. Dame de Sainte-Garde furent agrégées à la Faculté des Arts de TUniversité ; leurs classes de théologie, au nombre de deux pour chaque établissement*

sitaire et un moment songèrent à abandonner cet enseignement. Ils le gardèrent cependant *, mais depuis cette époque, ils se désintéressèrent quelque peu de la Faculté. A leur place, les Sulpiciens et les prêtres de la Congrégation de Sainte- Garde, devenus de plus en plus nombreux, occupent souvent le décanat et dirigent la corporation ; celle-ci perd de plus en plus son caractère monastique primitif et tend constamment, si Ton peut dire,, à se séculariser *.

Comme les autres compagnies universitaires, la Faculté de théologie s'assemblait régulièrement dans un des couvents de la ville, à l'Université ou même chez le primicier, pour régler ses affaires particulières, s'agréger de nouveaux docteurs ou modifier ses statuts ^. Le primicier pouvait présider ces assemblées. En son absence, le doyen et régent ordinaire dirigeait

furent a^çrégées à la Faculté de théologie et déclarées académiques sous condition que les professeurs se feraient agréger à la Faculté de théologie^ dont ils restèrent quelquefois membres après avoir cessé leurs fonctions professorales. La question de ces agrégations donna lieu à de longs débats à la faculté de théologie (Assemblées des 10 août 1781 et 11 qov. 17«2. A. V. D 35, f" 183 â 185 et 20 i). Elle fut approuvée par le Collège des docteurs en droit les 17 oct.

1781 et 20 nov. 1782 (A. V. D 31, f- 171 et 208) et sanctionnée par le pape Pie VI par ses brefs du 2 i janvier 1746. Laval, 76 et 77.

1. A. V. D 209 à 213. — Ils mirent pour condition à leur rentrée en fonctions que le professeur de philosophie de TUniversité qui avait dû jusqu'en

1782 s'agréger à la faculté de théologie s'agrégerait seulement à la faculté des arts, transaction approuvée par l'Archevôque d'Avignon le 23 nov. 1782, après avoir été acceptée par le Collège des docteurs le 22 du même mois.

2. En 1783, sur 30 membres de la faculté on trouve trois supérieurs ou professeurs du séminaire Saint-Charles et trois du séminaire de Sainte-Garde. En 17S9 Saint-Charles compte trois agrégés, et Sainte-Garde quatre. On sait que les prêtres de Saint-Sulpice dirigeaient le séminaire Saint-Charles. Celui de Sainte-Garde était desservi par une congrégation spéciale.

3. Quand le doyen en exercice appartenait à un ordre religieux, on se réunissait généralement dans son couvent. Mais souvent les réunions avaient lieu à rUnivereité ou chez le primicier (A. V. D 30, ^ 89 ; D 34, ^ 151 et 186 ; D 35, f" 18 i). Les assemblées des théologiens sont relativement plus noml)reuses que celles des juristes. Les deux tiers des agrégés y assistent, en moyenne.

les débats, mais les délibérations étaient alors soumises à lapprobation du primicier ^ Chaque année, le surlendemain de la Pentecôte, les théologiens élisaient leur doyen, seul chargé de renseignement public jusqu en 165S *. Les titulaires de chaires de théologie fondées par M. de Marinis à cette époque et plus tard, en 1718, par M. Etienne Millaret, étaient choisis, comme on sait, par les Pères dominicains du couvent de Toulouse.

Au reste, pour tout ce qui concernait ses intérêts généraux, son rang et ses privilèges, la Faculté de théologie restait soumise au Collège des docteurs en droit, pouvoir dirigeant de rUniversité, dont cette faculté n'était qu un membre. Mais ses représentants, plus heureux que les médecins et les maîtres es arts, prenaient du moins une certaine part à l'élection du primicier. Les statuts de 1503 disposent en effet « qu'à l'élection du primicier assisteront ou pourront assister quatre maîtres en théologie, un de chacun des ordres mendiants » affiliés à rUniversité et qui fut toujours le plus ancien d'entre les agrégés de l'ordre ^. En 1783, les séculiers, devenus presque aussi nombreux que les réguliers réunis, demandèrent une faveur analogue. Grâce à l'opposition des juristes, elle leur fut toujours refusée *.

1. A. V. D 30, f- 88 et 106, etc. D35, f* 171. Le proprimicier pouvait prt'sidcr en Uabsence du primicier. A. V. D 35, f* 183.

a. Statuts de 1605. Art. 3. Le doyen devait être un des vt^nérables docteurs des quatre ordres mendiants. Les autres maîtres lui devaient respect et obéissance « car il était comme lor à côté du métal et brillait plus que le diadème des rois ». Ce doyen devait avoir la première place dans tous les actes et assemblées de théolo^^e et pouvait infli|çer aux maîtres « aliquas paenas civiles, H les priver de leups droits, etc. Aucun des actes relatifs à la faculté ne pouvait être exécuté sans son ordre. Le bedeau devait lui obéir. Il recevait le serment des maîtres et prétait lui-même serment entre les mains du primicier.

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