‹ L'Université d'Avignon aux xviie et xviiie sièclesChapitre 40 sur 145 · A»8. du 15 mars 1664. A. V. D · texte numérisé non relu

A»8. du 15 mars 1664. A. V. D

de même, en 1682, M. Payen choisit M. Salières pour son délégué général et proprimicier *; en 1701, M. Philippe de Tulle attribue les mêmes pouvoirs à son frère Pierre de Tulle 2. Dans d'autres circonstances les primiciers choisissent plusieurs lieutenants. En 1725, le primicier Crivelli, quelques jours à peine après son élection, choisit deux proprimiciers Tun pour exercer la juridiction ecclésiastique, l'autre auquel « il transfère tous ses pouvoirs et facultés en la meilleure et plus ample forme et ad suum beneplacitum » ^. C'est la même formule que Tabbé de Tulle avait employée en 1718 lorsque « faisant » trois proprimiciers, il leur avait délégué tous ses pouvoirs « pour les exercer tant conjointement que séparément pendant tout le temps de son absence » ^.

Cette délégation était un acte du primicier, révocable suivant sa volonté, mais, en général, soumis à l'approbation du Collège ^. De son côté, en cas de vacance du primicériat, cette assemblée pouvait choisir elle-même le proprimicier et c'est ainsi qu'en 1769, M. d'Armand n'ayant pas accepté l'élection dont il avait été l'objet, elle nomma trois proprimiciers qui devaient rester en fonctions jusqu'à la fin du débat soulevé à ce propos et qui, en réalité, gouvernèrent pendant un an ^.

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