A. V. D 31, f" 152 et 155. Ass. du 21 oct
LES RELATIONS EtTÉRIEURES 249
cile déclare rUniversité constituée par les agrégés seuls, lesquels continueront à jouir des privilèges accoutumés. Un bref pontifical vient, le 23 du même mois, confirmer cette décision et tirer l'Université de cette « vexation » inattendue, fruit de l'inconscience d'un impertinent docteur, désavoué même par ses « pareils ^ . »
Mais la question générale, réservée en 1680, restait en suspens et ne devait être tranchée qu'un demi-siècle plus tard. Un moment, en 1705, on crut la voir renaître. Le prévôt de l'église métropolitaine, M. de Cabannes, avait écrit un violent factum contre la juridiction du primicier. L^affaire, d'ailleurs, s'assoupit*. C'est en 1737 seulement que l'auditeur général de la vice-légation s'avisa de solliciter l'exécution du rescrit de 1679. Aussitôt le Collège des docteurs de colliger ses titres ainsi que les mémoires rédigés à cette époque. Les professeurs, Tacteur, MM. Thomas et Dumas père et fils, docteurs agrégés en droit, sont préposés à cette recherche. On remet la poursuite de l'affaire à un docteur de l'Université d'Avignon, M. Castan, qui se trouve à Rome, et auquel on alloue trois écus romains par mois. Il s'adjoindra un avocat célèbre de Rome, le comte Guerra ^. On essaie enfin d'intéresser à la cause commune les consuls d'Avignon et les conseillers de ville, lesquels font la sourde oreille^ et les avocats qui, plus complaisants, décident de ne plus plaider devant l'auditeur général jusqu'à conclusion défini-
1. Dëcision de la Congrégation et bref d'Innocent XI du 23 septembre 1684. Laval, 67. — Délib. du Coll. des docteurs des 26 sept, et 17 oct. 1784. A. V. D 31, ^• 166 et 167.
2. Dëlib. du Collège des docteurs des 10 mars et 31 août 1704 et 9 mars 1706. A. V. D32, f*M81, 187, 190.
3. Délib. du Coll. des docteurs des 14 fév. et 3 déc. 1737. A. V. D 33, f 308 et 322.