‹ L'Université d'Avignon aux xviie et xviiie sièclesChapitre 15 sur 145 · A. V. 1) 32, f" IHI · texte numérisé non relu

A. V. 1) 32, f" IHI

CONSTITUTION DE LA CORPOttATlON LNIVKR81TA1RE 29

corrompus ou sophistiqués ou trop vieux ». Enfin deux médecins députés par leur Collège étaient chargés de dresser la liste des remèdes que chaque pharmacien devait tenir et c'était ce même G)llège qui choisissait les deux apothicaires chargés, chaque année, d'en fixer le prix ^

Les pharmaciens semblent avoir subi d'assez bonne grâce un contrôle auquel d'ailleurs étaient soumis tous leurs confrères du royaume de France. Mais il n'en fut pas absolument de même des chirurgiens. Aussi bien, pour avoir longtemps été confondue avec les métiers manuels, la chirurgie n'en acquérait-elle pas moins chaque jour une dignité plus grande depuis que ses progrès étaient plus manifestes : elle voulait à tout prix s'émanciper et elle y parvint, en dépit de la Faculté. Encore, en 1656, le primicier, au nom du Collège des médecins, renouvelle aux chirurgiens, comme aux apothicaires, les défenses souvent signifiées d'exercer la médecine sous peine de vingt-cinq marcs d'amende 2, Mais dès 1700, les chirurgiens se donnent des statuts qui font brèche à la tutelle que les médecins avaient gardée sur leur corporation. C'est ainsi, par exemple, que les étudiants en chirurgie sont dispensés de suivre les cours d'un médecin et peuvent se borner à ceux de leurs maîtres, que les candidats à la maîtrise peuvent être admis par les chirurgiens seuls, en l'absence des médecins ^

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